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Newsletter2003 .pdf


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Que signifie une « politique culturelle » ?

L'ennemie publique

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VIVELACOMMUNE@INFOMANIAK.CH

Feuille à peu près quotidienne et assez généralement socialiste

Causes Tousjours

Genève, 19 Brumaire
(vendredi 9 novembre 2018)
9ème année, N° 2003
Paraît généralement du lundi au
vendredi

« Culture et savoir dimi-

nuent en tout homme qui
les possèdent la possibilité
d'être dupe des mots, d'être
crédule
aux
mensonges.
Culture et savoir augmentent en tout homme le
pouvoir de comprendre la
réalité où il vit. (...) La
conscience de cette réalité a
une valeur explosive : elle ne
peut
qu'entraîner
à
la
volonté de la transformer.
(...) La bourgeoisie doit donc abaisser la culture, la
conscience des gens qu'elle domine ». (Paul Nizan,
«L'ennemi public n° 1», 1935). Nizan écrit ainsi il
y a presque 90 ans. Mais le temps est-il passé de cet
abaissement de la culture et de la conscience par «la
bourgeoisie», de quelque manière qu'on la définisse ?
Disons, pour parler d'autre chose que des notes de
restaurant, de taxi ou de téléphone des magistrats
municipaux genevois, qu'à entendre les représentants
des partis de droite exposer ce qui leur tient lieu de
programme culturel, nous avons la lourde impression
que le temps stagne...
PAYER DES GENS POUR QU’ILS CRACHENT DANS LA SOUPE QU’ILS NOUS SERVENT

l y a un paradoxe constitutif de
la politique culturelle : la créat i o n c ul t ur el l e es t s ur t o ut ,
l’expression de l’insatisfaction (pour le
moins) de l’individu face à la réalité, ou
du refus d’une réalité donnée. Celles et
c eux - l à m êm e q ui v eul en t d éc r i r e l e
m o n d e n e d i s en t q ue l eur ét r an g et é o u
leur opposition au monde. Le mouvement par lequel un individu dit ses
r el at i o n s aux aut r es , et au m o n d e, es t
toujours un mouvement qui oppose à
l a r éal i t é d o n n ée un e r éal i t é aut r e,
t o uj o ur s c o n t r ad i c t o i r e d e c et t e r éal i t é
donnée. Or, s’agissant de « politique
culturelle », nous parlons de l’action
d’un pouvoir politique, autrement dit,
d’un élément de ce que toute création
culturelle conteste, par le fait même
qu’elle « créée de la culture ». Dès lors,
il n’y a de culture soutenue par l’offi c i a l i t é q u i n e r e c è l e q u e l q u e c o n -

testation de l’officialité. La création
c ul t ur el l e es t d o n c t o uj o ur s i n év i t ab l ement subversive. Or c’est cette subv e r s i o n q u e l ’ « o ffi c i a l i t é » v a s u b v e n t i o n n er . C el a ét an t , i l y a un e h i ér ar c h i e
culturelle : les formes les plus hautes
d e l a c r éat i o n c ul t ur el l e s o n t c el l es
auxquelles on accède par le plus grand
e ffo r t i n t e l l e c t u e l o u s e n s i b l e . T o u t l e
monde doit pouvoir accéder à tout ce
qui se créée ou est représenté -à chacun
ensuite de faire l’effort que l’œuvre
r eq ui er t . T o ut e c r éat i o n c ul t ur el l e d o i t
pouvoir être d’autant plus accessible à
tous qu’elle sera plus exigeante de
chacun, ce qui implique l’abandon de
toute prétention du politique à dicter
l e c o n t en u d u c ul t ur el . P o ur l e d i r e
c l ai r em en t : t el l e q ue n o us l a c o n c evons, la politique culturelle consiste à
payer des gens pour qu’ils crachent
dans la soupe qu’ils nous servent.

