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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

L’innovation est
une culture

AU SOMMAIRE
Interview croisé
La culture de l’innovation
comme source de
compétitivité. PAGE II

Le fonds Aliénor
soutient les projets
de recherche
Sommeil, soins infirmiers,
antibiotiques,
transplantation,
cancérologie, zoom sur cinq
chercheurs. PAGES III & IV

Entreprises
Simedys améliore
la formation des chirurgiens
de demain. PAGE V
Seekyo : la chimiothérapie
de demain. PAGE V
Iteca virtualise et anime
l’usine du futur. PAGE VI
Le Farm sorter, l’innovation
de Seemax. PAGE VI
Baignolo, la possibilité pour
tous de se baigner. PAGE VII
Binov, la bineuse
innovante. PAGE VII

INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I II I Info-éco 2

Novembre 2018

INTERVIEW CROISÉ

La culture de l’innovation comme
source de compétitivité
L'un accompagne l'entrepreneuriat innovant, l'autre la recherche fondamentale, les deux ont en commun
la volonté d'apporter de l'amélioration, voire de la disruption.
Interview croisé avec Géraldine Musset, responsable innovation au Centre d'entreprises et d'innovation
et Harold Astre, directeur de la recherche au CHU de Poitiers.

I

nnover, c'est lancer
quelque chose de nouveau sur le marché, un
produit, un service, un
mode d'organisation ou
un procédé …, il y a mille
et un exemples d'innovation, mais il n'existe pas
une définition standard.
Géraldine Musset, responsable innovation au Centre
d'entreprises et d'innovation de Grand Poitiers s'appuie sur le manuel d'Oslo
pour définir l'innovation.
« Elle se traduit par quatre
types d'innovation : les innovations de produit, les innovations de procédé, les innovations de commercialisation
et les innovations d'organisation. Ensuite, il existe deux
formes d'innovation, celles
dites de rupture qui font table
rase de l’existant pour le remplacer par quelque chose de
complètement nouveau qui
modifie profondément les
conditions d'utilisation par les
gens et qui s'accompagnent

d'un bouleversement technologique. Et, les innovations
incrémentales qui ne bouleversent pas les conditions
d'usage, mais y apportent
une amélioration sensible. La
frontière est très fine entre les
deux. » Dans le monde de
la recherche médicale,
c'est le même jargon qui
est pratiqué. « La recherche
est de l'innovation. En permanence, nous cherchons à améliorer voire créer une rupture,
appuie Harold Astre, directeur de la recherche au
CHU de Poitiers. Nous innovons lorsqu'une recherche
aboutit. » Par contre, l’innovation n’est pas l’apanage
de la recherche. Pre` s de la
moitié (46 %) des entreprises europé ennes innovantes ne s’appuient sur
aucune activité de recherche en leur sein (contre
30 % pour la France)
(Source CCI IDF). Une
entreprise comme Apple
est considé ré e comme

Géraldine Musset, responsable innovation au CEI et Harold Astre, directeur de la recherche au CHU.

numé ro 1 mondial en
matie` re d’innovation,
mais ne se classe qu’a` la
70e position en matie` re de
dé penses de R&D rapporté es au pourcentage
des ventes. Apple a ainsi
su se saisir et adapter les
idé es des autres pour les
transformer en synthe` se
cré ative. L’iPod par exemple ne comporte aucune
technologie « maison » et
utilise exclusivement des

technologies dé veloppé es
ailleurs.

L'innovation
est une culture
« Nous devons être acteur
du monde dans lequel on vit,
renchérit Géraldine Musset. Les enjeux sont de taille
et permettent à l'entreprise
d'être compétitive, l'innovation doit être sociale, sociétale
et avoir le bon timing. Il ne
faut pas bouleverser les habi-

tudes trop vite. Rhinov est un
bon exemple. Il leur a fallu un
certain temps pour imposer
une nouvelle façon de décorer
sa maison. De l'application en
réalité virtuelle, ils ont opté
pour un site internet qui propose de réaliser des plans en
3D. » Au CHU, l'innovation
est permanente et dans
tous les domaines, dernièrement l'acquisition de
l'IRM 7 Tesla va révolutionner l'univers de l'imagerie

multimodale. « L'IRM permet l’exploration par imagerie
du système nerveux, sans la
moindre intervention chirurgicale. Elle évite ainsi de
recourir à la biopsie classique,
qui nécessite d’aller prélever
des tissus en perçant la boîte
crânienne. Prochainement,
nous pourrons aussi sonder
un rein grâce à une biopsie
virtuelle. En terme d'innovation disruptive, le CHU de Poitiers sera le seul de France à
l’utiliser pour de l’applicatif. »
Source de valeur et de
revenus pour les entreprises, le médical et l’é conomie en général, l'innovation est conç ue avec
l’objectif d’atteindre un
marché . « L’innovation doit
être orientée vers le marché et
ré pondre a` un besoin client
actuel et futur », note Géraldine Musset. Et Harold
Astre de conclure : « Elle
doit servir une stratégie pour
l'avenir. » ◆
LYDIA DE ABREU

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INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I III I Info-éco 2

Novembre 2018

FONDS ALIÉNOR — POITIERS / 86

Le Fonds Aliénor soutient
les projets de recherche
Créé en 2015 à l’initiative du CHU de Poitiers, le fonds de dotation Aliénor permet de soutenir la recherche
en santé et l’innovation médicale. Son objectif est d’apporter des fonds supplémentaires pour accompagner
les équipes émergentes et accélérer les projets. Les particuliers, comme les entreprises peuvent donner.
SOMMEIL

