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Affaire LSK les liaisons dangereuses de Dominique Strauss Kahn .pdf



Nom original: Affaire LSK les liaisons dangereuses de Dominique Strauss-Kahn.pdf
Titre: Affaire LSK: les liaisons dangereuses de Dominique Strauss-Kahn
Auteur: Par martine orange

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Directeur de la publication : Edwy Plenel
www.mediapart.fr

puis, il y a cette banque au Soudan du Sud, la National
Credit Bank, qui paraît avoir été très proche du tandem
formé par Thierry Leyne et Dominique Strauss-Kahn.

Affaire LSK: les liaisons dangereuses de
Dominique Strauss-Kahn
PAR MARTINE ORANGE
ARTICLE PUBLIÉ LE MARDI 17 MAI 2016

Dominique Strauss-Kahn lors de l'inauguration
de la National Credit Bank le 14 mai 2013 © RFI

Une bien curieuse banque, cet établissement sudsoudanais, toujours en activité. Certains proches du
dossier pensent que LSK et ses filiales y ont eu un rôle
d’actionnaires importants. Ce que dément aujourd’hui
Me Jean Veil, avocat de Dominique Strauss-Kahn
mais aussi, par son cabinet, de Thierry Leyne
(lire notre article). « À la meilleure connaissance
de M. Dominique Strauss-Kahn, ni LSK, ni ses
filiales, ni même Thierry Leyne n'ont été actionnaires
de cette banque », affirme-t-il en réponse à nos
questions. Laurent Fisch, le curateur (équivalent de
l’administrateur judiciaire en France) désigné au
Luxembourg pour organiser la liquidation de la
holding LSK, n’a jamais retourné nos messages. Ce
qui aurait pu permettre d’éclaircir ce point.

Dominique Strauss-Kahn lors de l'inauguration
de la National Credit Bank le 14 mai 2013 © RFI

Le 14 mai 2013, Thierry Leyne et Dominique
Strauss-Kahn participent ensemble au lancement de la
National Credit Bank, une banque au Soudan du Sud.
C’est la première fois que les deux hommes sont vus
côte à côte. L’affaire LSK remet sous les projecteurs
cette curieuse banque, installée dans un trou noir de la
finance mondiale. Enquête.
Rarement liquidation aura été aussi rapide. En
quelques jours, toute la galaxie construite par Thierry
Leyne a disparu. LSK, la holding luxembourgeoise
formée en commun avec Dominique Strauss-Kahn,
s’est effondrée comme un château de cartes. Alors
que Thierry Leyne était retrouvé mort le 23 octobre
2014, la liquidation de LSK était prononcée dès le
8 novembre, laissant un passif estimé à 100 millions
d’euros. Les filiales suisse et monégasque ont été
éteintes dès le début de 2015.

En tout cas, cette banque sud-soudanaise paraît jouer
un point important dans la relation entre Thierry
Leyne et Dominique Strauss-Khan. C’est en mai
2013, à Djouba, capitale du Soudan du Sud, qu’ils
apparaissent pour la première fois côte à côte, pour
l’inauguration de cette banque. Leur association sera
officialisée quelques mois plus tard, avec la création
de LSK en octobre 2013.

Dans le naufrage, seules une entité en Israël (Assya
Asset Management) et une autre en Roumanie
(Bergmann & Partners) semblent avoir surnagé. Et

Par la suite, quelques jours après la mort de Thierry
Leyne, un article du Parisien fait allusion à cette
banque, expliquant les difficultés de LSK pour avoir
« misé principalement sur une banque du Sud-Soudan
dont toute la trésorerie a été détournée par un
groupe rebelle islamiste qui a repris le pouvoir ».
« Un célèbre homme d'affaires russe, Igor Setchine,
avait fait un prêt de 50 millions d’euros à LSK qui
est aujourd'hui incapable de le rembourser… Igor
Setchine était présent à Tel-Aviv depuis le 15 octobre

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afin de renégocier le prêt avec les actionnaires
de LSK… », poursuivait l’article non signé. Cet
article a promptement disparu du site internet du
quotidien et ne peut plus être retrouvé. Peu de temps
après, Dominique Strauss-Kahn accordait un très long
entretien au Parisien pour s’expliquer sur l’affaire
LSK.

