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15246242 Sahih Muslim Francais .pdf



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HADITHS SAHIH MUSLIM
Sommaire:
n° 1 Introduction
n° 2 Foi
n° 3 Purification
n° 4 Menstruations
n° 5 Prière (Salâ)
n° 6 Mosquées et endroits de prière
n° 7 Prière du voyageur et son abréviation
n° 8 Vendredi
n° 9 Prières des deux fêtes
n° 10 Prière pour la sollicitation de la pluie
n° 11 Eclipses
n° 12 Funérailles
n° 13 Aumône légale (Az-Zakâ)
n° 14 Jeûne
n° 15 Retraite spirituelle
n° 16 Pèlerinage
n° 17 Mariage
n° 18 Allaitement
n° 19 Divorce
n° 20 Anathème
n° 21 Affranchissement
n° 22 Ventes
n° 23 Successions
n° 24 Donations
n° 25 Testaments
n° 26 Vœ
ux
n° 27 Serments
n° 28 Serment collectif, belligérants, talion et prix du sang
n° 29 Peines criminelles selon la chari`a
n° 30 Sentences
n° 31 Objets trouvés
n° 32 Jihad
n° 33 Commandement
n° 34 Chasse, animaux à égorger et ce qu'on doit en manger
n° 35 Bêtes à sacrifier
n° 36 Boissons
n° 37 Vêtements et parures
n° 38 Education
n° 39 Salut
n° 40 Mots concernant les bienséances et autres
n° 41 Poésie
n° 42 Visions
n° 43 Mérites
n° 44 Mérites des Compagnons du Prophète (pbAsl)
n° 45 Piété filiale et éducation
n° 46 Le destin
n° 47 Science
n° 48 Evocation et invocation d'Allah, repentir et demande du pardon
n° 49 Repentir
n° 50 Caractères des hypocrites et sentences qu'on doit

n° 51 Aspects du Jour de la Résurrection,du Paradis et de l'Enfer
n° 52 Le Paradis, ses délices et ses habitants
n° 53 Troubles et signes de l'Heure
n° 54 Ascèse et paroles édifiantes
n° 55 Interpretation
-----------------------...Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des
moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Allah lui
suffit...
(65/2-3).
n° 1 Introduction
Mise en garde contre le mensonge au sujet de l'Envoyé d'Allah
Selon `Alî (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Ne m'attribuez pas des paroles mensongères! Certes, quiconque le fait, ira en Enfer".
‫و حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا غندر عن شعبة ح و حدثنا محمد بن المثنى وابن بشار قال حدثنا محمد بن جعفر حدثنا‬
‫شعبة عن منصور عن ربعي بن حراش أنه سمع عليا رضي ا عنه يخطب قال‬
‫قال رسول ا صلى ا عليه وسلم‬
‫ل تكذبوا علي فإنه من يكذب علي يلج النار‬

n° 2 Foi

* 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam s'étant un jour montré au public, un homme vint lui
dire:
"O Envoyé d'Allah! Qu'est-ce que la foi?".
- "C'est, répondit-il, de croire en Allah, à Ses Anges, à Son Livre, à Sa rencontre, à Ses
prophètes et à la Résurrection".
"O Envoyé d'Allah! Qu'est-ce que l'Islam?", reprit l'homme.
-"L'Islam, dit le Prophète,consiste à adorer Allah sans jamais Lui donner d'associés, à s'acquitter
de la prière prescrite, à verser l'aumône légale (Az-Zakâ), à jeûner le ramadan".
"O Envoyé d'Allah! Qu'est-ce que la perfection (al-'ihsân)?", demanda l'homme.
-"C'est, répliqua le Prophète, d'adorer Allah comme si vous Le voyiez. Car bien que vous ne le
voyiez pas, Lui certes vous voit".
"O Envoyé d'Allah! Quand est-ce qu'aura lieu l'Heure Suprême?", reprit l'homme.
-"L'interrogé, dit-il, n'en sait pas plus que celui qui interroge. Je vous parlerai plutôt de ses
prodromes:
Quand l'esclave enfantera son maître; que les va-nu-pieds seront à la tête des gens; et que les
pâtres des moutons se vautreront dans leurs constructions élevées. Cette Heure fait partie des
cinq (événements) que Seul Allah détient le secret"
Et le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam de réciter ce verset:

"La connaissance de l'Heure et auprès d'Allah; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il
sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne
sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur. "
L'homme s'éloigna aussitôt et quand le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam ordonna de le
faire revenir, personne ne put déceler la moindre trace de l'homme.
"Cet homme, dit alors le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , est Gabriel; il est venu
enseigner aux hommes leur religion".
‫و حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة وزهير بن حرب جميعا عن ابن علية قال زهير حدثنا إسمعيل بن إبراهيم عن أبي حيان عن أبي‬
‫زرعة بن عمرو بن جرير عن أبي هريرة قال‬
‫كان رسول ا صلى ا عليه وسلم يوما بارزا للناس فأتاه رجل فقال‬
‫يا رسول ا ما اليمان قال أن تؤمن بال وملئكته وكتابه ولقائه ورسله وتؤمن بالبعث الخر قال يا رسول ا ما السلم قال السلم أن‬
‫تعبد ا ول تشرك به شيئا وتقيم الصلة المكتوبة وتؤدي الزكاة المفروضة وتصوم رمضان قال يا رسول ا ما الحسان قال أن تعبد ا‬
‫كأنك تراه فإنك إن ل تراه فإنه يراك قال يا رسول ا متى الساعة قال ما المسئول عنها بأعلم من السائل ولكن سأحدثك عن أشراطها إذا‬
‫ولدت المة ربها فذاك من أشراطها وإذا كانت العراة الحفاة رءوس الناس فذاك من أشراطها وإذا تطاول رعاء البهم في البنيان‬
‫فذاك من أشراطها في خمس ل يعلمهن إل ا ثم تل صلى ا عليه وسلم‬
‫إن ا عنده علم الساعة وينزل الغيث ويعلم ما في الرحام وما تدري نفس ماذا تكسب غدا وما تدري نفس بأي أرض تموت إن ا عليم‬
‫خبير‬
‫قال ثم أدبر الرجل فقال رسول ا صلى ا عليه وسلم ردوا علي الرجل فأخذوا ليردوه فلم يروا شيئا فقال رسول ا صلى ا عليه‬
‫وسلم هذا جبريل جاء ليعلم الناس دينهم‬
*Talha ibn `Ubayd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Un homme du Nedjd aux cheveux hirsutes vint trouver le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa
salam . Nous entendîmes le retentissement de sa voix sans distinguer ce qu'il disait. Quand il
s'approcha du Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , nous nous aperçûmes qu'il l'interrogeait
sur l'Islam. L'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam lui répondit:
-"Cinq prières à accomplir pendant le jour et la nuit".
"Dois-je accomplir d'autres prières? ",demanda l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œ
uvre supplémentaire"
- Il y a aussi le jeûne du ramadan", reprit le Prophète.
"Dois-je observer d'autres jeûnes?", ajouta l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œ
uvre supplémentaire", dit le Prophète Salla Allahou
3alayhi wa salam , qui mentionna alors l'aumône légale (Az-Zakâ).
"Dois-je payer d'autre aumône?",demanda l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œ
uvre supplémentaire", répéta le Prophète.
L'homme s'en alla en disant: "Par Dieu! Je n'en ferai rien de plus ni rien de moins".
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam dit alors :
"Il réussira s'il est sincère".
*'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Il nous fut interdit de poser des questions inutiles à l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa
salam ; aussi nous plaisait-il qu'un bédouin sensé vint lui Salla Allahou 3alayhi wa salam
demander des éclaircissements et nous d'entendre ses réponses. Il arriva qu'un bédouin se
présenta chez le Prophète et lui dit:
" O Muhammad! Ton messager est venu nous informer que tu prétends qu'Allah t'a chargé d'une
Mission".
- "Il a dit vrai", répliqua le Prophète.
"Qui est donc le Créateur du ciel? ", reprit le bédouin.

- "Allah".
"Qui est le Créateur de la terre? ".
- "Allah".
"Qui a dressé ces montagnes et y a mis les choses utiles? ".
- "Allah".
"Alors! Par le Créateur du ciel et de la terre, qui a dressé ces montagnes, est-ce Allah qui t'a
envoyé? ".
- "Oui".
"Ton messager a prétendu aussi que nous devions accomplir cinq prières tout au long du jour et
de la nuit".
- "Il a dit vrai".
"Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te les a prescrits? ".
- "Oui"
"Ton messager a prétendu aussi que nous devions verser une aumône légale (Az-Zakâ) prélevée
sur nos biens (pour les purifier) ".
- "Il a dit vrai".
"Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te l'a prescrite? ".
- "Oui".
"Ton messager a prétendu aussi que nous devions jeûner annuellement pendant le mois du
ramadan? ".
- "Il a dit vrai".
"Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te l'a prescrit? ".
- "Oui"
"Ton messager a encore prétendu que chacun de nous devrait accomplir le Hajj s'il en possédait
les moyens".
- "Il a dit vrai".
"Eh bien!, conclut l'homme, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je me conformerai à ces
prescriptions sans n'y rien ajouter ni omettre".
- "Si cet homme est sincère, dit enfin le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , il entrera
sûrement au Paradis".
*D'après 'Abû 'Ayyûb Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui),
un bédouin se présenta au Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam pendant l'un de ses
voyages, saisit le licol de sa chamelle, puis dit:"
O Envoyé d'Allah (ou "ô Muhammad") Indiquez-moi ce qui me frayera les voies au Paradis et
m'écartera de l'Enfer".
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam s'arrêta, se tourna vers ses Compagnons et dit:
"C'est bien un but qu'il recherche. Répétez ce que vous venez de dire!". A la question répétée, le
Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam répondit: "Adorez Allah, sans rien Lui associer;
observez la prière; versez l'aumône légale (Az-Zakâ) et soignez tes liens de sang... Lâchez la
chamelle!"
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
un bédouin vint trouver le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam et lui dit:
"O Envoyé d'Allah! Indique-moi une œ
uvre qui me frayera la voie au Paradis".
-"Tu n'as qu'à adorer Allah, répondit le Prophète; sans rien Lui associer, à observer la prière
prescrite; à payer l'aumône légale (Az-Zakâ) et à jeûner pendant le ramadan".
"Par Celui qui tient ma vie entre Ses mains! Je ne ferai rien de plus ni de moins", répliqua le
bédouin. Aussitôt l'homme partit, le Prophète dit:
"Que celui qui se réjouit de voir l'un des hôtes du Paradis, regarde cet homme".
Selon Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah a dit:

"L'Islam est bâti sur cinq piliers: l'unicité d'Allah; la pratique de la prière (As-Salâ); l'acquittement
de l'aumône légale (Az-Zakâ); le jeûne du ramadan (As-Siyâm) et l'accomplissement du Hajj".
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui):
Une députation des `Abd Al-Qays vint trouver le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam . Les
députés dirent:
"O Messager d'Allah! Nous sommes les gens de Rabî`a. Il nous est impossible de venir vers toi
excepté durant les Mois Sacrés à cause de cette tribu mécréante de Mudar. qui s'interposait
entre vous et nous. Signalez-nous donc quelques prescriptions pour que nous les suivrons et les
prêcherons chez nous (à notre retour)".
Le Prophète répondit:
"Je vous prescrivis quatre choses et vous interdis quatre autres. Je vous enjoignis de croire en
Allah, -il explicita ceci en disant- Cela consiste à déclarer qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que
Muhammad est l'Envoyé d'Allah".
Il leur ordonna ensuite de pratiquer la prière, de s'acquitter de l'aumône légale (Az-Zakâ) et de
payer le cinquième du butin. Il leur interdit l'usage de la calebasse, du hantam (récipient fait de la
boue, du poil et du sang), de l'auge (naqîr, tronc de palmier creusé en tonneau) et de muqayyar
(récipient enduit de résine).
(N.B: Ces ustensiles étaient destinés à y fermenter les boissons enivrantes).
D'après Mu`âdh ibn Jabal (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam me chargea d'une mission au Yémen. (Avant de
partir), il me dit:
"Tu iras chez des gens du Livre. Quand tu seras parmi eux, invite-les à attester qu'il n'y a d'autre
divinité qu'Allah, et que Muhammad est l'Envoyé d'Allah. S'ils se conforment à cette invitation,
informe-les qu'Allah leur prescrit cinq prières à accomplir le jour et la nuit. S'ils y consentent,
informe-les qu'Allah leur prescrit une aumône qui sera perçue sur les riches parmi eux pour être
dépensée aux pauvres parmi eux. S'ils se soumettent à tout cela, garde-toi de toucher à leurs
biens précieux et redoute la plainte de l'opprimé, car rien ne s'interpose entre Allah et elle".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
A la mort de l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam , quand 'Abû Bakr fut investi du
califat et qu'un certain nombre d'Arabes renièrent leur foi, `Umar dit à 'Abû Bakr: "Comment vastu les combattre alors que l'Envoyé d'Allah a dit:
"J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres jusqu'à ce qu'ils confessent qu'il n'y a d'autre divinité
qu'Allah. Celui qui témoigne de l'unicité d'Allah, rends sa vie et ses biens inviolables, sauf au cas
où il serait jugé coupable et c'est à Allah qu'il appartiendra de régler son compte".
'Abû Bakr répondit:
"Par Dieu! Je combattrai quiconque fait de distinction entre la prière et l'aumône légale (Az-Zakâ);
car celle-ci est le dû des biens (c.-à-d. le droit d'Allah sur nos biens comme la prière et le jeûne
sont le droit d'Allah sur notre corps). Par Dieu! S'ils me refusent un licou qu'ils livraient en impôt à
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam , je les combattrai pour ce refus".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres jusqu'à ce qu'ils confessent qu'il n'y a d'autre divinité
qu'Allah. Celui qui le confesse n'a rien à craindre de moi: sa vie et ses biens resteront inviolables,
sauf au cas où il serait accusé par la loi, et c'est Allah qui se chargera de régler son compte".
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:

"J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres sans relâche jusqu'à ce qu'ils professent qu'il n'y a
d'autre divinité qu'Allah et que Muhammad est l'Envoyé d'Allah; qu'ils accomplissent la prière et
qu'ils payent l'aumône légale (Az-Zakâ). S'ils le font, leurs vies et leurs biens me seront
inviolables, sauf au cas où ils seraient condamnés par la loi et c'est Allah qui se chargera de
régler leurs comptes".
Al-Musayyab ibn Hazn (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Au moment où 'Abû Tâlib était à l'article de la mort, l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa
salam vint le voir et trouva chez lui 'Abû Jahl et `Abd-Allah ibn 'Abî 'Umayya ibn Al-Mughîra.
L'Envoyé d'Allah s'adressa à 'Abû Tâlib en disant:
"O mon oncle, Atteste qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah. C'est là un mot dont je serai témoin en
ta faveur auprès d'Allah".
Aussitôt 'Abû Jahl et `Abd-Allah ibn 'Abî 'Umayya s'écrièrent:
"O 'Abû Tâlib Vas-tu renier la foi de `Abd Al-Muttalib? " L'Envoyé d'Allah ne cessa de lui proposer
de prononcer la profession de foi en répétant les mêmes mots, (tandis que les deux autres lui
répétaient les mêmes propos). Mais, les dernières paroles de 'Abû Tâlib furent qu'il persistait
dans la foi de `Abd Al-Muttalib en refusant d'attester qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah.
- "Par Dieu!, s'écria l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam , je demanderai à Allah de te
pardonner, tant que cela ne me soit pas défendu".
Ce fut à cette occasion qu'Allah, le Très-Haut, révéla ce verset:
"Il n'appartient pas au Prophète et aux Croyants d'implorer le pardon en faveur des polythéistes,
fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer."
Ensuite, Allah, le Très-Haut, révéla au sujet de 'Abû Tâlib, en s'adressant à l'Envoyé d'Allah ce
verset:
"Tu (Muhammad) ne diriges pas celui que tu aimes: mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Il
connaît mieux cependant les bien-guidés."
D'après `Ubâda ibn As-Sâmit (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Quiconque témoigne qu'il n'y d'autre divinité qu'Allah, l'Unique qui n'a point d'associés; que
Muhammad est son Adorateur et son Envoyé; que Jésus ('Isa) est l'adorateur d'Allah, fils de Son
adoratrice, Sa parole qu'Il envoya à Marie et Son esprit; et que le Paradis est vrai et que l'Enfer
est vrai, Allah le fera accéder, à volonté, au Paradis par n'importe laquelle de ces huit portes".
Mu`âdh ibn Jabal (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Un jour que j'étais en croupe derrière le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , séparé de lui
seulement par l'extrémité du bât, il me dit:
-"Hé! Mu`âdh ibn Jabal! ".
"O Envoyé d'Allah! A votre service! A vos ordres! ".
Après que nous avançâmes un instant, il m'appella de nouveau:
-"Hé! Mu`âdh ibn Jabal!".
"O Envoyé d'Allah! A votre service! A vos ordres! ".
Nous marchâmes encore un instant et le voilà qu'il me répéta à nouveau:
-"Hé! Mu`âdh ibn Jabal! ".
"O Envoyé d'Allah! A votre service! A vos ordres!! "
-"Connais-tu, reprit-il, les droits d'Allah sur Ses adorateurs? ".
"Allah et Son envoyé le savent mieux que personne", dis-je.
-"Les droits d'Allah sur les adorateurs, dit-il, c'est qu'ils L'adorent sans Lui rien associer".
Nous poursuivâmes la marche encore un instant, puis il me dit:
-"Hé! Mu`âdh ibn Jabal!"
"O Envoyé d'Allah! A votre service! A vos ordres!".
-"Connais-tu ce qu'Allah devra aux hommes s'ils agissent de la sorte? ".
"Allah et Son envoyé le savent mieux que personne", répondis-je. Et lui d'ajouter:

-"C'est de ne les châtier pas".
Selon 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui):
Mu`âdh ibn Jabal était un jour assis en croupe d'une chamelle derrière le Prophète. Celui-ci
s'adressa à lui en disant:
-"O Mu`âdh!".
"O Envoyé d'Allah! A votre service! A vos ordres!", répondit Mu`âdh.
Le Prophète répéta à deux reprises son appel et reçut toujours la même réponse. Ensuite, il dit:
-"Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Muhammad est
l'Adorateur et l'Envoyé d'Allah ne manquera pas d'être préservée -par Allah- du feu de l'Enfer".
"O Envoyé d'Allah!, reprit alors Mu`âdh, ne dois-je pas en informer les fidèles pour les réjouir?".
-"Non, répliqua le Prophète, ils risquent de s'y appuyer (pour supprimer toute pratique religieuse)
".
(Mu`âdh transmit cette tradition au moment où il était au chapitre de la mort, de peur de
commettre un péché en celant un enseignement du Prophète).
Selon `Itbân ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui):
Mahmûd ibn Ar-Rabî` dit:
"Je vins à Médine trouver `Itbân ibn Mâlik à qui je demandai de me transmettre les propos qu'eut
le Prophète avec lui".
Celui-là raconta alors le récit suivant:
"Je ne puis plus me fier à ma vue. J'envoyai alors à l'Envoyé d'Allah lui demander de venir prier
chez moi, dans un endroit dont je me servirai ensuite de lieu de prière. L'Envoyé d'Allah vint alors
chez moi, escorté de ses Compagnons. Pendant que le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam
faisait la prière chez moi, un groupe de ses Compagnons se réunirent et firent de Mâlik ibn
Dukhchum sujet de causerie et de condamnation en raison de son hypocrisie. Ils voulurent que le
Prophète eût invoqué Allah de le faire périr ou qu'un mal l'eût atteint. Le Messager d'Allah Salla
Allahou 3alayhi wa salam qui vînt de terminer sa prière leur répliqua:
-"Cet homme n'a-t-il pas attesté qu' il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que je suis l'Envoyé
d'Allah?".
"C'est ce qu'il a dit de sa langue, mais qui n'émane pas nécessairement de son for intérieur",
s'exclamèrent-ils.
-"Quiconque atteste, reprit le Prophète, qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que je suis son
Envoyé, n'entrera pas en Enfer et ne sera pas consommée par ses flammes".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"La foi comporte soixante-dix et quelques branches dont la pudeur (timidité freinant toute
tendance blâmable)".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , ayant un jour entendu un homme en train de
prêcher la pudeur à son coreligionnaire, il dit:
"La pudeur fait partie de la foi".
Selon `Imrân ibn Husayn (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"La pudeur n'emporte que le bien".
Selon `Abd-Allah ibn `Amr (qu'Allah soit satisfait de lui),

un homme ayant demandé au Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam quel était le meilleur
Islam, celui-ci répondit:
"Donne à manger et salue ceux que tu connais et ceux que tu ne connais pas".
D'après `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`As (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme demanda au Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam :
"Qui est le meilleur musulman?"
et le Prophète de répondre:
"Celui dont aucun des musulmans n'a à redouter ni la langue ni la main".
D'après 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
je demandai au Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam quel était le meilleur acte de l'Islam, il
me répondit:
"C'est celui du fidèle dont les musulmans n'ont à redouter ni la main, ni la langue".
Selon 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Il en est trois qualités, quiconque les possède, saura savourer la douceur de la foi: vouer un
amour exclusif à Allah et à son Envoyé; si l'on aime quelqu'un d'autre, qu'il ne sera que par
amour d'Allah; enfin de redouter le retour à l'incrédulité -condition de laquelle on a été sauvé par
Allah- comme on redoute d'être précipité en Enfer".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Aucun Adorateur -ou selon la version de `Abd Al-Wârith aucun homme- ne sera un parfait
Croyant à moins qu'il n'ait pour moi plus d'affection qu'il n'en a pour ses proches, ses biens et
pour tout le reste du genre humain".
Selon 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Aucun de vous n'aura vraiment la foi que s'il ne désire pour son coreligionnaire (ou pour son
voisin) ce qu'il désire pour lui-même".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se
taise. Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier traite ses voisins avec
égards. Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son
hôte".
D'après 'Abû Churayh Al-Khuzâ`î (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier traite son voisin avec égards. Que
celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte. Et que
celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise".
D'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui):
Târiq ibn Chihâb transmet que Marwân fut le premier à faire devancer la prière au jour de la fête

par le prône. Un homme intervint à l'instant et lui dit:
"La prière doit se faire avant le prône (selon la pratique du Prophète)! ".
- "Ceci n'est plus", répondit Marwân.
'Abû Sa`îd dit alors:
Cet homme a ainsi rempli son devoir. J'ai entendu le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam
dire:
"Celui d'entre vous qui assiste à quelque action blâmable, qu'il intervienne pour la changer de sa
main; sinon, de sa langue; sinon, de son cœ
ur, et c'est là la plus faible manifestation de la foi".
'Abû Mas`ûd `Uqba ibn `Amr (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , montrant de la main la direction du Yémen, dit:
"La foi réside là-bas! Mais la dureté et la grossièreté des cœ
urs se trouvent chez ceux qui braillent
en conduisant leurs chameaux, et qui habitent là où se lèvent les deux cornes du diable, chez les
tribus de Rabî`a et de Mudar".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Vous avez reçu la visite des gens du Yémen qui ont les cœ
urs les plus tendres. La foi, la
jurisprudence et la sagesse sont toutes yéménites".
Jarîr ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Je prêtai serment d'obéissance à l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam et je
m'engageai à pratiquer la prière, à verser l'aumône légale (Az-Zakâ) et à conseiller à tout
musulman".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Le fornicateur ne reste pas Croyant au moment où il fornique, le voleur ne reste pas Croyant au
moment où il vole, le buveur ne reste pas Croyant au moment où il consomme l'alcool".
Selon `Abd-Allah ibn `Amr (qu'Allah soit satisfait des deux) rapporte que
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Il est quatre défauts qui lorsqu'ils entachent quelqu'un, le rendent un parfait hypocrite. Celui qui
en possède un, est atteint d'une des caractéristiques de l'hypocrisie, à moins qu'il ne s'en
débarrasse, à savoir: Tenir des propos mensongers; trahir ses serments; manquer à ses
promesses et être de mauvaise foi au cours des disputes".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Trois défauts caractérisent l'hypocrite: Tenir des propos mensongers; manquer à ses promesses
et tromper les confiances d'autrui".
Selon `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
[l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Quand un homme accuse un autre d'incroyance, l'un d'eux mérite bien cette accusation (si
l'accusateur dit vrai, l'incroyance de l'autre sera donc attestée, sinon celui qui a entaché son
coreligionnaire d'incrédulité, la méritera bien). "

'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui)
a entendu le prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam dire
"Tout homme qui prétend sciemment être issu d'un autre père que le sien sera (considéré
comme un) mécréant. Quant à celui qui prétend la possession de ce qui ne lui appartient pas, il
n'est point des nôtres et qu'il aille chercher sa place en Enfer. Celui qui accuse faussement un
homme d'incrédulité ou le qualifie d'être l'ennemi d'Allah, ceci ne manque de tourner contre lui"
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Ne désavouez pas vos pères (par mépris pour votre lignage). Celui qui le fait sera (considéré
comme un) mécréant".
Sa`d ibn 'Abî Waqqâs (qu'Allah soit satisfait de lui)
a entendu le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam dire:
"Le Paradis sera interdit à tout musulman qui prétend sciemment être issu d'un autre père que le
sien".
D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Messager d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Le fait d'injurier un musulman tient de la perversité; celui de le combattre tient de l'incrédulité".
Jarîr (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Au cours du Hajj d'adieu, le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam m'ordonna de demander
aux gens de lui prêter une oreille attentive, puis il s'adressa à eux en disant:
"Gardez-vous, après ma mort, de renier votre foi et de vous entre-tuer".
Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam nous guida pendant la prière de subh (du matin)
à Al-Hudaybiya, à la suite d'une pluie qui était tombée pendant la nuit. Quand le Prophète eut
terminé la prière, il se tourna vers les fidèles et dit: "Savez-vous ce qu'a dit votre Seigneur?". "Allah et son Envoyé en sont les plus informés", répondirent-ils. - Ce matin, Allah a dit, répliqua le
Prophète, il y a parmi Mes adorateurs qui ont cru en Moi et d'autres qui n'y ont pas cru. Ceux qui
ont dit: "Nous avons reçu la pluie par la grâce d'Allah et Sa bénédiction" ont cru en Moi et n'ont
pas cru aux étoiles. Mais ceux qui ont dit que c'était grâce à telle ou telle étoile (auxquelles les
Arabes attribuaient la chute des pluies avant l'Islam), n'avaient pas cru en Moi et avaient cru aux
étoiles.
Selon 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Haïr les 'Ansâr, c'est le signe de l'hypocrisie; aimer les 'Ansâr, c'est le
signe de la foi".
Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) a dit à propos des 'Ansâr: "Seul le Croyant les aime et seul l'hypocrite les
hait. Allah aime ceux qui les aiment; et hait ceux qui les haïssent ".
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "O femmes! Faites l'aumône et sollicitez plus fréquemment le
pardon d'Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l'Enfer". Une femme -parmi
elles ayant l'esprit judicieux- s'exclama: "Et pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah?". - "C'est, répondit-il,
que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n'ai vu parmi les

êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l'une de vous, fasse perdre
l'esprit à un homme sensé". - "En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d'Allah, consiste le défaut de notre
intelligence et de notre religion?". - "Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un
homme... Voilà pour le défaut de l'intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs
menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?... Eh bien!
Voilà pour celui de la religion".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
on demanda au Prophète (pbAsl) quelle était l'œ
uvre la plus méritoire. "C'est, répondit-il, la foi en
Allah". - "Et quoi encore?", lui dit-on. - "Le djihad", ajouta-t-il. - "Et ensuite?", demanda-t-on
encore. - "Un Hajj pieusement accompli", répliqua-t-il.
'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je demandai au Prophète (pbAsl) quelles étaient les œ
uvres les plus méritoires. "La foi en Allah,
répondit-il, et le djihad". - "Et lequel des esclaves est celui dont l'affranchissement est le plus
méritoire?", lui demandai-je. - "Celui qui a coûté le plus cher, répondit-il, et auquel son maître
tient le plus". - "Et si j'en suis incapable?", repris-je. - "Alors, répliqua-t-il, aide quelqu'un à
accomplir son travail ou travaille pour le compte d'un autre qui ne sait rien faire". - "Et si j'en suis
incapable?". - "Alors tu t'abstiendras de nuire aux gens et ce sera une sorte d'aumône dont tu
bénéficieras".
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je demandai au Prophète (pbAsl) quelle était l'œ
uvre la plus méritoire. "La prière faite à point
nommé", répondit-il. - "Et quoi encore?", repris-je. - "La piété filiale". - "Et quoi encore?". - "Le
djihad", répliqua-t-il. Ibn Mas`ûd ajouta: "Je cessai de lui poser davantage de questions de peur
de le gêner".
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je demandai au Prophète (pbAsl) quel était le péché le plus grave aux yeux d'Allah et il me
répondit: "C'est que tu Lui donnes un associé, car c'est Lui qui t'a créé". - "Certes, repris-je, cela
est grave. Et quel est le péché qui vient en second lieu?". - "C'est, répliqua-t-il, de tuer ton enfant
dans la crainte de partager ta nourriture". - "Et quoi encore?", redemandais-je. - "De forniquer
avec la femme de ton voisin", répondit-il.
D'après 'Abû Bakra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Nous étions réunis chez l'Envoyé d'Allah (pbAsl), quand il nous a dits: "Eh bien! Voulez-vous que
je vous informe sur les plus graves des péchés capitaux?... Ils sont au nombre de trois: le
polythéisme, l'ingratitude envers ses parents et le faux témoignage -ou suivant une variante: les
paroles mensongères-". Le Prophète (pbAsl), qui était accoudé, se mit sur son séant et ne cessa
de répéter ces derniers mots au point que nous nous dîmes: Ah! S'il avait cessé". (Cette
répétition a, en effet, jeté l'effroi dans les cœ
urs des fidèles)
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit des péchés capitaux: "Ce sont: le polythéisme, l'ingratitude envers les
parents, le meurtre et le faux témoignage".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Evitez les sept turpitudes!". - "Quelles sont-elles, ô Envoyé d'Allah?",
demandèrent les fidèles. - "Ce sont, répondit-il, le polythéisme, la magie; le meurtre qu'Allah a
interdit sauf à bon droit; l'usurpation des biens de l'orphelin; l'usure; la fuite du front au jour du
djihad et la fausse accusation (de fornication) des femmes vertueuses, chastes et Croyantes".
D'après `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`As (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Parmi les péchés capitaux figure le fait qu'un homme injure ses
parents". - "Arrive-t-il, ô Envoyé d'Allah, qu'un homme insulte ses parents?", s'exclama-t-on. "Oui, c'est quand on injure le père d'un autre qui à son tour répond en insultant le père de

l'injurier et quand on injure la mère de quelqu'un qui se venge en insultant celle de l'injurier".
D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
Le Prophète a dit: "Entrera en Enfer quiconque mourra en invoquant un associé en dehors
d'Allah". Et moi (`Abd-Allah) d'ajouter: "Et entrera au Paradis quiconque mourra en vouant à Allah
un culte exclusif".
D'après 'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui):
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Gabriel (que la paix soit sur lui) vint m'annoncer cette bonne
nouvelle: "Quiconque de ta Communauté meurt sans rien associer à Allah, entrera au Paradis". "Même, m'exclamai-je, s'il avait commis la fornication ou le vol?". - "Même s'il avait forniqué ou
volé", m'assura-t-il.
D'après Al-Miqdâd ibn Al-'Aswad (qu'Allah soit satisfait de lui)
J'ai dit à l'Envoyé d'Allah: "Figurez-vous que je me suis heurté à un polythéiste qui en m'ayant
livré combat, m'amputerait la main avec son sabre, puis se réfugierait derrière un arbre où il
prononcerait la profession de foi. Aurais-je droit à le tuer ou non (pour se venger) après qu'il eut
prononcé la profession de foi?". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) me répondit par le négatif. - "Mais, ai-je
repris, il m'a coupé la main, et ce n'est qu'après cela qu'il a déclaré sa conversion à l'Islam.
Pourrais-je donc le tuer?". - "Ne le tue pas, répéta l'Envoyé d'Allah, car si tu le tues, il sera dans
l'état où tu étais avant de l'exécuter (musulman), et toi tu te trouveras dans celui où il était avant
de se convertir (mécréant)".
'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous envoya à la tête d'un escadron contre les Al-Huraqât de la tribu de
Juhayna. Nous les surprîmes au matin et les mîmes en déroute. J'attrapai un des ennemis qui
s'écria aussitôt: "Il n'y a d'autre divinité qu'Allah!". Quand même, je le tuai; mais je ne puis pour
autant rester la conscience en paix. A notre retour (à Médine), je racontai cet événement au
Prophète (pbAsl) qui me dit: "A-t-il dit qu'il n'y avait d'autre divinité qu'Allah et tu l'as tué quand
même?!". - "Il ne l'a dit que pour éviter la mort!", me justifiai-je. - "As-tu sondé son cœ
ur pour
vérifier s'il est sincère ou non dans cette attestation?". Le Prophète ne cessa de répéter cette
réprimande au point que je souhaitai que je n'aurais embrassé l'Islam que ce jour-ci (pour qu'une
telle faute sévère ne lui soit pas inscrite dans son passif de musulman). Sa`d commenta (voyant
'Usâma rangé de regrets amers): "Moi, par Dieu! Je ne jugerai qu'un homme doit être tué sans
que Dhû Al-Bûtayn (il voulait dire 'Usâma qui était un gros ventru) ne le trouve tel". Or, un homme
s'exclama: Allah n'a-t-il pas dit: "Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association,
et que la religion soit entièrement à Allah...!" Et Sa`d d'ajouter: "Nous avons évidemment
combattu pour qu'il ne subsiste pas d'association; cherchez-vous, toi et tes compagnons à
combattre pour qu'il y ait association?"
Selon `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux):
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Quiconque dirige une arme contre nous, n'est pas des nôtres".
D'après 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Celui qui porte les armes contre nous n'est pas des nôtres".
D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) a dit: "Il n'est pas des nôtres celui qui se frappe les joues, qui déchire les
encolures de ses vêtements et qui profère des invocations de l'époque antéislamique (manières
extravagantes d'exprimer sa mélancolie à la suite d'un malheur quelconque)".
Hudhayfa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai entendu le Prophète (pbAsl) dire: "Jamais une mauvaise langue n'accédera au Paradis".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui)
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Il est trois personnes à qui Allah n'adressera pas la parole au Jour
de la Résurrection, ni les regardera, ni les purifiera et auxquelles Il a réservé un châtiment

douloureux. L'homme, se trouvant dans le désert et ayant de l'eau en surplus, la refuse à un
voyageur en détresse. Un second vendant sa marchandise à un autre à qui il jure par Dieu -après
l'heure du `asr- qu'il l'avait achetée à tel ou tel prix (en vue d'un surcroît de profit), prenant ainsi
l'acheteur pour dupe. Et un troisième qui, prêtant serment de fidélité à un souverain, ne le fait
qu'en vue d'un profit temporel, et qui, reste fidèle tant qu'on le lui donne, sinon, il ne tient
aucunement à ses engagements".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Quiconque se suicida d'un tranchant, s'en percera incessamment le
ventre dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement. Quiconque s'empoisonna,
absorbera incessamment ce poison dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement.
Quiconque se donna la mort en se précipitant du haut d'une montagne, se précipitera
incessamment dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement".
D'après Thâbit ibn Ad-Dahhâk (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Celui qui, de propos délibéré, jure par une religion autre que l'Islam,
sera jugé suivant les termes de son serment (c.-à-d. tel un juif, un chrétien ou un idolâtre). Celui
qui se donne la mort à l'aide de quelque moyen, en sera torturer au Jour de la Résurrection.
L'homme ne doit jamais faire don de ce qu'il ne possède pas".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous assistions à la bataille de Hunayn au côté de l'Envoyé d'Allah qui désigna un soi-disant
musulman en disant: "Celui-là est l'un des damnés de l'Enfer". Or, cet homme montra, dans la
mêlée, une grande vaillance et reçut une blessure grave. On dit alors au Prophète: "O Envoyé
d'Allah! L'homme dont tu as dit qu'il sera au nombre des damnés, a glorieusement combattu
aujourd'hui et a succombé". - "Succombé pour aller en Enfer!", repartit le Prophète (pbAsl).
Certains musulmans furent sur le point de douter des paroles du Prophète, lorsqu'on vint dire:
"L'homme est encore vivant, mais il est grièvement blessé". Mais, à la nuit tombante, ne pouvant
point souffrir sa blessure, l'homme se suicida. Lorsqu'on apprit la nouvelle au Prophète, il s'écria:
"Allah est le plus Grand! J'atteste que je suis Son adorateur et Son envoyé!". Puis, il donna
l'ordre à Bilâl d'aller crier parmi les musulmans: "Il n'accédera au Paradis que les âmes vraiment
soumises! Et Allah fortifie cette religion, (même) par l'aide d'un hommes impie".
D'après Sahl ibn Sa`d As-Sâ`idî (qu'Allah soit satisfait de lui),
A l'issue d'un combat mené contre les polythéistes, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) se dirigea vers son
campement, et les ennemis firent de même. Il y eut sous la bannière de l'Envoyé d'Allah un
homme qui ne cessa de poursuivre n'importe quel membre isolé de la troupe ennemie en vue de
l'exécuter de son sabre. On dit alors: "Certes, untel nous a surpassés aujourd'hui en mérite (à
cause de sa bravoure)". - "Pourtant, cet homme ira en Enfer", dit le Prophète (pbAsl). - "Moi,
s'écria un des fidèles, je vais suivre de près cet homme". Et à vrai dire, il put emboîter le pas à
cet homme, jusqu'au moment où celui-ci, étant grièvement blessé; se hâta de mettre un terme à
sa souffrance et enfonça son sabre dans le sol de telle sorte que sa pointe soit dirigée au sein de
sa poitrine, et s'enferra lui-même. Et ainsi trouva-t-il la mort. L'autre homme retourna à l'Envoyé
d'Allah et lui dit: "Je témoigne que tu es l'Envoyé d'Allah". - "Pourquoi tu le dis en ce moment?",
demanda le Prophète. - "L'homme dont tu as dit tout à l'heure qu'il sera parmi les damnés de
l'Enfer, répondit l'homme; ce qui a suscité l'étonnement des fidèles, et alors je me suis décider de
le suivre (pour percer son secret). Je l'ai poursuivi donc jusqu'à ce qu'il avait reçu une grave
blessure. Et alors voulant devancer son trépas, il enfonça son sabre dans le sol de telle sorte que
sa pointe soit dirigé vers le sein de sa poitrine et il rendit ainsi le dernier soupir. A ce moment,
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) commenta en disant: "Il se peut qu'un homme suit apparemment la
conduite des gens du Paradis, mais en vérité il sera parmi les damnés de l'Enfer; et qu'un autre
suit apparemment la conduite des gens de l'Enfer, alors qu'il sera parmi les bienheureux du
Paradis".
D'après Jundab (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Il y avait, parmi ceux qui vous ont précédés, un homme qui eut une