SOINS INFIRMIERS

Mieux dormir pour mieux guérir

Utiliser les huiles
essentielles pour
soigner

L

e neurophysiologiste Xavier
Drouot s'intéresse au sommeil depuis plus de 10 ans et
depuis quelques temps plus particulièrement à celui des patients en
soins intensifs. Son équipe est la spécialiste mondiale du sommeil en
réanimation. « Quand une personne
tombe malade, elle dort. Quand on ne peut
pas dormir, tout devient plus compliqué,
plus long. Dans les cas qui nous intéressent, les patients sont extrêmement
malades, généralement ils ont une
défaillance d'un de leurs organes, et ils
dorment très mal. Il y a les soins administrés régulièrement, les contrôles, le
stress, l'inconfort … Les chirurgiens
avaient tendance à dire que pour les guérir, il faut d'abord soigner la défaillance.
Ils dormiront mieux ensuite. C'est un service où le taux de mortalité est très élevé.
Un patient sur cinq décède. La première
question est donc : Est-ce que le manque
de sommeil est grave pour le patient ?
Après deux ans d'études, nous venons de
le démontrer de manière scientifique, et
nous sommes les premiers, oui c'est très
grave. En améliorant leur sommeil, nous
pourrons alors agir sur leur récupération
et faire grimper leur chance de survie. »

Xavier Drouot

“ En améliorant
leur sommeil,
nous pourrons
alors agir
sur leur récupération
et faire grimper
leur chance
de survie ”

L'objectif de la nouvelle étude est
d'enregistrer le sommeil de ces
patients en soins intensifs sur la
durée. « Cela nous permettra de savoir
s'ils dorment, comment, les différentes
phases … pendant les siestes, comme la
nuit », indique le Dr. Xavier Drouot.
Les financements nécessaires pour
mener cette étude à bien doivent servir au recrutement d'un ingénieur
pour poser le matériel, les capteurs.
Il s'agit aussi d'acquérir un nouvel
appareil de mesure : le near infrared
spectroscopy. « Cela permettra de voir

l'activité du cerveau par rapport au sommeil. »
La même étude est également
menée chez les rongeurs. Les résultats de ces deux recherches pourraient conduire à l'identification d'un
traitement, une sorte de super-molécule pour mieux récupérer. Cette
molécule pourrait aussi par exemple
traiter les insomnies. « Nous travaillons
sur une niche, mais les découvertes pourraient, à moindre dose, avoir des implications pour la société en général. » ◆

M. W.

M. W.

Blandine Rammaert

“ L'objectif est à partir
des résultats
de mieux traiter
les patients,
d’affiner
les posologies ”

« Nous effectuerons des dosages chez
20 patients volontaires, 10 bénéficiant
d'une slive et 10 d'un bypass. »
Quelques jours avant la chirurgie,
une première administration d'une
dose d'antibiotique sera faite par
voie orale, suivie d'un premier
dosage. La seconde sera effectuée en
intra-veineuse, toujours suivie d'un
dosage. Six mois après la chirurgie,
le même protocole sera une nouvelle
fois réalisé. « Nous pourrons alors com-

D

parer les résultats avant et après la chirurgie, ainsi que les effets suite aux deux
types de chirurgie. L'objectif est à partir
des résultats de mieux traiter les
patients. L'étude se fait sur une molécule
générique. Nous pourrons alerter les
médecins généralistes sur les suites et
les implications de ces deux chirurgies
sur la réponse des patients aux antibiotiques. C'est aussi participer à la lutte
collective contre l'antibiorésistance. » ◆

MATHILDE WOJYLAC

Adapter l’antibiotique au profil
du patient

D

“ Les recherches
infirmière
sont
à la fois
bénéfique
pour le patient
et pour
le soignant ”

epuis plusieurs années, l'aromathérapie a fait
son entrée à l'hôpital. Les huiles essentielles
sont notamment intégrées à des protocoles de
soins pour les patients. « Elles sont utilisées à des fins thérapeutiques et sont complémentaires. Dans le métier d'infirmière, notre principale préoccupation est : comment au travers
des soins, je réponds de la meilleure manière au patient et lui
administre son traitement ? » Catherine Boisseau, cadre de
santé en hospitalisation à domicile s'est ainsi intéressée
à comment améliorer un soin très particulier : le soin
de bouche. « C'est un soin difficile à appréhender et à réaliser
aussi bien pour l'infirmière, que pour le patient. C'est un soin
qui touche à l'intime. Quand la bouche est douloureuse ou sent
fort, la personne a tendance à moins manger, à moins parler,
à s'isoler. » Catherine Boisseau s'est alors rapprochée des
patients en soins palliatifs. « Leur bouche est en mauvais
état, avec souvent une résistance aux médicaments. Ce problème touche près de 95 % d'entre eux, le plus fréquent étant
une altération de la muqueuse buccale entraînée par une
mycose. » L'idée est donc de leur proposer un soin de
bouche à base d'huiles essentielles. « Après des premières
recherches, nous avons sélectionné et combiné des huiles essentielles de listrée citronnée, de sarriette, de laurier noble, de
palma rose et de l'huile de noisette pour leurs propriétés antifongiques, antibactériennes, antalgiques, anti-inflammatoires
et cicatrisantes. La dilution et la méthode d'application ont
également été travaillées. » Une première étude a été lancée. « Les résultats ont été probants avec une amélioration de
leur état. Ils retrouvent du confort, la douleur s'efface. »
Cette fois, Catherine Boisseau souhaite étendre son
étude aux patients des services de gériatrie, de cancérologie et relevant de l'hospitalisation à domicile. La moitié des patients recevront le soin avec du bicarbonate de
soude, l'autre avec les huiles essentielles. Un prélèvement sera effectué au premier jour et un aromatogramme sera effectué. Pendant les 21 jours du traitement, une grille d'évaluation de l'état buccal est remplie.
Un questionnaire est également soumis au patient. « Les
recherches infirmières ne sont pas très développées en France,
pourtant, elles sont à la fois bénéfiques pour le patient et pour
le soignant. Trouver une solution alternative, c'est aussi lutter
contre l'antibiorésistance. » ◆