Les circonstances troublantes dans lesquelles Thierry
Leyne est décédé – il a été retrouvé défenestré au pied
de son immeuble – renforcent encore les doutes. Les
questions se bousculent. Quel rôle cette banque a-telle joué dans LSK ? Quelle part a pris Dominique
Strauss-Kahn dans la création de cette banque ?
Pourquoi le nom de l’oligarque russe, Igor Setchine,
patron de Rosneft considéré comme un des proches de
Vladimir Poutine, un représentant de la part d'ombre
du système russe (lire son portrait ici), revient-il avec
tant d'insistance ? Faut-il faire un lien avec le fait que
Dominique Strauss-Kahn est aussi depuis 2013 un des
administrateurs de la Russian Regional Development
Bank, filiale bancaire du groupe Rosneft ?

Une autre enquête de L’Express, de novembre 2014,
parle à son tour de « la création d’une banque au SudSoudan, un tout jeune État » sur laquelle travaillaient
Thierry Leyne et Dominique Strauss-Kahn. « Selon
plusieurs sources, il [Thierry Leyne] aurait eu du mal
à rembourser un gros emprunt contracté auprès de
financiers russes. Igor Setchine, patron du groupe
Rosneft, un proche de Poutine, aurait facilité la
transaction », est-il écrit plus loin, dans l’énumération
des difficultés rencontrées par la société LSK.

Réhabilitation
Tout remonte au lancement de la National Credit
Bank, à Djouba, ce 14 mai 2013. Une date symbolique
pour Dominique Strauss-Kahn. Deux ans auparavant,
jour pour jour, il était arrêté par la police américaine,
à la suite d’une plainte pour agression sexuelle
portée par Nafissatou Diallo, femme de chambre
au Sofitel de New York. Le directeur du FMI
connaissait alors l’humiliant transfert à pied, menottes
aux mains, devant les caméras du monde entier. Sa vie
s’effondrait.

Depuis, la rumeur chemine. Les avocats et tous ceux
qui s’intéressent au dossier cherchent des informations
pour éclairer cette partie obscure de l’affaire. « Ce
n’est pas les deux millions d’euros que lui réclamait
le groupe d’assurance la Bâloise qui ont pu pousser
Thierry Leyne au suicide et à l’effondrement de LSK.
Les deux millions d’euros, LSK les avait grâce aux
augmentations de capital souscrites par mon client
et par les Urbach à l’été. C’est autre chose, de
plus lourd », affirme par déduction Mathieu Croizet,
avocat de Jean-François Ott et de Monsieur Trajkov,
plaignants dans l’affaire LSK.
D’autres témoins continuent de se manifester et
confirment la rumeur qui circule. « C’est un bruit que
je connais depuis longtemps, bien avant que la presse
n’en fasse état », raconte aujourd’hui un témoin très
proche du dossier. « Une quinzaine de jours avant la
mort de Thierry Leyne, j’ai appris qu’Igor Setchine
était à Tel-Aviv pour le rencontrer. Il se disait qu’il
voulait retrouver l’argent qu’il avait prêté. On parlait
de 50 millions de dollars. L’argent qui avait servi à
créer une banque au Soudan du Sud se serait volatilisé
à la faveur de la reprise des hostilités entre factions
rivales en décembre 2013 », poursuit-il.