tumeur inflammatoire. Ne pouvant supporter la douleur, il tira une flèche de son carquois et perça
sa tumeur. L'effusion de sang ne cessa pas alors et il en meurt. Allah dit à son sujet: "Je l'ai privé
du Paradis".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous sortîmes avec le Prophète (pbAsl) pour la conquête de Khaybar et Allah nous accorda la
victoire. Pourtant, nous n'eûmes pour butin ni or ni argent, mais surtout des objets, des aliments
et des vêtements. Nous prîmes ensuite avec l'Envoyé d'Allah la direction de Wâdî Al-Qurâ. Celuici (pbAsl) était accompagné d'un esclave que lui avait donné Rifâ`a ibn Zayd, originaire des
Judhâm de la tribu des Banû Ad-Dubayb. A Wâdî Al-Qurâ, cet esclave fut atteint d'une flèche
pendant qu'il ôtait la selle de l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Les fidèles s'écrièrent alors: "Heureux
homme! Il est martyr, ô Envoyé d'Allah!" - "Pas du tout, répondit le Prophète (pbAsl). J'en jure par
Celui qui tient l'âme de Muhammad en Son pouvoir, certes la pèlerine qu'il a dérobée du butin au
jour de Khaybar -avant le partage- lui consumera le corps!". A ces paroles, les fidèles furent
choqués. Un homme vint alors trouver le Prophète, tenant à la main un ou deux courroies de
sandales. "O Envoyé d'Allah! Voilà, dit cet homme, ce que j'ai dérobé au jour de la prise de
Khaybar". - "C'est une courroie de feu (ou ce sont deux courroies de feu)", dit le Prophète.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Après la révélation de ce verset:
O vous qui avez cru! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète,... Thâbit ibn Qays
se retira dans sa maison et dit: "Ah! Je serai au nombre des damnés!"[/b
Il[b] s'est abstenu d'aller voir le Prophète (pbAsl). Se rendant compte de son absence, l'Envoyé
d'Allah demanda de ses nouvelles à Sa`d ibn Mu`âdh, en disant: "O 'Abû `Amr! Est-ce que Thâbit
est malade?". - "Il est mon voisin, répliqua Sa`d, et je n'ai pas entendu qu'il souffre". Sa`d se
rendit aussitôt à son voisin et l'informa de ce que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait dit. Thâbit
s'exprima ainsi: "Ne voyez-vous pas que je suis visé par ce verset car c'est ma voix qui s'élève le
plus souvent au-dessus de celle du Prophète (pbAsl)? Je serai donc l'un des damnés!". Sa`d
revint auprès du Prophète (pbAsl) et lui fit part de ce que Thâbit avait dit. L'Envoyé d'Allah (pbAsl)
dit: "Non, il sera au nombre des bienheureux du Paradis".
D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
Quelques personnes s'adressèrent à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) en disant: "O Envoyé d'Allah!
Serons-nous punis pour ce que nous avons fait au temps de l'idolâtrie?" - "Celui, répondit-il, qui
fait le bien après sa conversion à l'Islam, n'en sera pas puni. Mais celui qui pèche (après sa
conversion à l'Islam), ses fautes commises avant et après l'Islam seront toutes punies".
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
Des polythéistes qui avaient commis nombre de meurtres et nombre d'adultères, vinrent trouver
Muhammad (pbAsl) et lui dirent: "Ce que vous nous dites et ce à quoi vous nous invitez est bien;
mais veuillez nous indiquer comment racheter nos fautes". C'est alors que fut révélé ce verset:
Qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu'Allah a rendue sacrée, sauf
à bon droit; et qui ne commettent pas de fornication - car quiconque fait cela encourra une
punition et ce verset: O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment ne
désespérez pas de la miséricorde d'Allah...
D'après Hakîm ibn Hizâm (qu'Allah soit satisfait de lui)
J'ai demandé à l'Envoyé d'Allah (pbAsl): "Que pensez-vous de certaines dévotions que j'ai
pratiquées au temps du polythéisme? En serai-je récompensé?". - "En adoptant l'Islam, répondit
le Prophète, tu conserves à ton actif tout le bien que tu as fait précédemment".
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand fut révélé le verset suivant:
Ceux qui ont cru et n'ont point troublé la pureté de leur foi par quelque iniquité (association),...

les compagnons du Prophète (pbAsl) en furent peinés et dirent: "Qui est celui d'entre nous qui n'a
pas quelque injustice à se reprocher?". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) leur répondit: Il ne s'agit pas de
ce que vous croyez; mais plutôt de ce à quoi avait songé Luqmân quand il disait à son fils: O mon
fils, ne donne pas d'associé à Allah, car l'association (à Allah) est vraiment une injustice énorme.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Allah excusera aux fidèles de ma Communauté le mal que leurs âmes
leur ont inspiré, tant qu'il ne sera pas traduit ni en paroles ni en actes".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a transmis ces propos d'après son Seigneur, l'Exalté: "Quand un de Mes
adorateurs veut commettre une mauvaise action, ne l'inscrivez pas à son passif tant qu'il ne l'a
pas encore accomplie; s'il l'accomplit, ajoutez à son passif une seule mauvaise action. Par
contre, s'il veut faire une bonne action, et même s'il ne l'accomplit pas, ajoutez-lui à son actif une
bonne action; mais s'il l'accomplit, ajoutez-lui dix bonnes actions".
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl), transmettant ces propos de son Seigneur, l'Exalté, a dit: "Allah écrivit les
bonnes et les mauvaises actions". Puis, il (pbAsl) explicita ceci en disant: "Quiconque forme le
dessein de faire une bonne action, même s'il ne la met pas en exécution, Allah lui inscrira à son
actif sa récompense complète; et s'il la met à exécution, Allah -que soient exaltées Sa toute
puissance et Sa gloire- lui inscrira à son actif une récompense équivalente à dix bonnes actions,
qui pourrait augmenter jusqu'à équivaloir à sept cents et même plusieurs multiples œ
uvres pies.
Par contre, quiconque a l'intention de commettre une mauvaise action sans toutefois la mettre à
exécution, Allah lui inscrira à son actif la récompense complète d'une bonne action; et s'il la met à
exécution, Allah lui inscrira une mauvaise action.
n° 3 Purification
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Quand l'un de vous est souillé par quelque impureté, il lui est indispensable de refaire ses
ablutions, pour que sa prière soit agrée".
Le récit de `Uthmân ibn `Affân (qu'Allah soit satisfait de lui):
Ayant demandé de l'eau pour faire les ablutions (Wudû'), il se lava les mains trois fois, se rinça la
bouche et s'aspira l'eau par les narines. Puis, il se lava le visage trois fois, les deux bras
jusqu'aux coudes trois fois également tout en commençant par le côté droit. Ensuite, il passa sa
main humide sur la tête, se lava les pieds jusqu'aux chevilles à trois reprises tout en commençant
par le pied droit; enfin il dit: J'ai vu l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam faire ses
ablutions de cette même façon et je l'ai entendu dire ensuite:
"[b]Quiconque fait ses ablutions comme je viens de les faire; puis prie deux rak`a sans que son
esprit fût distrait à ce moment, obtiendra le pardon de ses péchés antérieures".
Le récit de `Uthmân (qu'Allah soit satisfait de lui):
D'après 'Abû 'Anas, un jour que `Uthmân fut en train de faire ses ablutions à Al-Maqâ`id (lieu
situé près de la mosquée), il dit:
"Voulez-vous que je vous montre comment le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam faisait ses
ablutions?".
Ceci dit, il commença à faire ses ablutions, en lavant à trois reprises chacun de ses membres.
Abd-Allah ibn Zayd ibn `Asim Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui)transmet que quelques gens
lui demandèrent de leur montrer comment l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam faisait
ses ablutions. On lui apporta alors un bassin d'eau et lui de faire les ablutions comme suit: il
versa de l'eau sur ses deux mains qu'il lava trois fois. Ensuite, il introduisit sa main dans le

bassin, y puisa de l'eau dans le creux de sa main, se rinça la bouche et aspira l'eau par le nez, le
tout à trois reprises. Plongeant de nouveau sa main dans le bassin, il y puisa de l'eau pour se
laver le visage trois fois; puis puisant de nouveau de l'eau dans le bassin, il lava ses mains
chacune deux fois jusqu'aux coudes. Ceci fait, il puisa encore de l'eau et passa sa main sur la
tête en allant d'avant en arrière; enfin, il se lava les pieds jusqu'aux chevilles et dit:
"Telles étaient les ablutions du Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam ".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Que celui qui se nettoie les orifices naturels du corps après les besoins naturels (en usant de
l'eau ou de la terre), le fait à un nombre impair (c'est-à-dire une, trois, cinq, etc. fois); et que celui
qui fait ses ablutions rejette l'eau qu'il a aspirée par les narines".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Quand l'un de vous se réveille, qu'il aspire l'eau par ses narines trois fois; puis qu'il la rejette à
chaque reprise; car le diable passe la nuit sur son nez".
Abd-Allah ibn `Amr (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
A notre retour de La Mecque vers Médine en compagnie du Prophète Salla Allahou 3alayhi wa
salam , passant auprès d'une source d'eau; peu avant la prière de `asr, quelques-uns firent leurs
ablutions à la hâte. Quand nous les rejoignîmes, nous nous rendîmes compte qu'ils ne s'étaient
pas lavés les talons, le Prophète dit:
"Malheur aux talons lorsqu'ils seront exposés au feu de l'Enfer! Parachevez vos ablutions! "
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) ayant vu un homme qui ne s'était pas lavé les
talons en faisant les ablutions, le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam lui dit:
"Malheur aux talons quand ils seront exposés au feu de l'Enfer!"
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Le Jour de la Résurrection, vous aurez au front, aux mains et aux pieds des marques brillantes,
traces de vos ablutions parfaites. Que celui d'entre vous qui pourra agrandir ses marques
brillantes, le fasse (en parachevant de plus en plus ses ablutions)".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam se
rendant un jour au cimetière, il dit:
"Que la paix soit sur vous, ô Croyants de cette demeure. Nous autres, si Allah veut, nous vous
rejoindrons, je regrette de ne pas voir nos frères".
Les fidèles lui demandèrent alors:
"Ne sommes-nous pas tes frères, ô Envoyé d'Allah? ".
-"Vous êtes plutôt mes compagnons, leur répondit-il, nos frères sont ceux qui ne sont pas encore
venus au monde".
-"Comment, ô Envoyé d'Allah, sauras-tu (au Jour de la Résurrection) ceux de ta Communauté qui
ne sont pas encore venus au monde?".
-"Que pensez-vous d'un homme possédant des chevaux ayant des taches blanches aux fronts et
aux pieds, pourra-t-il les reconnaître s'ils sont parmi des chevaux noirs?".
-"Certes oui, ô Envoyé d'Allah! ".
-Ainsi, mes frères viendront (le Jour de la Résurrection) avec des marques blanches aux fronts,
aux mains et aux pieds à cause de leurs ablutions et je les devancerai au Bassin. Et il y aura en
revanche, des hommes qu'on repoussera loin de mon Bassin comme on repousse un chameau
égaré. Et moi de les appeler: "Venez-y!". Mais on me répondra: "Après ta mort, ils ont abjuré ta
religion". Je dirai alors: "Qu'ils soient exterminés! Qu'ils soient exterminés!"
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam
a dit:

"Si ce n'eût été trop imposer aux Croyants -ou, selon Zuhayr, à ma Communauté- je les aurais
ordonné de faire usage du siwâk (instrument pour se nettoyer les dents) avant chaque prière".
'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit:
"Un jour que je suis entré chez le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , je le trouvai en train
de nettoyer ses dents avec le siwâk".
Hudhayfa (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit:
"Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam avait l'habitude de frotter ses dents avec le siwâk,
quand il se réveillait la nuit pour faire les prières de Tahajjud".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"La fitra (la nature primordiale) comporte cinq exigences -ou, selon une variante, il est cinq
exigences de la fitra-: la circoncision, le rasage des poils du pubis, le rognage des ongles,
l'épilation des aisselles et la taille des moustaches".
‫حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة وعمرو الناقد وزهير بن حرب جميعا عن سفيان قال أبو بكر حدثنا ابن عيينة عن الزهري عن‬
‫سعيد بن المسيب عن أبي هريرة‬
‫عن النبي صلى ا عليه وسلم قال الفطرة خمس أو خمس من الفطرة الختان والستحداد وتقليم الظفار ونتف البط وقص الشارب‬
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam
a dit:
"Taillez court les moustaches et laissez pousser les barbes".
D'après 'Abû 'Ayyûb Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"Quand vous allez satisfaire un besoin naturel, ne faites pas face à la Qibla ni lui tournez le dos
non plus, mais orientez-vous vers l'est ou l'ouest".
'Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
"Il est des gens qui prétendent qu'il ne faut pas faire face ni à la Ka`ba ni à Jérusalem en
satisfaisant un besoin naturel. Or moi, ajouta `Abd-Allah, un jour que j'étais monté sur le toit d'une
maison, je vis l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam assis à croupetons sur deux
briques sèches pour satisfaire un besoin naturel; tout en faisant face à Jérusalem".
D'après 'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Ne tenez pas votre verge de la main droite en urinant; ne vous essuyez pas de la main droite
après la satisfaction des besoins naturels et ne respirez pas dans le vase (en buvant) ".
D'après `A'icha ;
Le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam préférait commencer par le côté droit, qu'il s'agit de
faire ses ablutions, de se peigner, ou même de se chausser.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui);
Un jour, le Prophète entra dans un jardin, suivi d'un garçon emportant un bassin rempli d'eau. Le
garçon qui était le plus jeune parmi nous, mit le basin près d'un jujubier; le Prophète Salla
Allahou 3alayhi wa salam satisfait alors ses besoins naturels; puis s'essuya avec de l'eau.
Le récit de Jarîr ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui):
Hammâm a dit: un jour, après avoir uriné, Jarîr fit ses ablutions; tout en passant sa main humide
sur ses chaussons. - "Mais, qu'est-ce que tu fais", s'exclama-t-on. - "J'ai vu l'Envoyé d'Allah Salla
Allahou 3alayhi wa salam agir de cette même sorte", répondit-il.
D'après Hudhayfa (qu'Allah soit satisfait de lui):

Un jour que j'étais en compagnie du Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , il se rendit auprès
d'un tas d'ordures où il urina étant debout. Je m'écartai alors, mais le Prophète m'appela. Je
m'approchai donc en se tenant derrière lui. Il fit ensuite ses ablutions et passa sa main humide
sur ses chaussons
D'après Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam étant sorti pour satisfaire un besoin naturel, AlMughîra le suivit en portant un petit vase plein d'eau. Quand le Prophète eut terminé, il lui versa
de l'eau. Et le Prophète de faire ses ablutions; tout en passant sa main humide sur ses
chaussons.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Quand l'un de vous se réveille, qu'il n'introduise pas sa main dans l'eau (destinée à sa
purification) à moins qu'il ne l'ait lavée trois fois; car le dormeur ne sait pas où il a posé sa main
pendant la nuit".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa
salam a dit:
"Si un chien lape dans le vase de l'un d'entre vous, qu'il fait couler son contenu et qu'il le lave
sept fois".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam a
dit:
"Que personne n'urine dans une eau stagnante; puis y puise pour faire ses ablutions".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
un bédouin se mit à uriner dans la mosquée; quelques gens se précipitèrent alors sur lui, mais le
Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam s'écria:
"Laissez-le et ne l'interrompez pas".
Quand l'homme eut fini d'uriner, le Prophète ordonna un sceau d'eau et le versa sur l'endroit
souillé.
A'icha, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"On amenait souvent les nouveau-nés auprès du Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam .
Celui-ci les bénissait (en invoquant la grâce d'Allah en leur faveur) et leur frottait l'intérieur de la
bouche avec une datte mâchée. Un jour, comme on lui amena un enfant, celui-ci urina sur les
vêtements du Prophète. Il demanda alors de l'eau et se contenta d'asperger la partie tachée".
'Umm Qays bint Mihsan (qu'Allah soit satisfait d'elle) raconte
qu'elle a apporté un jour au Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam un de ses fils qui était alors
un nourrisson et l'a mis dans son giron. Comme l'enfant urina sur les vêtements du Prophète,
celui-ci demanda de l'eau et se contenta d'asperger tout simplement l'endroit souillé.
Le récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
D'après `Alqama, un homme passa la nuit à la maison de `A'icha. Au matin, quand il se réveilla, il
se mit à laver ses habits (car il avait eu des pollutions nocturnes). L'ayant vu, `A'icha lui dit:
"Si tu vois la tache, lave-la; sinon, asperge d'eau l'endroit (que tu crois souillé) de tes habits. Je
me souviens encore d'avoir frotter à sec les taches (de l'éjaculation) des habits du Prophète Salla
Allahou 3alayhi wa salam qui alla ensuite prier; vêtu de ces mêmes habits".
'Asmâ' (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Une femme vint trouver le Prophète et lui demanda:
"Qu'est-ce qu'on a à faire de nos vêtements s'il arrive qu'ils se tachent du sang de nos
menstrues?".
"Frottez à sec l'endroit souillé, mouillez ensuite entièrement le vêtement tout en le frottant, lavez-

le enfin. Vous pourrez ensuite le porter en faisant la prière". répondit-il.
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam passa un jour par deux tombes il dit:
"Ceux qui y sont ensevelis, subirent des tortures et pourtant ce n'est pas pour des péchés
capitaux. En effet, l'un colportait des médisances; quant à l'autre, il ne se mettait pas à l'abri des
regards en urinant".
Ceci dit, il se fait apporter une palme humide, la partagea en deux, planta chacune des deux
parties devant une tombe, puis dit: "J'espère que leurs tourments seront allégés tant que ces
deux parties (de la palme) restent fraîches".
n° 4 Menstruations

`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Quand l'une des nous avait ses menstrues et que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) désirait entretenir des
rapports sexuels avec elle, il lui ordonnait de s'envelopper d'un 'izâr (sorte de pagne ajusté autour
des reins au-dessus du nombril).
D'après Maymûna (qu'Allah soit satisfait d'elle),
"Chaque fois que le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam désirait entretenir des rapports
sexuels avec une de ses femmes, ayant ses menstrues, il l'enjoignait de s'envelopper d'un 'izâr
(sorte de pagne ajusté autour des reins au-dessus du nombril)".
'Umm Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Pendant que nous étions couchés, moi et le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam , sous une
couverture de laine, j'eus mes menstrues. je m'enfuis aussitôt et allai revêtir mon costume de
menstrues". "As-tu tes menstrues?", me demanda le Prophète. - "Oui", répondis-je. Alors, il
m'appela et je me remis avec lui sous la couverture. Elle ajouta qu'elle se lavait avec le Prophète
Salla Allahou 3alayhi wa salam dans un même bassin des impuretés du coït.
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Quand il était en retraite spirituelle (I`tikâf), le Prophète (pbAsl) me tendait sa tête pour lui
peigner ses cheveux; et il ne rentrait chez lui que pour satisfaire un besoin naturel".
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) s'appuyait sur mon giron alors que j'avais mes menstrues; et récitait le
Coran".
Alî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'avais souvent d'éjaculations, mais comme j'avais honte d'interroger le Prophète (pbAsl) à ce
sujet, car j'étais son beau-fils, je chargeai Al-Miqdâd ibn Al-'Aswad de lui poser la question. Le
Prophète lui répondit alors: "Qu'il lave sa verge et fasse ses ablutions".
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Une nuit, le Prophète se leva pour accomplir ses besoins naturels. Il se lava ensuite la figure et
les mains puis se rendormit".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
Quand le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam voulait dormir alors qu'il était souillé à la suite
des rapports sexuels, il faisait d'abord ses ablutions comme pour la prière.
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
`Umar demanda le Prophète Salla Allahou 3alayhi wa salam :

"Pourra-t-on dormir étant souillé à la suite des rapports sexuels?".
-"Oui, répondit le Prophète, à condition qu'il ait fait les ablutions".
D'après 'Umm Sulaym (qu'Allah soit satisfait d'elle),
J'interrogeai l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam de ce que la femme doit faire si elle
voit un songe érotique, tout comme l'homme.
-"Si elle éjacule, répondit le Prophète, elle devra se laver".
Eprouvant un peu de honte, je demandai au Prophète:
"Est-ce que la femme éjacule? ".
-"Oui, répliqua le Prophète, sinon grâce à quoi son enfant lui ressemblerait-il. Le liquide émis par
l'homme (le sperme) est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre.
La ressemblance (de l'enfant à l'un de ses parents) dépend alors de celui des deux liquides qui
atteint l'utérus le premier".
D'après 'Umm Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle),
Je vins trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et lui demandai:
"O Envoyé d'Allah! Certes, Allah ne se gêne pas de la vérité. Eh bien! La femme doit-elle se laver
si elle voit un songe érotique?". - "Oui, répondit le Prophète (pbAsl), à condition qu'elle
s'aperçoive de l'éjaculation". - "O Envoyé d'Allah! La femme éjacule-t-elle?". - "Oui, répliqua le
Prophète, sinon, grâce à quoi son enfant lui ressemblerait-il?".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle), a dit:
"Quand le Prophète (pbAsl) se lavait à la suite du coït, il commençait par se laver les mains, puis
de sa main droite, puisait de l'eau qu'il versait dans sa main gauche pour laver sa verge. Ensuite,
il faisait ses ablutions comme pour la prière. Puis, il prenait de l'eau et faisait pénétrer ses doigts
humides dans ses cheveux jusqu'aux racines. Une fois sûr que l'eau eut atteint tout son corps, il
puisait encore de l'eau dans le creux de sa main, qu'il versait sur sa tête trois fois, puis en
inondait son corps, et se lavait, enfin, les pieds".
Maymûna (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Un jour que j'apportai au Prophète (pbAsl) un bassin d'eau pour qu'il se purifie à la suite du coït,
il se lava les mains deux ou trois fois, puisa de l'eau dans le bassin pour la verser sur sa verge
qu'il lava avec sa main gauche. Puis, il frotta fortement sa main gauche contre le sol, fit ses
ablutions comme pour la prière, puisa à trois reprises de l'eau qu'il versa sur sa tête; ensuite, il
lava le reste de son corps. Ceci fait, le Prophète s'éloigna de l'endroit où il se tenait et lava ses
pieds. Quand enfin, je lui tendis la serviette de bain, il refusa de s'en servir".
Le récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
'Abû Salama ibn `Abd-Ar-Rahman dit:
Un jour, je me suis rendu chez `A'icha avec son frère de lait. Celui-ci lui demanda comment le
Prophète (pbAsl) se lavait à la suite du coït. Elle ordonna alors un bassin rempli de près d'un sâ`
d'eau. Dérobée à nos regards par un rideau, elle se mit à faire ses ablutions majeures et répandit
trois fois de l'eau sur sa tête. Le transmetteur ajoute que les femmes du Prophète (pbAsl)
disposaient leurs cheveux en queue de cheval.
Le récit de Maymûna, femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle):
Ibn `Abbâs a dit:
"Maymûna m'a informé qu' elle faisait les ablutions majeures avec le Prophète (pbAsl) en puisant
l'eau dans un même vase".

Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit:
"Le Prophète (pbAsl) faisait ses ablutions majeures avec l'eau restante de Maymûna, une fois
celle-ci ayant terminé les siennes".
Le récit de 'Umm Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle):
Zaynab, la fille de 'Umm Salama a transmit que 'Umm Salama se lavait avec le Prophète (pbAsl)
à la suite du coït en puisant l'eau dans un même vase.
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) se lavait avec cinq makûk d'eau (un makûk équivaut à deux poignées) et
faisait ses ablutions avec un seul makûk
.
Selon Jubayr ibn Mut`im (qu'Allah soit satisfait de lui),
Etant chez l'Envoyé d'Allah (pbAsl), les Croyants discutèrent au sujet des ablutions majeures
(ghusl). L'un d'eux dit:
"Je me lave la tête tant et tant de fois". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui répondit: "Quant à moi, je
répands sur ma tête trois poignées d'eau".
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux),
la délégation de Thaqîf demanda au Prophète (pbAsl):
"La région où nous vivons est froide, comment devons-nous faire pour accomplir nos ablutions
majeures (ghusl)?" - "Quant à moi, répondit le Prophète, je répands l'eau à trois reprises sur ma
tête".
Le récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
D'après `Ubayd ibn `Umayr, `A'icha a entendu dire que `Abd-Allah ibn `Amr a ordonné aux
femmes de dénatter leurs cheveux en faisant les ablutions majeures. `A'icha s'exclama alors:
"Qu'il est étrange Ibn `Amr! Il ordonne aux femmes de dénatter leurs cheveux en faisant les
ablutions majeures! Pourquoi ne leur ordonne-t-il pas également de se raser les cheveux?! Quant
à moi, je faisais mes ablutions majeures avec le Prophète (pbAsl) en puisant l'eau dans le même
vase que lui, et je ne faisais (pour laver mes cheveux) que répandre l'eau à trois reprises sur ma
tête".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
une femme interrogea le Prophète (pbAsl) sur la façon dont elle devait se laver de ses
menstrues. Il lui donna donc des instructions sur la manière de se laver et ajouta: "Prends ensuite
un chiffon parfumé de musc au moyen duquel purifie-toi". - "Comment me purifie-je au moyen de
ce chiffon?", ajouta-t-elle. - "Gloire à Allah! riposta le Prophète, purifie-toi". A ce moment, le
Prophète détourna le visage; Sufyân ibn `Uyayna nous montra alors du doigt son visage
(grimaçant pour simuler l'attitude du Prophète à ce moment-là). `A'icha ajouta: J'attirai cette
femme vers moi et, ayant compris ce que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) voulait dire, je lui dis: "Suivez
au moyen de ce chiffon les traces de sang".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
Fâtima bint 'Abî Hubaych vint dire au Prophète (pbAsl): "O Envoyé d'Allah! Je souffre
d'écoulements de sang en dehors de mes menstrues et je n'arrive pas à me purifier, dois-je
renoncer à la prière?". - "Non, répondit le Prophète, ce sang provient d'une veine, il ne s'agit pas
des menstrues. Quand tu es indisposée, cesse de faire la prière et une fois cette période
terminée, lave-toi et fais la prière".