ANTIBIOTIQUES

epuis 2015, le Dr. Blandine
Rammaert travaille à optimiser les usages des médicaments anti-infectieux. Nouvelles
voies d'administration, optimisation
des antibiotiques connus, optimisation de la posologie pour des
patients atteints de pathologies spécifiques … voilà quelqu'unes de ses
pistes de recherche. « Nous allons de
plus en plus vers une adaptation de l'antibiotique, de la posologie en fonction de
la pathologie et du profil du patient »,
souligne l'infectiologue. Après le cas
d'une patiente, elle s'intéresse à l'efficacité des antibiotiques sur une
personne atteinte d'obésité, avant et
après une chirurgie bariatrique. Que
ce soit dans le cas d'une réduction
de l'estomac (slive) ou de son courtcircuit (by-pass), il y a une diminution de l'absorption des antibiotiques par voie orale. L'objectif de
son étude est de savoir exactement
ce qui passe ou non dans le corps du
patient.

Catherine Boisseau

INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I IV I Info-éco 2
TRANSPLANTATION

Novembre 2018

CANCÉROLOGIE

Mieux étudier
la transplantation des reins

C

lara Steichen travaille à l'unité
de recherche Inserm 1082, sous
la direction du professeur
Thierry Hauet, sur la transplantation d'organes et l'ischémie reperfusion. L'équipe
étudie tout ce qui se passe pendant le
prélèvement de l'organe sur son donneur,
mais aussi le transport et la greffe. « Il y
a des changements brusques de températures,
d'oxygénation … qui sont forcément délétères
pour l'organe. Nous travaillons à comprendre
les mécanismes qui s'opèrent pour mieux en
limiter les dégâts. Nous prenons de plus en
plus en compte également les donneurs à critères étendus. » Comme dans la plupart des
pays, la France connaît une pénurie de
greffons. Avec un organe pour cinq donneurs, il est essentiel de s'assurer de son
fonctionnement à long terme.
Clara Steichen s'est donc lancé dans la
génération d'organoïdes rénaux humains
pour avoir un modèle d'études in-vitro.
« Les modèles actuels qui existent sont peu
représentatifs du rein. Et un modèle in-vitro
permet une plus grande facilité d'utilisation.
L'objet de mon étude est donc de réaliser une
structure en trois dimensions, plus ou moins
organisée comme un rein, avec différents types
cellulaires. »
Cette démarche nécessite trois étapes.
« A partir d'un échantillon d'urine, nous récupérons des cellules d'intérêt. Il s'agit ensuite
de reprogrammer ces cellules urinaires en cellules souches pluripotentes (qui peuvent se
différencier en tout type de cellule), puis de

D

Clara Steichen

“ Les modèles actuels
qui existent sont peu
représentatifs du rein ”
reproduire des organoïdes rénaux. » Au total,
le protocole va durer 3 à 6 mois pour obtenir des modèles de 2 millimètres. « La nouveauté est d'appliquer ce protocole pour l'étude
d'organes à transplanter. »
Ces modèles serviront ensuite pour tester des solutions de conservation ou des
molécules qui pourraient limiter le stress
des organes. ◆
M. W.

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ans la famille des tumeurs cérébrales, le gliome est la forme la
plus fréquente avec 3 500 nouveaux cas par an. Dans ce cas, le glioblastome est la forme la plus agressive de
cancer et aussi la plus courante (représentant 2/3 des cas de gliomes). Même
en combinant chirurgie et radiothérapie,
ainsi que chimiothérapie, les chances de
survie sont inférieures à deux ans. A Poitiers, en recherche fondamentale, l'Inserm U1084 dirigé par Dr. Mohamed Jaber
s'intéresse à caractériser et comprendre
les mécanismes en jeu. « Il a été identifié
une sous-population de cellules comme des
cellules souches tumorales, explique le Dr.
Pierre-Olivier Guichet, docteur en biologie-santé au sein du laboratoire. Elles sont
à l'initiative de la tumeur et jouent un rôle
dans sa progression. Elles sont résistantes aux
thérapies « classiques » et entraînent donc des
récidives. En les caractérisant, en essayant de
définir leurs propriétés, leur façon d'agir, c'est
aussi identifier leur talon d’Achille et plus tard
développer des thérapies pour les cibler spécifiquement. » Les financements vont servir à fournir les différents consommables
pour pouvoir étudier les cellules sur la
durée.
En définissant le rôle de chaque acteur,
de chaque cellule et protéine, c'est ainsi
affiner comment se font la dissémination
et la vascularisation de la tumeur, comment elle infiltre petit à petit ou rapidement les tissus sains. « La recherche fonda-