© Le congolais

Deux ans plus tard, ce voyage fait figure de
réhabilitation. Le Soudan du Sud est le pays le plus
jeune du monde : il a été créé, avec le soutien de la
communauté internationale, à la suite d’un référendum
d’auto-détermination en janvier 2011, la population
chrétienne et animiste voulant se séparer des autorités
soudanaises musulmanes. C’est un pays parmi les
plus pauvres aussi, même si ses réserves pétrolières
et ses terres attirent beaucoup de convoitises. Un des
plus instables enfin : depuis sa création, il est déchiré
par des rivalités meurtrières incessantes (la dernière

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trêve entre les factions rivalesa été signée en avril
2016). Mais qu’importe ! Ce jour-là, Dominique
Strauss-Kahn y est accueilli comme une sommité
internationale, comme un ancien directeur général du
FMI. Le gouverneur de la banque centrale du pays est
le premier à le saluer, avec le ministre du commerce,
Garang Diing.

il aussi, selon le site Gurtong. Mais Dominique
Strauss-Kahn s’était peut-être laissé emporter par
l’ambiance du moment.

« M. Dominique Strauss-Kahn n'a jamais eu, ni
n'a aujourd'hui, aucun lien d'aucune sorte avec
la National Credit Bank au Sud-Soudan. Il s'est
borné en mai 2013 à accompagner Thierry Leyne
à l'inauguration de cette banque dans une période
où son agenda professionnel lui laissait quelques
loisirs. Il pensait que ce voyage lui donnerait sans
doute l'occasion de rencontrer des membres du
gouvernement de ce pays (ce qui a été le cas) et
d'obtenir un contrat de conseil (ce qui n'a pas été le
cas). M. Dominique Strauss-Kahn n'est à cette époque
ni le conseiller de Leyne, pas davantage à l'époque ni
maintenant celui de la NCB ou celui du gouvernement
de ce pays », écrit aujourd’hui Me Jean Veil, en
réponse à notre question sur le rôle exact de DSK
auprès de la National Credit Bank.

Capture d'écran du site de LSK © DR

Aujourd’hui, Me Jean Veil assure que ni Dominique
Strauss-Kahn ni Thierry Leyne n’ont été actionnaires
de cette banque. De même, il affirme n’avoir jamais
entendu parler d’un prêt de 50 millions de dollars
consentis par Igor Setchine, évoqué par plusieurs
témoins, pour aider à la création de cette banque. « M.
Dominique Strauss-Kahn n'a aucune information ni
idée lui permettant de répondre à votre question »,
répond-il à notre question évoquant cette possibilité de
prêt.
Dès la création de la National Credit Bank du Soudan
du Sud, un certain brouillard entoure l’actionnariat
de l’établissement bancaire. Toute la presse relève à
l’époque que le tour de table de la banque reste inconnu
et que, selon ses informations, DSK n’y participe
pas. Mais tous affirment qu’Anatevka, la holding de
Thierry Leyne ainsi nommée avant qu’elle ne devienne
LSK à la suite de son association avec DSK, ainsi que
ses filiales suisse, roumaine et israélienne, participent
au tour de table. D’ailleurs, Miruna Klaus, qui dirige la
filiale suisse du groupe de Thierry Leyne, très proche
de l’oligarque roumain Dinu Patriciu, est aussi du
voyage à Djouba, ce jour-là.

Sur place, Dominique Strauss-Kahn tient pourtant à
l’époque un discours qui laisse penser que son rôle est
un peu différent. « Ouvrir un tel établissement dans
un pays comme le Sud-Soudan est un plaisir. Je me
réjouis de voir que ce nouveau pays va de l’avant »,
déclare-t-il devant les personnes venues assister à
l’inauguration. « Ce n'est pas une banque venue
de l'étranger, ce sera l'une de vos banques et c'est
important pour votre pays », poursuit-il alors, comme
le rapporte l’AFP sur place. La banque va aider à
faciliter les investissements dans le pays et participer
au financement de ces investissements, déclare-t-

Interrogé par Jeune Afrique par la suite sur
sa présence au Soudan du Sud, Thierry Leyne
confirme alors la participation de son groupe dans
la banque. « Nous avons parmi nos clients des
Sud-Soudanais d’origine qui souhaitaient investir
dans leur pays, dans le secteur tertiaire. Nous les
avons conseillés depuis 18 mois sur la création
d’une banque avant de décider d’investir nous-mêmes
dans le projet. Mais Anatevka est minoritaire, ce
sont nos partenaires sud-soudanais qui sont très