Selon `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
'Umm Habîba bint Jahch vint dire au Prophète (pbAsl): "Je souffre de pertes de sang en dehors
de mes menstrues". - "Cela provient d'une veine, ce ne sont point tes menstrues, lui répondit le
Prophète, lave-toi donc et fais la prière". En conséquence, elle se lavait avant chaque prière.
Selon `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
une femme lui demanda:
"Quand l'une de nous est purifiée de ses menstrues, doit-elle faire les prières qu'elle n'a pas
faites pendant cette période?". - "Es-tu donc une Harûriyya? (Al-Harûriyya: une obédience des
Schismatiques appartenant à l'endroit de Harûrâ'), répondit `A'icha; du temps du Prophète
(pbAsl), aucune de nous n'était ordonnée de compenser les prières qu'elle a manquées pendant
ses menstrues".
'Umm Hâni' bint 'Abî Tâlib (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"L'année de la conquête (de La Mecque), je me rendis chez le Prophète (pbAsl) et le trouvai en
train de faire ses ablutions majeures, tandis que sa fille Fâtima le dérobait aux regards à l'aide
d'une robe".
Maymûna (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Un jour, j'apportai de l'eau au Prophète (pour qu'il s'en serve dans ses ablutions majeures) et
pendant qu'il se lavait, je le cachais des regards".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: Les israélites se lavaient tout nus, les uns regardant les parties intimes
des autres; tandis que Moïse (Mûsa) (que la paix d'Allah soit sur lui) se mettait à l'écart pour se
laver. - "Par Dieu, dirent les israélites, ce qui empêche Mûsa de se laver parmi nous, c'est qu'il a
une varicocèle". Un jour que celui-ci était allé se laver, il posa ses vêtements sur une pierre.
Celle-ci s'empara de ses vêtements et s'enfuit et Mûsa de se mettre à sa poursuite, en criant:
"Pierre, mon vêtement! Pierre, mon vêtement!". La pierre s'arrêta et c'est alors que les israélites
purent voir les parties intimes de Mûsa; ils dirent alors: "Par Dieu! Mûsa n'a aucune infirmité". Il
(Mûsa) reprit son vêtement et se mit ensuite à frapper la pierre. 'Abû Hurayra ajouta: "Par Dieu!
Ces coups imprimèrent sur la pierre six ou sept marques".
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux),
alors que l'Envoyé d'Allah transportait avec Al-`Abbâs des pierres pour la reconstruction de la
Ka`ba, Al-`Abbâs lui dit:
"Pourquoi ne pas enlever ton izâr (pagne) et le mettre sur tes épaules au-dessous des pierres?".
Le Prophète ôta son vêtement; le plaça sur ses épaules, mais il tomba bientôt évanoui; fixa ses
yeux sur le ciel; puis se leva en s'écriant: "Mon izâr! Mon izâr". Il le remit ensuite autour de ses
reines.
D'après 'Abû Sa`îd Al-khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ayant envoyé chercher un homme des 'Ansâr; celui-ci arriva la tête
dégouttant de l'eau de bain. "Peut-être dit alors le Prophète, t'avons-nous hâté (alors que tu couchais avec ta femme)?". "Oui", répondit l'homme. - "Quand tu seras pressé ainsi ou que tu n'auras pas éjaculé, tu n'as pas
à te laver, mais fais seulement tes ablutions".

'Ubayy ibn Ka`b (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai posé la question au Prophète (pbAsl) au sujet du coït interrompu (avant l'éjaculation). "Dans ce cas, répliqua le Prophète, que l'homme lave les parties qui ont été en contact avec la
femme et fasse ses ablutions pour accomplir la prière".
`Uthmân ibn `Affân (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte que
Khâlid ibn Zayd Al-Juhanî lui demanda:
"Que penses-tu du cas où l'homme accomplit un coït interrompu?" - "Il doit, répondit `Uthmân,
faire l'ablution telle qu'il la pratique pour la prière et laver sa verge; voilà ce que j'ai entendu le
Prophète (pbAsl) dire à ce sujet.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit:
"Si l'homme se place entre les cuisses et les jambes de la femme et qu'il y a pénétration, le Ghusl
(ablution majeure) sera donc obligatoire".
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) après avoir mangé de l'épaule de mouton, pria sans refaire ses ablutions.
Amr ibn 'Umayya (qu'Allah soit satisfait de lui) raconte
qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dépecer une épaule de mouton et en manger; puis, il a prié
sans refaire ses ablutions.
D'après Maymûna, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle),
le Prophète (pbAsl) mangea chez elle de l'épaule de mouton et pria ensuite sans refaire ses
ablutions.
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ayant bu du lait, se fit apporter de l'eau et se rinça la bouche; puis dit:
"C'est parce que le lait contient de la graisse".
`Abd-Allah ibn Zayd ibn `Asim Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
On posa la question au prophète (pbAsl) au sujet de l'homme croyant avoir lâché des vents
pendant la prière.
"Qu'il n'interrompt pas la prière tant qu'il n'a pas entendu du bruit ou senti quelque odeur",
répondit le Prophète.
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) passa un jour auprès d'un mouton crevé qui avait été offert en aumône à
une affranchie de Maymûna. "Pourquoi, dit-il, ne profitez-vous de sa peau; tannez-la et en faites
usage?" - "C'est un animal crevé", répondit-on. "Il est interdit seulement d'en manger", reprit le Prophète
.
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Nous étions partis avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour une de ses expéditions quand, arrivés à AlBaydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour
le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un
point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite, les fidèles allèrent trouver 'Abû Bakr et
lui dirent:

"Ne vois-tu pas ce qu'a fait `A'icha; elle a obligé l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et ses Compagnons à
s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux".
'Abû Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl), la tête posée sur ma cuisse,
s'était endormi. "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un
point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux".
Et 'Abû Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût à Allah de
lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que (la
peur de déranger) l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui dormait sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) se
leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Allah révéla le verset concernant les
ablutions à sec et on les fit. - "O famille de 'Abû Bakr, s'écria 'Usayd ibn Al-Hudayr, un des
nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta `A'icha, quand nous fîmes
lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal".
D'après `Ammâr (qu'Allah soit satisfait de lui),
Chaqîq a dit:
J'étais assis avec `Abd-Allah et 'Abû Mûsa Al-'Ach`arî. 'Abû Mûsa lui dit: "O 'Abû `Abd-ArRahman! Si un homme est en état d'impureté majeure et qu'il ne trouve pas d'eau durant un
mois, comment fera-t-il pour accomplir la prière?". - "Il ne doit pas faire les ablutions à sec, même
s'il ne trouve pas d'eau pendant un mois", répondit `Abd-Allah. - "Et alors, reprit 'Abû Mûsa,
comment conçois-tu ce verset de la sourate Al-Mâ'ida: ' et.. que vous ne trouviez pas d'eau, alors
recourez à la terre pure... ', répliqua 'Abû Mûsa. - "Si, répliqua `Abd-Allah, on admet cette
tolérance, on se hâtera, quand l'eau est froide, de faire les ablutions à sec", dit `Abd-Allah. 'Abû
Mûsa reprit: N'as-tu pas entendu ce que `Ammâr avait dit: "L'Envoyé d'Allah (pbAsl) m'a expédié
en mission pour une affaire. Comme je me suis trouvé en état d'impureté majeure et que je n'ai
pas trouvé d'eau, je me suis mis à se vautrer sur la terre tel le fait une bête. De retour, lorsque j'ai
raconté la chose au Prophète, il m'avait dit: Il t'aurait suffi de faire ceci. Et, ce disant, il frappa le
sol de ses paumes une seule fois, puis frotta l'une contre l'autre; puis les revers de ses mains et
son visage".
'Abû Al-Juhaym ibn Al-Hârith ibn As-Samma Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"L'Envoyé d'Allah (pbAsl) s'avançait de la direction de Bi'r Jamal, lorsqu'il fit la rencontre d'un
homme qui le salua. Le Prophète ne lui rendit pas le salut, jusqu'à ce qu'ayant touché un mur, il
passa (de la terre du mur) sur son visage et ses mains, puis il lui rendit le salut".
Le récit de 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui):
'Abû Râfi` a transmit d'après 'Abû Hurayra qu'un jour, étant encore souillé à la suite du coït, il
rencontra le Prophète dans une des rues de Médine. Il s'esquiva alors et alla faire ses ablutions
majeures. Quand il revint, le Prophète lui dit: "Où étais-tu donc allé, 'Abû Hurayra?". - "O Envoyé
d'Allah! Quand tu m'as rencontré, j'étais encore souillé à la suite du coït et n'ai pas voulu rester
en ta compagnie, répondis-je, qu'étant purifié". - "Gloire à Allah!, s'écria l'Envoyé d'Allah (pbAsl),
sache que le Croyant ne souille jamais".
'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Chaque fois que le Prophète (pbAsl) allait aux lieux d'aisances: - selon la version de Huchaym,
allait aux latrines - il disait "Seigneur! Je me réfugie auprès de Toi contre les démons et les
démones".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
On fit le second appel à la prière, alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait un aparté avec un
homme. Quand enfin il vînt présider la prière, ses Compagnons étaient déjà endormis.

n° 5 Prière (Salât)

`Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Au début de leur arrivée à Médine, les musulmans se réunissaient à l'attente des prières tant que
personne n'y faisait l'appel. Un jour, comme on s'entretenait de ce sujet, un des fidèles dit:
"Servez-vous d'une cloche à l'exemple des chrétiens".
-"Non, dit un autre, recourez-vous à une trompette à l'exemple des juifs".
- "[b]Pourquoi, demanda `Umar, ne chargeriez-vous pas un homme de faire l'appel à la prière?".[/
b]
L'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam dit alors: "O Bilâl! Lève-toi et appelle à la prière".
Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Bilâl reçut l'ordre de faire à pair le premier appel à la prière et à impair le second appel".
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam avait deux muezzins: Bilâl et Ibn 'Umm Maktûm,
l'aveugle
D'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi
wa salam a dit:
"Quand vous entendez l'appel à la prière, répétez exactement ce que dit le muezzin".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa
salam a dit:
"Lorsqu'on fait l'appel à la prière, Satan prend la fuite en lâchant des vents afin de ne pas
l'entendre. Une fois le premier appel terminé, il revient et cherche à insinuer jusqu'au moment où
l'on fait le second appel à la prière (al-'iqâma). Il s'en va donc de nouveau pour ne pas l'entendre;
mais une fois ce dernier appel terminé, il retourne et cherche à insinuer".
`Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai vu l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam , commençant la prière, élever ses mains
à la hauteur de ses épaules. Il fait de même avant et après l'inclination; mais, pas entre les deux
prosternations".
D'après Mâlik ibn Al-Huwayrith (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Qilâba transmet qu'il a vu Mâlik ibn Al-Huwayrith, en commençant la prière, prononcer le
takbîr, puis élever les mains. Et quand il voulait s'incliner, il élevait les mains; et faisait de même
quand il relevait la tête après l'inclination. Il ajouta que l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa
salam agissait de la sorte.
Le récit de 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui):
'Abû Salama ibn `Abd-Ar-Rahman a transmit que 'Abû Hurayra, ayant dirigé la prière des fidèles,
prononçait le takbîr chaque fois qu'il se baissait ou qu'il se relevait. La prière terminée, il disait:
"Par Dieu! Je suis celui de vous qui fait la prière la plus exactement semblable à celle que faisait
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam ".