Pierre-Olivier Guichet

“ La recherche
fondamentale
permet d'apporter à la
communauté scientifique
des clés pour affiner
les diagnostics,
les pronostics
et les traitements
du patient ”
mentale permet d'apporter à la communauté
scientifique des clés pour affiner les diagnostics, les pronostics et les traitements du patient.
En parlant de ces recherches, c'est aussi sensibiliser le public aux différents types de
caner. » ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I V I Info-éco 2

Novembre 2018

FORMATION — POITIERS / 86

Simedys améliore la formation
des chirurgiens de demain
En recréant la circulation sanguine et la ventilation d'un corps, Simedys propose aux chirurgiens de se
former en conditions «  réelles  ». Après avoir démontré la pertinence de son modèle, la société vient de
vendre ses 4 premiers systèmes.

C

yril Brèque n'est
pas peu fier, après
plusieurs années
de recherche et de mise au
point, Simedys vient de
livrer son premier système
de formation aux chirurgiens à l'hôpital de Reims.
L'aventure a commencé
en 2013. « Les étudiants en
chirurgie ont la théorie par
l'acquisition de connaissances
et posent des diagnostics, mais
il manquait un modèle pratique. L'idée était d'arriver à
obtenir les mêmes conditions
que dans un bloc. » L'équipe
SimLife, composée de quatre personnes, se lance
alors pour recréer la circulation sanguine et la ventilation d'un corps. Le système permet de réaliser
des chirurgies de l'abdomen et du thorax sur des
organes irrigués et ventilés.
« Ce n'est absolument pas les
mêmes sensations que sur des
organes inertes. Avec notre
système, les conditions se rapprochent du réel. » L'étape

Jean-Pierre Richer et Cyril Brèque.

suivante était de créer une
start-up pour diffuser cette
innovation, « avec l'objectif
aussi de rester à Poitiers ».
Le projet est incubé, il est
lauréat du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche en 2016. L'avatar de
sang est protégé. Peu à peu, le
système est amélioré. Du
prototype à la version finale,
Cyril Brèque s'assure de trouver les bons fournisseurs. Il
travaille par exemple avec la
société Gape, basée à Vouneuilsous-Biard ou Agiléo Automa-

Tous les gestes sont répétés.

tion, à Poitiers. Simedys est
créée en novembre 2017.
« C'est un modèle original, une
entreprise universitaire ! » La
société compte aujourd'hui 24
associés, avec une majorité
d'universitaires, médecins et
chirurgiens, « des personnes
intéressés par le projet », mais
aussi le CNRS. Elle a également le soutien de la
Région et de bpifrance.

Des formation
sur-mesure
Quatre systèmes ont

déjà été vendus. Simedys
développe également les
outils pédagogiques, les
scénarios. L'école francophone de prélèvement
multi-organes organise
ainsi des sessions de formation à Poitiers. 48 apprenants de la France entière
et de spécialité différentes,
encadrés par 20 personnes, viennent se former au
prélèvement. « Aujourd'hui,
chaque hôpital envoie son
équipe pour prélever un
organe. L'enjeu est d'harmo-

niser les pratiques, de les faire
se rencontrer pour qu'ils travaillent ensemble, qu'ils
apprennent à connaître les
difficultés des autres. »
Sur le même principe, la
société des chirurgiens
cardiothoraciques vient
aussi former ses internes
sur place. Les équipes
d'hôpitaux militaires suivent aussi des cours avancés de chirurgie en milieu
externe, pour faire face à
des blessures de guerre.
« A partir de cette expérience
pour les militaires, nous
avons conçu pour l'Agence
régionale de santé, une formation pratique pour les chirurgiens face aux victimes
d'attentats », explique le Dr.
Jean-Pierre Richer, professeur et praticien de chirurgie digestive et directeur
de l'ABS Lab (Laboratoire
d’anatomie, biomécanique
et simulation de l'université de Poitiers).Prochainement, Simedys va également aller présenter son

système à l'armée allemande.

Chirurgies
et numérique
« Notre force est aussi de
pouvoir nous adapter au profil de l'étudiant, de créer de
nouveaux scénarios, indique
Cyril Brèque. D'autres projets R&D sont en cours. »
Actuellement, l'équipe
cherche à décliner ses formations selon différentes
spécialités : chirurgie
bariatrique, plastique,
gynécologique, orl, neurochirurgie … et à couvrir
l’entièreté du corps. « A
terme, toutes les spécialités de
la chirurgie pourraient être
couvertes. Nous voulons
conserver notre avance. En
parallèle, nous intégrons de
plus d'intelligence artificielle
dans le système, avec des
fonctionnalités automatisées
permettant d'affiner les scénarios. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

BIOTECHNOLOGIE — POITIERS / 86

Seekyo : la chimiothérapie de demain
La société Seekyo démarre une levée de fonds pour pouvoir réaliser les tests pré-cliniques validant
l'efficacité de son médicament dans la lutte contre le cancer et développer son activité de collaboration
avec les industriels pharmaceutiques.

P

rès de 400 000 personnes sont touchées par un cancer en France. Le nombre
de décès est estimé à
150 000, ce qui correspond
environ à un quart de la
mortalité en France. A Poitiers, la start-up Seekyo
développe des vecteurs
thérapeutiques dans le
domaine de l'oncologie.
Elle s'appuie sur les travaux de l'équipe de recherche Systèmes moléculaires programmés (de
l’IC2MP - Institut de chimie des milieux et des
matériaux de Poitiers),
dirigée par le Professeur
Sébastien Papot, co-fondateur de la société. « Il s'agit
d'amener le médicament sous
forme inoffensive jusqu'à sa
cible. Cela permet de réduire
les effets secondaires, d'être
plus sélectif dans le traitement

Oury Chetboun.