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majoritaires », explique l’homme d’affaires, joint par
téléphone par le magazine. « Sans être au tour de table
de la banque sud-soudanaise, DSK siégera, selon
Thierry Leyne, au comité stratégique de National
Credit Bank », poursuit l’article. À notre connaissance,
ces déclarations n’ont donné lieu à aucun démenti par
la suite.

lourdes pour aller dans des pays africains en guerre.
Il s’agit de financement du terrorisme, des armes,
des organisations criminelles », indique-t-il. Un autre
expert de la criminalité financière confirme. « Le
Soudan du Sud est le terrain de jeu de toutes les
criminalités, du terrorisme, des services secrets, en
particulier de la CIA et du Mossad. Ce que vous
racontez évoque un peu le schéma de la banque BCCI,
qui servait à la fois de lessiveuse pour des narcotrafiquants du Mexique et aussi pour les opérations
spéciales de services de renseignement », explique-til.

Trou noir financier

Un rapport du département d’État américain,
un des rares sur le sujet, réalisé en 2014, est
encore plus explicite. « Bien que la république
du Soudan du Sud ait adopté des lois contre
le blanchissement d’argent en mars 2012, aucun
mécanisme de prévention n’a été instauré […] Le
blanchiment d’argent et le financement du terrorisme
n’ont été inscrits à l’agenda du gouvernement que
récemment. Aucune disposition législative efficace
n’existe avec la capacité suffisante et la volonté de
combattre le crime financier en général », y est-il
indiqué.

La National Credit Bank à Djouba © nakedcapitalism

Mais quel est l’intérêt de créer une banque au Soudan
du Sud ? Lors de cette inauguration, au cours de
laquelle il s’est dit manifestement beaucoup de choses,
le directeur de la National Credit Bank, Awad Albir
Amin, annonce que la banque va être présente dans au
moins vingt pays. La priorité de l’établissement sera,
explique-t-il alors, de fournir des services financiers
(comptes courants, produits d’épargne), y compris des
services de change et transferts de fonds à l’étranger.
Les seules références de cette banque trouvées sur
internet n’indiquent que ses codes Swift, c’est-à-dire
les numéros qui permettent de réaliser des transferts
électroniques d’argent partout dans le monde. Il
est indiqué que cette banque n’adhère pas au
système Fatca. En un mot, elle ne participe pas aux
échanges automatiques des données, au signalement
des opérations de blanchiment et des soupçons de
criminalité financière.

Mais le rapport décrit la situation plus précisément :
« Il y a 26 banques et 79 bureaux de change
au Soudan du Sud. La banque du Soudan du Sud
distribue 1,3 million de dollars à chaque banque
toutes les semaines. Un million de dollars est alloué
aux retraits pour les entreprises et 300 000 dollars
pour les familles ayant des enfants vivant et étudiant
à l’étranger. Néanmoins, il est admis que 400 000
dollars sur le million bénéficient réellement au monde
des affaires, le reste est détourné vers le marché
parallèle. »

Pour tous les connaisseurs du monde financier
international, le Soudan du Sud est un trou noir, un
territoire qui échappe à tout contrôle, tout regard.
Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique
et d'administration fiscales de l’OCDE, et responsable
à ce titre de la liste de tous les paradis fiscaux, dit
son incompréhension face à la création d’une banque
dans cette région. « Il faut des logiques très, très

Une étude de Sentry, centre de recherche spécialisé
sur l’Afrique, citée par le site Naked Capitalism,
détaille le mécanisme. « La spéculation sur les
changes au Soudan du Sud est une des activités
illicites les plus lucratives. Officiellement, le taux de
change n’a pas été modifié depuis l’indépendance et
en 2015 il est encore officiellement de 3,16 livres sudsoudanaises pour un dollar. Le taux sur le marché noir

