Bol chantant 7 métaux : Histoire et origines

En Asie, l’usage d’objets « sonores » à des fins autres que le simple plaisir de la musique remonte à la plus haute antiquité. Le bol tibétain appelé encore bol chantant 7 métaux, a vu le jour dans la région neigeuse de l’Himalaya. Il a eu droit à cette appellation du fait que la tradition tibétaine veut qu’un alliage de sept métaux différents soit employé pour le fabriquer.

Selon des historiens, les 7 métaux utilisés font référence à sept corps du Système Solaire : l’argent (la Lune), le cuivre (Vénus), l’étain (Jupiter), le fer (Mars), le mercure (Mercure), l’or (le Soleil) et le plomb (Saturne). Les bols chantant émettent une vibration, grâce à cette composition particulière, qui est ressentie par notre corps, notamment au niveau des points d’énergies que sont les chakras.

Aussi curieux que cet instrument soit, son histoire et son origine le sont encore plus.

D’où provient le bol chantant 7 métaux et quelle est l’histoire derrière ?

Des siècles plus tôt, les premiers empereurs chinois avaient un droit de préemption sur les plus belles « pierres sonores », souvent du jade, qui produisaient en les frappant un son dominant.

Des fouilles archéologiques témoignent qu’en Chine, dès le VIème siècle av. J.C., étaient produites des cloches de plus de 50 kilos appelées « deux tons » produisant deux notes différentes selon l’angle de frappe.
Plus tard, vers le Vème siècle avant J.C., on trouve les premières traces de bols chantants, les « bols jaillissants chinois ». Ces bols ont été faits de bronze et ont été remplis d’une quantité d’eau précise. Ils comportaient deux poignées disposées symétriquement sur les bords, que l’on frottait de la paume des deux mains, produisant alors le jaillissement d’une fontaine ainsi qu’un son sourd et bourdonnant.

Quand on parle de références historiques au sujet des bols chantants, on remarque que la plupart d’entre elles sont assez modernes. Seulement, les traces matérielles les font remonter à l’âge du bronze, ce qui peut laisser penser qu’ils sont issus de pratiques chamaniques.

En effet, la fabrication des bols chantants dans les siècles passés, demeure une histoire digne de respect, surtout en l’absence de progrès technologique durant cette période.

Les artisans sculpteurs commencent par la pesée, le broyage et la fonte des 7 métaux par ordre de point de fusion. Ils procèdent ensuite à verser dans un moule la poudre de ces 7 métaux en fusion pour aplatir ensuite les bords des alliages en fusion.

Quelques instants avant de la plonger dans le feu brûlant, les artisans façonnent au marteau le bol encore brûlant de cette nouvelle structure. A tour de rôle, dans une synchronisation parfaite, les artisans s’appliquent à frapper avec précision à l’intérieur du bol. Ce travail exige un sens d’écoute, de précision et de savoir-faire en forge physique. Le bol formé est enduit de substances avant d’être rapidement de nouveau exposé à la flamme.

La dernière étape consiste à le tremper dans l’eau froide pour finalement faire le plissage du bol chantant, une mesure qui va déterminer le son final et l’aspect.

Les bols traditionnels étaient réalisés à partir d’une plaque d’alliage et façonnés au marteau et ont un poids compris entre 200 grammes et 10 kg. Il existe encore une production artisanale de ces bols au Népal.

Par contre, les bols modernes, qu’on peut trouver en Chine ou en Inde, sont industriels (tournés à la machine).

La différence entre un bol 7 métaux traditionnels et un bol fruit de l’évolution de l’industrie est immense telle la différence entre un tableau de maitre et sa copie faite avec un photocopieur laser. Les bols chantants de production industrielle ont des propriétés nettement moins intéressantes sur le plan sonore.

Il est indéniable que l’utilisation des ces bols a permis à des milliers de personnes à travers le monde au travers de divers enseignements comme le Bouddhisme, le Reiki, la méditation et la réflexologie plantaire, d’apprendre à s’aligner avec soi. Elle leur a également permis d’apprendre à se connaître par le voyage intérieur que ce fascinant objet invite à entreprendre.

C’est une expérience à vivre au moins une fois dans la vie. Ressentir la connexion entre vous et cet objet, qu’est votre bol, jouer avec le son qui s’en dégage et vous laisser porter par ses sonorités enivrantes, c’est juste un moment magique !

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