Comparaison entre une chimiothérapie standard et une
chimitérapie vectorisée.

des pathologies en cause et
donc plus efficace, explique
Oury Chetboun, président
et cofondateur de Seekyo.
Sur une molécule comprenant
trois fonctions réactives —
une plateforme moléculaire —
les chercheurs greffent un
agent anticancer, une structure de ciblage qui vise les cellules malades ou leur microenvironnement et une

enzyme, gâchette enzymatique qui déclenchera la libération du médicament uniquement au niveau de la
tumeur. Notre vecteur thérapeutique transporte donc de
façon non-toxique, reconnaît
la tumeur et active le médicament. L'innovation est là, il
parcourt l'ensemble de l'organisme, et réactive le médicament qu'il transporte unique-

ment sur sa cible. Les résultats de ces chimiothérapies
vectorisées sont très prometteurs. »
Seekyo travaille sur un
candidat médicament
(combinant le vecteur et
un médicament). « Nous
sommes sur des pathologies
pour lesquelles il n'existait
pas jusque-là de solution efficace. Nous sommes en train

de tester différentes combinaisons sur différents modèles
de cancer. »
Pour financer les développements, la start-up
passe également des
contrats de collaboration
avec des partenaires industriels. « Ils souhaitent mieux
cibler certaines pathologies,
notre plateforme peut les y
aider en développant des vecteurs thérapeutiques uniques.
Cela permet d'avoir de la
réflexion scientifique à ajouter
à nos propres recherches. »

De la recherche
au médicament
Auparavant dans une
phase d'incubation, Seekyo a officiellement vu le
jour en juin. Société fille
(spin-off) du laboratoire
(unité mixte incluant l'université de Poitiers et le
CNRS qui reste co-proprié-

taire des inventions futures), elle exploite le brevet.
« D'autres sont en cours de
développement. » La start-up
mène actuellement une
levée de fonds « pour nous
permettre d'aller plus loin,
plus vite ». Cet apport doit
notamment servir à réaliser les tests pré-cliniques,
pour valider les premiers
résultats obtenus. « L’enjeu
est d’amener le candidat
médicament en phases cliniques (tests sur l’homme),
qui elles nécessiteront des tickets d’entrée très importants.
Nous aurons ainsi dé-risqué
la partie recherche et de
grands groupes pharmaceutiques pourront prendre la
suite. » Seekyo est à michemin, et espère bien
atteindre cette ligne d’arrivée dans les trois prochaines années. ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I VI I Info-éco 2

Novembre 2018

NUMÉRIQUE – ANGOULÊME / 16

Iteca virtualise
et anime l’usine du futur
L'intelligence artificielle, la réalité augmentée et la réalité virtuelle, voilà les trois piliers qui font la force
d'Iteca. Des compétences et des technologies qui lui permettent de développer des jumeaux numériques
d'une machine, d'une ligne de production ou d'un site.

F

in mai, la start-up
angoumoisine
Iteca a frappé fort
en dévoilant au salon VivaTech, le jumeau numérique qu'elle a créé pour la
maison de cognac Hennessy. Le groupe LVMH
dispose ainsi d'une virtualisation de son site de
26 000 m 2, la plus vaste
jamais réalisée.
Pour obtenir cette prouesse Iteca s'appuie sur les
trois piliers qui font sa
force : l'intelligence artificielle, la réalité augmentée
et la réalité virtuelle. « Iteca
a été créée en 2015, mais en
réalité, elle bénéficie de l'expertise des deux sociétés qui
l'ont co-fondé : le laboratoire
de recherche en intelligence
artificielle SpirOps et la société
SolidAnim, un des leaders
mondiaux de la motion capture et des effets spéciaux en
temps réel, explique Marc
Bagur, directeur Usine du
futur d'Iteca. Il y avait deux
bonnes fées au-dessus de son
berceau, dès son lancement.
Nous utilisons plusieurs de
leurs brevets technologiques
de façon exclusive, éditons nos
logiciels que nous appliquons

Iteca était présent aux RNN avec le robot Robioss, développé avec
l’institut P’prime, qui peut être piloté à distance.

à la transformation digitale
des industriels. » Aéronautique, énergie, construction, luxe ou encore automobile, les domaines
d'application sont larges.

Le jumeau numérique
L'équipe de 12 personnes
s'emploie à recréer virtuellement une machine, une
ligne de production ou une
usine, tout en intégrant les
process, les flux et les données. Ce “double numérique” doit permettre de
superviser, décider, contrôler ou encore former. Iteca
a également développé une
plateforme spécifique,
SmartUpp, pour utiliser ce
jumeau numérique.