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a considérablement baissé, notamment ces derniers
mois. En novembre 2014, le taux de change sur le
marché noir était de 5 livres sud-soudanaises pour
un dollar, en mars 2015, il était de 9 livres, en
novembre 2015, il oscillait entre 12 et 15 livres pour
un dollar. Ceux qui sont dans la capacité de profiter
de la situation réalisent des bénéfices délirants. Ils
changent leurs dollars sur le marché noir au taux
de 15 livres sud-soudanaises puis vont rechanger
leurs livres pour des dollars au taux officiel de 3,16
livres sud-soudanaises. Un dollar se transforme en
cinq dollars, soit un profit de 400 % », écrit l’étude.
Fin décembre 2015, le gouvernement sud-soudanais a
dévalué drastiquement sa monnaie pour tuer ce marché
noir. D’après les rares articles sur le sujet, celui-ci
subsiste toujours.

filiale bancaire du groupe pétrolier Rosneft, propriété
d’Igor Setchine justement. Pourquoi est-il choisi à
ce poste ? Mystère. Son avocat dit même « ne pas
comprendre la question ». En octobre 2013, DSK
s’associe officiellement avec Thierry Leyne pour créer
LSK – l’idée, selon les réponses de Me Jean Veil, « a
germé au cours de l’été 2013 » – avec l’ambition de
créer une banque d’affaires.
Sa nomination à la banque de Rosneft a-t-elle facilité
les choses ? Peu de temps après, Dominique StraussKahn est aussi nommé au conseil de surveillance
du fonds russe d’investissements directs (Rdif).
En novembre 2013, ce fonds annonce une alliance
avec CDC International, une filiale très discrète de
la Caisse des dépôts, présidée par Stéphane Israël,
président d’Arianespace, créée en vue de participer
à des investissements internationaux avec des fonds
souverains. Les deux fonds annoncent leur volonté
de développer des projets communs et d’investir
ensemble 1 milliard d’euros. C’était avant la guerre
en Ukraine et les sanctions internationales. Mais
manifestement, cela n’a rien changé. Début 2016, les
deux partenaires ont annoncé l’approfondissement
de leurs relations.

En tant qu’ancien directeur général du FMI,
Dominique Strauss-Kahn pouvait-il ignorer le fait
que le Soudan du Sud est un véritable trou noir
financier, lié à des pratiques financières illicites voire
criminelles ? Mais comme le dit son avocat, tout cela
n’était que juste le temps d’un voyage.
DSK en Ukraine en septembre 2015 lors d'un forum
organisé par Victor Pintchouk © Yalta European Strategy

L'effondrement de LSK n'a pas troublé les relations
entre Igor Setchine et Dominique Strauss-Kahn.
Celui-ci siège toujours au conseil de la banque de
Rosneft. L’ancien directeur du FMI semble d’ailleurs
particulièrement apprécier le conseil aux banques. En
février 2016, il a été nommé administrateur de la
banque ukrainienne Credit Dniepr, propriété de
l’oligarque Viktor Pintchouk. Un ami de longue date,
semble-t-il. La banque, qui travaille essentiellement
dans l’est de l’Ukraine, est en grande difficulté, tout
comme l’activité sidérurgique du groupe, base de
l’empire de Viktor Pintchouk. « Nous sommes honorés
de collaborer avec des économistes et financiers
reconnus mondialement. Nous avons une opportunité
merveilleuse de construire la stratégie future de notre
banque en s'appuyant sur leur expérience », est-il
dit dans le communiqué, annonçant la nomination de
Dominique Strauss-Kahn.

Son déplacement à Djouba marque, en tout cas, un
tournant dans la nouvelle vie de Dominique StraussKahn. Jusqu’alors, celui-ci n’a eu qu’un mandat de
conseiller spécial auprès du gouvernement de Serbie,
grâce à l’entremise de son ami, le financier d’origine
bulgare Wladimir Moloff, président de la banque
d’affaires Arjil, rachetée au groupe Lagardère. (C’est
lui aussi qui l’aidera pour obtenir un mandat de
conseil auprès du gouvernement tunisien.) Mais
après tout s’accélère.
En juillet 2013, Dominique Strauss-Kahn est nommé
administrateur de la banque russe de développement
régional (Russian Regional Development Bank),

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