« Si le socialisme est une pommade lénifiante sous laquelle demeurent les plaies, qu'éclate le socialisme » (Jean Sénac)

CAUSEs TOUsJOURS
N° 2003, 7 As
jour de St Cyrano de
Bergerac, explorateur
(vendredi 9 novembre 2018)
Selon un recensement effectué grâce à
un logiciel testé par la Confédération
et les cantons, en six mois (avril à
septembre) de cette année, un match
de foot sur trois a été accompagné ou
suivi de heurts, entre joueurs, entre
joueurs et arbitres, entre supporters,
entre supporters et joueurs, entre
supporters et arbitres... Dans 18 % de
ces cas de heurts, des infractions
graves ont été commises. Dans le
hockey, le risque de heurts est trois
fois moins grand (un match sur dix).
Pour la pétanque, on n'a pas les
chiffres. Mais ça nous empêche pas de
beugler « vive le sport ». On a
l'esprit mal tourné, faut dire...

La polémique (plus que le débat) sur
les frais professionnels des membres
de l'exécutif municipal genevois
faisant rage, on ne boudera pas
notre plaisir de constater que tout le
petit monde politique genevois
réclame désormais la transparence
du financement des activités
politiques. Même la droite ? même.
On ne doute donc pas qu'elle
soutiendra l'initiative populaire
pour « plus de transparence dans la
vie politique« », que le Conseil
fédéral
rejette
totalement...
Comment ça, on rêve ? Meuh non,
on s'abstient seulement de douter de
la cohérence des élus de droite.

Ce qu'il y a de bien à Genève, c'est
(entre autres spécialités locales) une
sorte de permanence, ou plutôt de
résurgences. En 1966-1967, la Ville
s'agita autour des frais remboursés à
ses Conseillers administratifs. Cette
«affaire des indemnités», provoquée
par une tentative de l'Exécutif
d'augmenter de 25 % le traitement
de ses membres, et attisée par
l'extrême-droite et l'extrême-gauche,
avait abouti à une enquête du
Conseil d'Etat révélant notamment
que la caisse municipale avait pris en
charge des factures de téléphone privé
(Barazzone n'était même pas encore
né...)... aux élections suivantes, des
cinq membres de l'Exécutif, seul le
socialiste Claude Ketterer sera réélu
(les autres ne s'étant, prudemment,
pas représentés). Pourquoi on vous
raconte ça ? On sait pas. Une sorte
d'inspiration inexplicable...

Bonne nouvelle : le référendum
lancé par les syndicats et la gauche
politique contre la loi imposée dans
la précipitation par la droite,
autorisant, sans respecter la
condition pourtant votée par le
peuple d'une convention collective
de travail, l'ouverture des magasins
trois dimanches de fin d'année, a
abouti avec 7800 signatures (2500 de
plus que requis). Son aboutissement
suspend dont l'application de la loi
jusqu'à la date du vote (peut-être en
mai 2019) -et on espère bien que ce
vote renverra la loi dans les
poubelles de l'histoire locale. Les
fêtes de fin d'année 2018 ne verront
donc pas le personnel de la vente
trimer trois dimanches. Y'a des
limites, quand même, qu'il faut
rappeler : le référendum vient de le
faire, reste au peuple à le confirmer.
On a bon espoir.

AGENDA
TOUT LE PROGRAMME DE
L'USINE ET A L'USINE

www.usine.ch www.ptrnet.ch
www.lekab.ch

L'AGENDA CULTUREL
ARABE A GENEVE
http://www.icamge.ch/

JUSQU'AU 21 DECEMBRE,
GENEVE

Temps fort Migrations :
les frontières des apparences

Théâtre du Galpon
www.galpon.ch

VENDREDI 9 NOVEMBRE,
GENEVE
Commémoration de la
fusillade du 9 novembre
1932

1 7 heures, esplanade d'Uni-Mail

Commémoration et actualité
de la Grève générale de
1918

1 8 heures 30, Salle du Faubourg

SAMEDI 10 NOVEMBRE,
OLTEN
Centenaire de la Grève
Générale

de 1 4 h à 1 7 h, dans les anciens
ateliers principaux des CFF à Olten,
Gösgerstrasse 40 – 60,
Organisation : Union syndicale suisse,


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