Après la conception 3D,
ainsi que l'animation et l'intégration des process de
transformation et de production, le jumeau numérique est connecté en
temps réel à l'usine par de
multiples biais (internet des
objets, partage de données …). « Tout a été scanné,
intégré et animé selon les flux,
les observations et les actions
des machines et des personnes
pour recréer une usine digitale.
Il s'agit ensuite de déployer nos
algorithmes pour optimiser les
flux, les comparer, changer un
paramètre et voir le résultat.
En virtualisant l'usine, cela permet d'intervenir directement
sur elle, par exemple à distance
il est possible de programmer

Iteca a fait partie de la délégation d’entreprises emmenée par la
Région Nouvelle-Aquitaine au CES Las Vegas, l’occasion de
rencontrer le secrétaire d’Etat chargé du numérique M. Mahjoubi.
Au premier plan, Yaël Assouline, la présidente d’Iteca.

une nouvelle opération ou de
commander un robot qui est
dans l'usine. C'est aussi la possibilité d'effectuer des simulations et de s'en servir pour de
la formation. Ces visualisations
sont possibles depuis une
tablette, un casque de réalité
virtuelle, un téléphone, seul ou
de manière collaborative. C'est
un outil transversal, pour faire
parler production et direction,
pour améliorer la productivité,
l'ergonomie et le bien-être au
travail. »

L'usine digitale
L'objectif de celui développé pour LVMH, pour le
site Hennessy de Sallesd'Angles était de valider

l'implantation de chaque
service, de chaque machine
dans cette nouvelle usine.
« Et ainsi d'être bon du premier
coup, note Marc Bagur. Le
groupe avait ainsi à disposition un outil de simulation
pour que l'ensemble des parties prenantes puissent se
comprendre et optimiser la
configuration des lieux. C'était
aussi un moyen de former les
fournisseurs et soustraitants. »
Découlant de cette plateforme, Iteca a également
développé un logiciel d'aide
au diagnostic, Witty 3D et
un logiciel dédié à la numérisation de l'amélioration
continue, Numac. « Ce der-

nier s'adresse aux grands
groupes, mais aussi aux PME.
Un ou des utilisateurs vont
renseigner toutes les données
de production d'une pièce.
Nous créons ainsi des data, qui
seront ensuite analysées pour
répondre à des problématiques
de sécurité, de qualité, de performance … Cette digitalisation de l'ensemble de la chaîne
doit, à terme, permettre d'avoir
une information en temps réel
sur la production. »
L'entreprise mène aussi
des réflexions sur la robotisation avec le laboratoire
P'Prime ou encore le LaBRI
(Laboratoire bordelais de
recherche en informatique). Pour mener à bien
les nombreux projets et
accélérer ses recrutements, Iteca a démarré
une levée de fonds. Elle
devrait ainsi travailler pour
un leader européen de l'énergie. ◆
MATHILDE WOJYLAC

Plus : Marc Bagur interviendra
pour un atelier « Quelle digitalisation pour les processus de
production ? », à Entreprise en
Vienne, le RDV !, le 8 novembre,
au parc du Futuroscope.

INDUSTRIE — CHÂTELLERAULT / 86

Le Farm sorter, l’innovation de Seemax
Le spécialiste européen du tri des œufs vient de sortir une nouvelle machine qui s'adresse directement
aux producteurs. Plus besoin intermédiaire, le tri peut se faire directement à la ferme grâce au Farm sorter.

D

epuis 10 ans,
Xavier Scholtz est
devenu un expert
en tri des œufs. En 2016, il
a repris les rênes de l'entreprise lyonnaise dans
laquelle il travaillait SD2B,
qu'il a renommé Seemax,
du nom de sa machine
culte. Installé à Châtellerault, il a déplacé le siège
social à la Pépinière René
Monory.
Son expérience et ses
rencontres, lui ont permis
de mettre au point une
machine adaptée aux producteurs d'oeufs. « Je réfléchissais depuis plusieurs
années à un système plus simple que notre traditionnelle
machine, la Seemax, afin de
permettre aux producteurs et

Xavier Scholtz.

conditionneurs d'oeufs de réaliser eux-même le contrôle qualité directement à la ferme. »

L'innovation comme
développement
Présent en France et à

Le Farm sorter.

l'international, Seemax
travaille en étroite collaboration avec Sogeti Hight
tech. Depuis, trois ans, son
projet de Farm sorter
murissait, une fois le
concept arrêté, il a travaillé

avec son partenaire qui a
pu réaliser une machine
plus petite qu'il commercialise depuis janvier. « Le
Farm sorter permet à mes
clients de réaliser le contrôle
qualité en amont. En séparant

les œufs dès le départ, ils
gagnent en productivité. »
Inspiré du système de la
machine Seemax qui permet de classer entre 30 000
et 270 000 œufs en trois
catégories, les œufs pour la

consommation, les préparations alimentaires, ou
pour les animaux, le Farm
sorter promet un nouveau
développement pour l'entreprise. ◆
LYDIA DE ABREU

INFO-ÉCO 2 Recherche et innovation
I VII I Info-éco 2

Novembre 2018

ARTISANAT — LA FORÊT-SUR-SÈVRE / 79

Baignalo, la possibilité pour tous
de se baigner
Bernard Salmon est l'inventeur du Baignalo, un dispositif tout simple permettant aux personnes en
situation de handicap de se baigner. L'idée est inédite et s'avère très utile.

C

omment faire
lorsque l'on a
besoin de quelque
chose, mais qu'il n'existe
pas ? On l'invente. C'est
comme cela qu'est né le
Baignalo. Inventé et créé
par Bernard Salmon, le
Baignalo est un dispositif
de lève personne, de transfert et d'aide à la baignade
pour les personnes en
situation de handicap. Il a
fallu 3 ans et demi pour
penser le projet, trouver
un financement, faire les
prototypes et enfin le
commercialiser. Mais tout
cela n'aurait pas été possible sans l'aide de la Cham-

bre de métiers et de l'artisanat de la Nouvelle-Aquitaine. « En effet, ils m’ont permis, ainsi qu'à mon équipe, de
trouver des fournisseurs de
qualité à moindre coût »,
explique Bernard Salmon.
Le Baignalo est un produit
innovant, le seul sur le
marché. Sans concurrent,
il a fallu, par conséquent,
tout faire de A à Z. Avec
une fabrication 100 % française, Bernard Salmon en
est très fier. « Tout est français, même le carton d'emballage ! »
La Chambre de métiers
et de l'artisanat n'a pas
seulement apporté une

Artisans innovants
La Région et le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat
ont mis en place un appel à projet pour l’innovation artisanale
en Nouvelle-Aquitaine. Le projet bénéficiera d’un accompagnement spécialisé par un expert innovation. Ce conseiller sera un
facilitateur dans le bon déroulement du projet : recherche de
compétences, partenariats, financement, design, propriété
industrielle ... Pour candidater, il suffit de remplir le formulaire en
ligne avant le 18 décembre sur artisans-innovateurs.fr.

Le Baignolo permet de lever la personne, la transporter et se baigner aussi bien en piscine qu’en extérieur.

aide financière, elle a aussi
permis au créateur de
trouver le nom du Baignalo
et de le déposer. « Cette aide
a été précieuse car sans elle le
produit n'existerait sûrement
pas. » Une fois le prototype
lancé il a fallu le tester en
matière de sécurité, de
solidité, mais aussi faire
attention à ce que le tissu
ne dégorge pas et que les
coutures tiennent, pour
cela Bernard Salmon a fait
confiance à une amie couturière. Le Baignalo a été
conçu de façon à ce que

tout le monde puisse l'utiliser, aussi bien à la mer,
que dans une piscine
aquatique.

Une avancée majeure
pour les loisirs
L'initiative de Bernard
Salmon ne s'arrête pas là
puisqu'il tient un gîte à
Saint-Marsault dans les
Deux-Sèvres, qui peut
recevoir des personnes en
situation de handicap. Tout
est équipé de façon à être
accessible. Les personnes
en situation de handicap

étant souvent mises de
côté lorsqu'il s'agit de loisirs, l'objectif de Barnard
Salmon est de lutter contre
ces inégalités. Il a ainsi
décidé de continuer dans
cette voie avec l'idée du
Montachevaux. Encore au
stade de prototype, il permettra à toutes les personnes en situation de handicap de pouvoir monter à
cheval.

devenir un commercial. » En
effet comment, après avoir
fait des recherches et des
essais, vendre le produit ?
La Chambre de métiers a
eu ici aussi son rôle à jouer
en fournissant des
contacts, un accompagnement ...
Pourtant malgré ces
efforts, le Baignalo est un
produit encore méconnu
du grand public, ce n'est
pourtant pas sans compter
sur les nombreuses
démonstrations que propose le créateur. Il reste
encore le problème du
bénévolat et de la formation, car pour qu'un Baignalo puisse être mis en
place dans une piscine
aquatique, il faut que les
maîtres nageurs soient en
capacité de pouvoir l'installer ... même s'il ne
contient rien de mécanique et qu'il est prêt à
l'emploi. ◆

Convaincre
« Ce qui est le plus difficile
en tant qu'innovateur c'est de

CHLOÉ CROCHU

Plus : baignalo.fr.

ARTISANAT — CHAUVIGNY / 86

Binov, la bineuse innovante
L'agriculture se modernise peu à peu, et des créateurs comme Dominique Coulot y participe.
Avec sa Binov, il permet de faire avancer les choses de manière significative.

L

'innovation touche
tous les domaines,
aussi bien le médical^ que l'agriculture. L’image du cultivateur poussant sa charrue tirée par
bœufs est loin, pour autant
les choses n'avancent pas
si vite. C'est pour cela que
Dominique Coulot a réinventé sa propre bineuse.
Grâce à un système de
bielles, le créateur offre
maintenant la capacité de
biner la terre sans jamais
quitter le sol. Cette innovation permet de biner en
sol très dur, mais assure
aussi une certaine régularité. Cela fait aujourd'hui
5 ans que l'aventure Binov
a commencé et cela n'est
pas prêt de s'arrêter. « Je
suis tout seul dans ce projet,
et c'est lorsque je me suis
rendu compte que les bineuses sur le marché ne me cor-

La bineuse à dents Binov s'adapte à différentes natures de sols avec
un travail du sol bien plus homogène.

respondaient pas et qu'elles
n'avaient pas évolué depuis
près de 30 ans, que j'ai décidé
de créer ma propre bineuse, la
Binov. » Cette idée de parallélogramme inversé, le
procédé de la Binov, a été
breveté au niveau national, mais aussi européen.
Cette démarche n'aurait
pas été possible sans l'aide
de la Chambre de métiers
et de l'artisanat.

Après l'idée vient la
concrétisation du projet et
Dominique Counot a
décidé de tout faire luimême, de la conception à
la réalisation. La peinture
et le traitement de surface
sont faits par un tiers. Il se
charge de l’assemblage.

La machine agricole
du futur
La Binov est dans l'air du

Les différents éléments mécaniques sont réalisés par des
partenaires régionaux. Le montage se fait à Chauvigny.

temps, elle permet notamment de réduire de moitié
la consommation de pesticides, quand on sait à quel
point l'homme pollue la
planète ces dernières
décennies. La bineuse est
le moyen le plus rentable
de nettoyer les sols, mais
elle est aussi plus respectueuse de l'environnement. Cette innovation

reste malgré tout peu
connue des professionnels,
en 5 ans Dominique Coulot
en a vendu 28.
La vente de ses machines se fait principalement
par le bouche-à-oreille, car
même s'il a la possibilité
de présenter ses créations
sur de grands salons,
Dominique Coulot choisit
de ne pas le faire. « L'empla-

cement est assez coûteux, de
plus il faudrait en vendre une
grande quantité pour rentrer
dans mes frais. » Il fait donc
le choix de commercialiser
sa Binov seul, même si cela
prend plus de temps.
Pour améliorer son outil,
il envisage aussi de développer des socs, qui permettront de protéger les
dents contre les impacts
de cailloux, et donc d'optimiser la machine. La Binov
est en avance sur son
temps et cela le créateur
ne veut pas le perdre, au
contraire puisqu'il envisage aussi d'installer une
désherbineuse sur la
Binov, à destination des
agriculteurs non-bio, pour
désherber de manière précise les cultures. ◆
C. C.

Plus : www.bineuse-binov.com.

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PARCOURS INVESTISSEURS
En partenariat avec
Porteurs
t
d
de proje
j t et di
dirigean
i
t d
ts
de start
t t up iinnovantes,
t
préparez votre projet à la levée de fonds.

MODULE 1

PETIT-DÉJEUNER

Le 17 janvierr 2019
9 - Poitiers
De 8h30 à 10h30 : Sensibilisation sur la levée de fond
avec l’’A
ADI Nouvelle-Aquitaine, AQUITI, et l’INPI
De 10h30 à 11 h : Présentation du parcours «Investisseurs »
et inscriptions des candidats
De 11h à 14h : Déjeuner et recueil des demandes d’inscriptions
des structures partenaires

FORMA
AT
TION N°1

Les 4 & 5 ffé
évrierr 2019 - Poitiers
Comment bien se préparer à une levée de fonds ?

FORMA
AT
TION N°2

Le 11 mars 2019 - Poitiers
Élaborer son pitch investisseurs, mode d’emploi.

JURY

Le 14 mars 2019 - BPI Frra
ance
Sélection des projets innovants retenus
pour le Pitch & Win BPI France, Poitiers / Limoges / La Rochelle.

MODULE 2

PARCOURS BUSINESS
DEVELOPMENT
En partenariat avec
Porteurs de projet et dirigeants
sd
de s
start up
innovantes, apprenez à maîtris
riserr les
s techniques
commerciales.

FORMA
AT
TION N°1

Les 19 & 26 novembr
bre, et les 10 & 17 décembre 2018
Cobalt, Poitiers
Statégie commerciale,
ci
plan d’actions, argumentaire et outils
commerciaux, prise
pr
de rendez-vous et tab
bleaux de bord.

FORMA
ATION N°2
AT

Le 7 jan
nvier
v r 2019
9 - Cobalt, Poitiers
™ŽÚ¬™ĈĤɇ
™Ĉ ڙæËêÚÞ •ɹ™ûךڬ™Ä™Þ ™æ õ‚½¬•‚
‚æ¬ËÄ •™Þ Ëê欽ÞɌ

C
COACHING
PERSONNALISÉ
Janvierr 2019 ɛ•
ɛ•‚æ™Þ ‡ Ĉû
Ĉû™Ú ‚õ™ ½™ •¬¬Ú¬
Ú¬¤™‚Äæɜ
æɜ
3 jours de coaching individuel dans les loc
caux
du porteur de projet.

CRASH TEST COMMERCIAL
Le 28 janvierr 2019 ɭ . r¬
r¬™Äę

S’entraîner à présenter son projet face à des
d professionnels
dans un temps limité.

PITCH COMMERCIAL

Le 12 fé
févrierr 2019 - Poitiers
De 14h30 à 17h : Pitch devant les DCF de la Vienne,
suivi de la sélection du meilleur pitch com
mmercial.
À partirr de 18h15 : Présentation des DCF de la Vienne,
suivie d’un apéritiff dinatoire. Un prix coup
p de cœur
départemental sera décerné par les DCF de
d la Vienne.

Pour les projets retenus par le jury
ju

COACHING PERSONNAL
ALISÉ
Présenterr son pitch investisseu
eurs - BPI France
Échanges personnalisés, e-l
-learning
Présentiel multi-sites le 4 avril 2019 dans les locaux
de BPI France, Poitiers
s / Limoges / La Rochelle.

PITCH INVES
ESTISSEURS
Le 11 avril 201
019 - Centre de Confé
férence de Poitiers

MOD
DALITÉS D’INSCRIPTION
Prré
é-rre
equis : prro
ojets innovants en incubation, protottype
Ëê ×ÚË
Ú˕ê¬æ ĈĂ½¬Þš
ĈĂ½¬Þšɍɍ
Tarifs d’’a
Ta
accès et de
d participation au parcours :
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AVEC LE SOUTIEN DE
D

De 9h à 17 h : pitch devant des business angels, investisseurs
régionaux
x et nationaux. Sélection du meilleur pitch à l’issue
de la jou
ournée. Un prix coup de cœur sera décerné
par les
es investisseurs.

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DALITÉS D’INSCRIPTION
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accès et de participation au parcours :
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900€ TTC ×ËêÚ ½™Þ ×ËÚæ™êÚÞ •™ ×ÚË
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