D'après `Imrân ibn Husayn (qu'Allah soit satisfait des deux),
Mutarrif ibn `Abd-Allah a dit:
"Je fis avec `Imrân ibn Husayn la prière dirigée par `Alî ibn 'Abî Tâlib. Celui-ci prononçait le takbîr
à chaque fois qu'il se prosternait; relevait la tête ou se mettait debout après les deux rak`a. A
l'issue de la prière, `Imrân me prit par la main et me dit:
"La prière que vient de nous faire cet homme est celle de Muhammad" - ou, suivant une variante
- "Cet homme vient de me rappeler la prière de Muhammad (pbAsl)".
D'après `Ubâda ibn As-Sâmit (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"La prière de celui qui n'a pas récité Al-Fâtiha (le premier chapitre du Coran) n'est pas valable".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam a dit:
"La prière n'est jamais valable sans la récitation du Coran".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam se trouvant à la mosquée, un homme entra, fit sa
prière, puis salua l'Envoyé d'Allah Salla Allahou 3alayhi wa salam .
Celui-ci lui rendit son salut et lui dit:
"Va recommencer ta prière, car tu ne l'as pas faite".
L'homme retourna faire la prière comme il l'avait faite la première fois, puis revint saluer de
nouveau l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui lui redit:
"Va recommencer ta prière, car tu ne l'as pas faite".
Cette scène se produisit trois fois.
L'homme dit enfin: "Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je ne sais pas faire mieux; enseignemoi ce qu'il faut faire".
- "Quand tu te lèves pour faire la prière, répliqua le Prophète, prononce d'abord le takbîr, récite
ensuite ce que tu connais du Coran, puis incline-toi tranquillement, relève-toi et reste debout bien
d'aplomb. Puis, prosterne-toi tranquillement; enfin redresse-toi et reste assis bien d'aplomb. Agis
ainsi dans toute la prière".
'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai été dirigé dans la prière tour à tour par l'Envoyé d'Allah, 'Abû Bakr, `Umar, et `Uthmân et je
n'ai entendu personne parmi eux réciter de vive voix: (Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le
Très Miséricordieux)".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
un jour que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était parmi ses Compagnons il s'assoupit, aussitôt il relevait
la tête en souriant. - "O Prophète d'Allah, dîmes-nous, pourquoi souriez-vous?" Il dit: - "Une
sourate venait de m'être révélée", il récitait Nous t'avons certes accordé l'Abondance (AlKawthar). Accomplis la Salâ pour ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te hait sera certes, sans
postérité. - "Savez vous ce que c'est que le Kawthar?", demanda le Prophète. - "Allah et Son
Envoyé le savent mieux", répondîmes-nous. - "C'est un fleuve qu'Allah -à Lui la puissance et la
gloire- m'a promis, où abondent les biens; c'est un bassin où arrivera ma Communauté pour
boire, le Jour de la Résurrection et dont les cruchons seront au nombre des étoiles. On y interdira
l'accès à certains de ma Communauté, et quand je m'écrierai en disant: O Allah! Il fait partie de
ma Communauté. Allah me répondra: Tu ne sais donc pas ce qu'ils ont fait après ton départ".

Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand nous faisions la prière présidée par l'Envoyé d'Allah (pbAsl), nous disions: "Que la paix
soit sur Allah, que la paix soit sur untel ou untel". Un jour, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) se tourna vers
nous et dit: "Certes Allah est la Paix. Quand vous vous asseyez (pour faire le taslîm) à la fin de la
prière, dites: Salutations, prières et bonnes œ
uvres, toutes vont à Allah. Que la paix soit su toi, ô
Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur
tous les vertueux serviteurs d'Allah. -Cette dernière invocation sera en faveur de tout vertueux
serviteur d'Allah sur la terre comme dans le ciel- Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité en dehors
d'Allah; et je témoigne que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé. Enfin, demandez à
Allah ce que vous voudrez".
D'après Ka`b ibn `Ujra (qu'Allah soit satisfait de lui),
`Abd-Allah ibn 'Abî Laylâ dit qu'ayant rencontré Ka`b ibn `Ujra, celui-ci lui dit:
Ne veux-tu pas que je te fasse un cadeau? Eh bien! L'Envoyé d'Allah (pbAsl) étant venu un jour
nous trouver, nous lui dîmes: "O Envoyé d'Allah, tu nous as enseigné comment il fallait te saluer;
mais comment faut-il faire pour prier pour toi". - "Dites, nous répondit-il: Grand Seigneur! Priez
pour Muhammad et pour la famille de Muhammad comme Vous avez prié pour la famille d'
Abraham('Ibrâhîm). Vous êtes vraiment, digne de louange et de glorification! Grand Dieu!
Bénissez Muhammad et la famille de Muhammad comme Vous avez béni la famille de 'Ibrâhîm.
Vous êtes vraiment, digne de louange et de glorification".
'Abû Humayd As-Sâ`idî (qu'Allah soit satisfait de lui) raconte que
les Compagnons dirent:
"O Envoyé d'Allah, comment devons-nous prier pour toi?". - "Dites, répondit l'Envoyé d'Allah:
Grand Seigneur! Priez pour Muhammad, pour ses femmes et pour sa postérité, comme Vous
avez prié pour la famille d' Abraham ('Ibrâhîm). Et Bénissez Muhammad, ses femmes et sa
postérité, comme Vous avez béni la famille de 'Ibrâhîm. Vous êtes vraiment, digne de louange et
de glorification!".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
Quand l'imam dit: "Allah écoute celui qui Le loue", dites: "O Allah, notre Seigneur, à Toi
appartient la louange". Celui qui prononce ces paroles; en même temps que les Anges, obtiendra
la rémission des ses péchés antérieurs.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Aussitôt que l'imam dira: "Amen!". Dites-le également, car les
Anges le disent; et celui qui dit "Amen" en même temps que les Anges, Allah lui pardonnera tous
ses péchés antérieurs.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte que
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) étant tombé de cheval, s'écorcha le côté droit. Et nous d'aller lui rendre
visite. L'heure de la prière étant venue, il la dirigea tout en restant assis et nous-mêmes nous
priâmes étant assis. A l'issue de la prière, le Prophète dit:
"L'imam a été institué pour qu'on le suive. Quand il prononce le takbîr, prononcez-le; s'il
prosterne, prosternez-vous, et lorsqu'il relève la tête, relevez-la. Enfin, quand il dit: (Allah écoute
celui qui Le loue), dites: (Seigneur et à Toi appartient la louange). Et s'il prie assis, priez tous
assis".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle)
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant tombé malade, reçut la visite d'un nombre de ses Compagnons. Il

les dirigea dans la prière tout en restant assis. Comme ils se levaient pour prier, il leur fit signe de
s'asseoir. Ils s'assirent donc et une fois la prière terminée, il leur dit: "L'imam a été institué pour
qu'il soit suivi: Quand il s'incline, inclinez-vous; s'il se redresse; redressez-vous et s'il prie étant
assis, priez assis également".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
L'imam a été institué pour être suivi. Imitez donc de près ses actes: s'il prononce le takbîr,
prononcez-le; s'il dit: "Allah écoute celui qui Le loue", dites: "Allah, notre Seigneur! A Toi
appartient la louange"; s'il se prosterne, prosternez-vous; et s'il prie assis, priez tous assis.
Le récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
`Ubayd-Allah ibn `Utba a dit: J'entrai chez `A'icha et lui dis: "Ne voudrais-tu pas me parler de la
maladie de l'Envoyé d'Allah (pbAsl)?" - "Si!", répondit-elle. Elle commença alors en ces termes:
"L'état du Prophète (pbAsl) s'était aggravé sous l'effet de la maladie. Or, il demanda si les fidèles
avaient fait la prière. - "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah". - "Qu'on
mette de l'eau dans le bassin", dit-il. Nous en mîmes; il se lava et voulut ensuite se lever, mais il
tomba évanoui. Revenu à lui, il demanda de nouveau si les fidèles avaient fait la prière. - "Non,
lui répondîmes-nous, ils t'attendent ô Envoyé d'Allah". Il nous ordonna de lui mettre de l'eau dans
le bassin; se lava, essaya de se lever; mais retomba évanoui. Ayant ensuite repris ses sens, il
demanda encore: "Les fidèles ont-ils fait la prière?". - "Non, répliquâmes-nous, pas encore, ils
sont toujours dans ton attente". Il ordonna de mettre de l'eau dans le bassin; se lava, essaya de
se lever et encore une fois tomba en syncope. Une fois revenu à lui, il dit: "Les fidèles ont-ils fait
la prière?". - "Non, répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah!". Réunis dans la mosquée,
les fidèles attendaient l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour faire la prière de `ichâ' (du soir)". Alors, le
Prophète (pbAsl) envoya chercher 'Abû Bakr pour présider la prière. Le messager alla trouver
celui-ci et lui dit: "L'Envoyé d'Allah (pbAsl) t'enjoint de présider la prière des fidèles". 'Abû Bakr,
qui était tendre du cœ
ur, s'adressa alors à `Umar en lui disant: "Préside toi-même la prière". - "Non,
reprit `Umar, toi tu en as plus de droit". 'Abû Bakr présida donc la prière durant ces jours. Puis,
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), sentant un jour une légère amélioration, sortit de chez lui, appuyé sur
deux personnes dont Al-`Abbâs et se rendit à la prière de zhuhr (de midi) que 'Abû Bakr présidait.
A la vue du Prophète, 'Abû Bakr voulut reculer, mais, d'un geste, le Prophète (pbAsl) l'enjoignit de
ne pas bouger et, s'adressant aux deux personnes qui le soutenaient, il dit: "Faites-moi asseoir à
côté de 'Abû Bakr ". On déféra à cet ordre: 'Abû Bakr, étant debout, suivit la prière du Prophète et
les fidèles suivirent celle de 'Abû Bakr. Durant ce temps, le Prophète (pbAsl) demeura assis.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Bakr dirigeait la prière des fidèles durant la maladie qui avait emporté l'Envoyé d'Allah
(pbAsl). Un lundi, pendant qu'ils étaient rangés pour la prière, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) souleva le
rideau de la chambre et se mit à les regarder. Il se tenait debout, son visage ressemblait à un
papier de parchemin et il souriait. Nous fûmes si émus de la joie de le revoir. Quant à 'Abû Bakr,
il se mit à reculer pour gagner sa place parmi la rangée des fidèles, pensant que le Prophète
(pbAsl) allait venir diriger lui-même la prière. Mais, d'un geste, le Prophète (pbAsl) nous fit signe
d'achever la prière et laissa ensuite retomber le rideau. Le même jour l'Envoyé d'Allah (pbAsl)
rendit le dernier soupir.
D'après 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
Le Prophète (pbAsl) tomba gravement malade. Il dit alors:
"Donnez l'ordre à 'Abû Bakr de diriger les fidèles dans la prière". - "'Abû Bakr, fit observer `A'icha,
est un homme au cœ
ur tendre; quand il se tiendra à ta place il sera incapable de diriger les fidèles
dans la prière". - "Donne l'ordre à 'Abû Bakr de diriger les fidèles dans la prière, reprit-il. Vraiment
vous êtes telles les dames de Joseph (vous discutez trop et vous insistez trop)!". 'Abû Bakr

dirigea ainsi les fidèles dans la prière du vivant de l'Envoyé d'Allah (pbAsl).
D'après Sahl ibn Sa`d As-Sâ`idî (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était allé chez les Banû `Amr ibn `Awf pour rétablir la paix parmi eux.
Comme l'heure de la prière était arrivée, le muezzin vint trouver 'Abû Bakr et lui dit:
"Veux-tu présider la prière pour que je fasse le second appel?". - "Oui", répondit-il. 'Abû Bakr
présida la prière, mais au cours de laquelle, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) arriva à la mosquée. Il se
fraya un passage à travers les fidèles et se mit au premier rang. Les fidèles battirent des mains
(pour attirer l'attention de l'imam), mais 'Abû Bakr ne se retourna pas et continua sa prière. Puis,
comme les fidèles faisaient plus de bruit, il se retourna et aperçut l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Celuici lui fit signe de demeurer en sa place. 'Abû Bakr éleva les mains et loua Allah, à Lui la
puissance et la gloire, pour l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Ensuite, il
recula et alla prendre place au premier rang parmi les fidèles. Alors l'Envoyé d'Allah (pbAsl)
s'avança, fit la prière et quand elle fut achevée il dit: "O 'Abû Bakr, qu'est-ce donc qui t'a
empêché de rester à ta place puisque je t'en avais donné l'ordre?". - "C'est, répondit 'Abû Bakr,
qu'il n'appartenait pas au fils de 'Abû Quhâfa (surnom de 'Abû Bakr) de diriger la prière en
présence de l'Envoyé d'Allah (pbAsl)". Puis, s'adressant aux fidèles, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit:
"Pourquoi donc avez-vous tapé des mains si bruyamment? Celui d'entre vous qui, étant en
prière, voulut exprimer quelque chose, qu'il glorifie Allah car cette glorification attire l'attention de
l'imam. Seules les femmes sont autorisées à claquer des mains pour cette fin".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit:
"(Pour attirer l'attention de l'imam), les hommes sont autorisés à dire: "Gloire à Allah"; quant aux
femmes, qu'elles claquent des mains".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous a dirigés un jour dans la prière. Après l'avoir terminée, il dit à l'un
des fidèles:
"N'améliores-tu pas ta prière?! Le fidèle n'observe-t-il pas la façon dont il accomplit sa prière?
C'est pour son bien qu'il prie. Par Dieu! Certes je vous vois par derrière mon dos comme je vous
vois d'en face".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit:
"Parachevez vos inclinations et vos prosternations. Par Dieu! Je vous vois par derrière moi - ou
peut-être, suivant une variante: (Par derrière mon dos) -, chaque fois que vous vous inclinez et
que vous vous prosternez".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Muhammad (pbAsl) a dit:
"Ne craint-il pas, celui qui relève la tête avant l'imam, qu'Allah change sa tête en une tête d'âne?"
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Egalisez bien vos rangs, car se mettre bien en rang fait partie de la perfection de la prière".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:

"Complétez les rangs, car je vous vois par derrière mon dos".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Mettez-vous bien en rang pendant la prière, car ceci tient de la perfection de la prière".
D'après An-Nu`mân ibn Bachîr (qu'Allah soit satisfait de lui),
j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire:
"Egalisez vos rangs, sinon Allah ferait détourner vos visages les uns des autres (allusion à la
haine et l'hostilité qui risquent d'être semées dans les cœ
urs)".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Si les fidèles savaient les bienfaits de l'appel à la prière et du premier rang (dans la prière
communautaire) et qu'ils ne trouvaient d'autres moyens pour en profiter que le tirage au sort,
certes ils auraient tiré au sort. S'ils savaient les bienfaits du réveil de bonne heure, ils se seraient
hâtés à y accourir. Et enfin, s'ils savaient les bienfaits de faire la prière de `ichâ' (du soir) et celle
de subh (matin), ils y auraient rendus même en traînant sur le sol".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit:
"Si vous savez les bienfaits d'occuper le premier rang (pendant la prière communautaire); vous
essayerez d'y prendre place même en recourant au tirage au sort".
Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai vu des hommes qui avaient noué leurs 'izârs (pagne qui doit être ajusté autour et au-dessus
des reins) autour de leur cou, comme le font les enfants, à cause du rétrécissement de ces
vêtements, en priant derrière le Prophète (pbAsl); et on recommandait aux femmes de ne pas
relever la tête avant que les hommes ne se soient complètement assis".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit:
"Lorsque la femme de l'un d'entre vous lui demande l'autorisation de se rendre à la mosquée,
qu'il ne l'en empêche pas".
`A'icha, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Si l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait vu les innovations des femmes, il leur aurait interdit la mosquée
comme on l'avait interdit aux femmes des israélites. - "Comme, ajouta Ibn Sa`îd, j'ai demandé à
`Amra (la narratrice du récit de `A'icha) s'il était défendu aux femmes des israélites d'aller aux
synagogues, elle m'a répondu par l'affirmative".
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
Ces paroles divines: Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse pas trop, furent
révélées alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) professait l'Islam en sourdine à La Mecque. Quand il
célébrait la prière avec ses Compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran. Les polythéistes,
l'entendant, blasphémaient le Coran, Celui qui l'avait révélé et celui qui le transmettait. Aussi
Allah dit-Il à Son Prophète: Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute pour que les polythéistes
n'entendent pas ta récitation et... ne l'y abaisse pas trop pour que tes Compagnons puissent
t'entendre. Mais cherche le juste milieu entre les deux; c'est-à-dire fait en sorte que ta voix en

récitant ne soit ni très haute ni très basse
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse pas trop, Ce verset a été révélé au
sujet des invocations (dans la prière).
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui)
ce verset coranique: Ne remue pas ta langue... fut révélé parce que l'Envoyé d'Allah (pbAsl),
quand Gabriel lui apportait la Révélation, par crainte d'oublier, s'efforçait de répéter (ce que lui
révèle l'archange) en remuant sa langue et ses lèvres. Alors Allah lui révéla ces versets: Ne
remue pas ta langue pour hâter sa récitation: puis Son rassemblement dans ton cœ
ur et sa fixation
(dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. -C'est-à-dire qu'il incombe à
Allah de rassembler le Coran dans le cœ
ur du Prophète et de le lui faire réciter-. Quant à ce verset:
Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation, il y s'agit d'exhorter le Prophète à prêter une
oreille attentive aux versets révélés. Et dans ce verset: A nous ensuite incombera son explication
montre que l'explication du Coran sera également révélée au prophète. Depuis ce temps, chaque
fois que Gabriel venait trouver l'Envoyé d'Allah, celui-ci l'écoutait attentivement, puis après son
départ, il put réciter le Coran exactement comme Allah le lui avait promis.
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) ne vut jamais de djinns ni ne récita du Coran pour eux. L'Envoyé d'Allah
(pbAsl) s'était mis en route pour la foire de `Ukâz, avec un groupe de ses Compagnons. A ce
temps, les diables, qui venaient surprendre les secrets du Ciel, avaient été éloignés et chassés
par des flammes dirigées contre eux. Ces diables étant retournés vers leurs compagnons, ceuxci leur demandèrent ce qui leur était arrivé. - "Nous avons été écartés du Ciel et empêchés d'en
surprendre les secrets, répondirent-ils, et des flammes ont été lancées contre nous". - "Il faut,
répliquèrent les autres, qu'un événement nouveau ait surgi pour qu'on vous ait éloignés des
secrets du Ciel. Parcourez donc la terre entière et voyez quel est celui qui s'est interposé entre
vous et les secrets du Ciel". Les diables se mirent à la recherche et ceux d'entre eux qui s'étaient
dirigés du côté du Tuhâma trouvèrent le Prophète à Nakhl alors qu'il faisait route avec ses
Compagnons vers la foire de `Ukâzh. Au moment de leur arrivée, le Prophète et ses
Compagnons faisaient la prière de fajr (l'aurore). Quand les diables entendirent la récitation du
Coran, ils prêtèrent l'oreille et dirent ensuite: "Par Dieu! voici celui qui s'est interposé entre nous
et les secrets du ciel". Aussitôt ils retournèrent vers leurs compagnons et leur dirent: "Frères,
Nous avons certes entendu une Lecture (le Coran) merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous
y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur. Ce fut alors qu'Allah révéla
à Son Prophète (pbAsl) les paroles suivantes: Dis: Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns
prêtèrent l'oreille, puis dirent:......
'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Durant les deux premières rak`a des prières de zhuhr et de `asr, le Prophète récitait le premier
chapitre du Coran (Al-Fâtiha) et deux autres sourates. Parfois, il récitait les versets de vive voix. Il
allongeait la première rak`a de la prière de zhuhr, et en raccourcissait la seconde. Il faisait de
même pendant les deux rak`a de la prière de subh (du matin)".
D'après 'Abû Barza (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), durant la prière de subh (du matin), l'Envoyé d'Allah (pbAsl) récitait de
soixante à cent versets coraniques.
D'après Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) étant en voyage, récita durant l'une des deux rak`a de la prière de `ichâ' la

sourate commençant par: "Par le figuier et l'olivier".
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui),
Mu`âdh ibn Jabal faisait la prière avec le Prophète (pbAsl), puis, allait diriger la prière des siens.
Or un soir, après avoir fait la prière de `ichâ' avec le Prophète (pbAsl), il alla trouver les siens et
présida la prière en la commençant par la sourate d'Al-Baqara. Un homme quitta aussitôt la
prière en commun, fit le taslîm et accomplit la prière en solitaire. L'ayant achevée, on l'accuse
d'hypocrisie. Et lui de répondre: "Non, par Dieu! J'irai trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour lui
raconter ce qui s'est arrivé". Arrivé chez l'Envoyé d'Allah (pbAsl), il dit: "O Envoyé d'Allah, nous
gardions des chameaux qui servent à distribuer l'eau, nous travaillions toute la journée; et
Mu`âdh a fait la prière de `ichâ' avec vous; puis en nous présidant dans la prière, il l'a entamée
par la récitation de la sourate d'Al-Baqara". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) alla trouver Mu`âdh et lui dit:
"O Mu`âdh, est-ce que tu veux décourager les fidèles de faire la prière? Récite telle et telle
sourate! Sufyân transmet avoir dit à `Amr que, selon 'Abû Az-Zubayr, Jâbir dit que le Prophète
conseillait de réciter: "Par le soleil et par sa clarté!" (sourate n° 91, Ach-Chams); "Par le jour
montant!" (sourate n° 93, Ad-Duhâ); "Par la nuit quand elle enveloppe tout!" (sourate n° 92, AlLayl); "Glorifie le nom de ton Seigneur le Très-Haut! (sourate n° 87, Al-'A`lâ)"; `Amr ajoute que
c'était presque cela.
D'après 'Abû Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et lui dit:
"Je n'assiste pas à la prière communautaire de subh (du matin) à cause d'untel qui l'allonge trop".
Jamais de la vie, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) se mettre dans une telle colère en
admonestant. - "O gens!, s'écria-t-il, certains parmi vous font fuir les fidèles! Celui qui dirige les
gens dans la prière doit l'alléger; car, il y a, parmi eux, des vieillards, des gens faibles et d'autres
qui ont des préoccupations".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète d'Allah (pbAsl) a dit:
"Quiconque, parmi vous, dirige la prière des fidèles, qu'il l'allège, car il est parmi eux: des petits,
des personnes âgées, des faibles et des malades. S'il prie en solitaire, qu'il l'allonge autant qu'il
voudra".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) abrégeait la durée de la prière, tout en l'accomplissant à la perfection.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Si le Prophète (pbAsl) entendait les pleurs d'un enfant accompagnant sa mère (pendant la prière
communautaire), il récitait de préférence des courtes sourates (afin de terminer vite la prière)".
Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"En considérant la prière de Muhammad (pbAsl), je trouvai qu'il faisait durer d'une façon à peu
près égale le temps de sa station (pour réciter le Coran); de son inclination et de son
redressement de l'inclination; de ses deux prosternations et de l'intervalle qui les sépare. De
même, il reste autant, assis, après avoir fait la salutation finale (taslîm) et avant de s'en aller".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Je ferai de mon mieux pour vous diriger dans la prière, comme j'ai vu l'Envoyé d'Allah (pbAsl)
faire en présidant la nôtre". Thâbit dit: Alors 'Anas a prié d'une manière que vous autres ne
suivent pas: Quand il relevait la tête, après l'inclination, il restait debout si longtemps qu'on dirait:
"Il a oublié (le reste de la prière)", et quand il relevait la tête après la prosternation, il restait assis

si longtemps qu'on dirait: "Il a oublié".
Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Les fidèles faisaient la prière en commun présidée par l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Lorsque celui-ci
relevait la tête après l'inclination, je n'ai vu personne parmi nous courbant son échine jusqu'à ce
que le Prophète n'étendît son front à terre. Alors seulement tous les fidèles tombèrent
prosternés".
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) disait fréquemment, pendant ses inclinations et prosternations: "Gloire à
Toi, ô Allah, notre Seigneur! Par Ta louange, Seigneur, pardonne-moi!". Il faisait ainsi une
application du Coran.
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) reçut l'ordre de se prosterner sur sept membres (du corps) et de ne pas
ramasser ses cheveux ni réunir les pans de ses vêtements".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Gardez la juste mesure lors de la prosternation. Qu'aucun de vous n'étend les bras tel le chien
(qui étend les pattes, c'est-à-dire tout l'avant-bras à terre, depuis les doigts jusqu'aux coudes)".
D'après `Abd-Allah ibn Mâlik ibn Buhayna (qu'Allah soit satisfait de lui),
lorsque l'Envoyé d'Allah (pbAsl) priait, il tenait ses mains écartées l'une de l'autre à tel point qu'on
apercevait la blancheur de ses aisselles
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
lorsqu'il sortait, le jour de fête, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) donnait l'ordre d'apporter une pique qu'il
plantait devant lui et se mettait à faire la prière, tandis que les fidèles se rangeaient derrière lui. Il
faisait de même pendant ses voyages; et les émirs avaient suivi ensuite son exemple.
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) priait en mettant sa chamelle en travers devant lui dans la direction de la
Qibla.
'Abû Juhayfa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je suis allé rencontrer l'Envoyé d'Allah (pbAsl) alors qu'il était à Al- 'Abtah, campant dans une
tente en cuir rouge. Bilâl apportait l'eau des ablutions du Prophète et les Compagnons se
hâtaient, alors, de recueillir de cette eau. Tous ceux qui avaient réussi à en prendre quelques
gouttes, en répandaient sur ceux qui n'avaient pas pu en obtenir. Le Prophète (pbAsl) sortit, vêtu
d'une tunique rouge; il me semble encore voir la blancheur de ses jambes. Il fit ses ablutions,
Bilâl appela à la prière et je me mis à suivre la direction de sa bouche de-ci et de-là, de droite et
de gauche, pendant qu'il appelait: "Venez à la prière! Venez à la réussite!". Puis, on ficha une
pique au Prophète qui s'avança, se mit en face de celle-ci et fit la prière de zhuhr en deux rak`a.
Pendant ce temps, j'ai vu un âne et un chien passer devant les fidèles en prière sans qu'on les
retienne. Le Prophète fit ensuite la prière de `asr en deux rak`a également. Il continua à
raccourcir les prières de quatre rak`a à deux seulement, pendant son voyage et jusqu'à son
retour à Médine.

Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Je m'avançai monté sur une ânesse à l'époque où je m'approchai de l'âge de la puberté. A ce
moment, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) présidait la prière à Mina. Je passai alors devant un des rangs
des fidèles; et ayant lâché l'ânesse qui alla paître, je pris place dans le rang; et personne ne me
donna tort".
D'après 'Abû Sa`îd Al-khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Pendant que vous priez, ne laissez jamais quelqu'un passer
devant vous. Essayez de l'empêcher autant que possible. S'il persiste, combattez-le, car ce
passant doit être un diable".
D'après 'Abû Juhaym (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Si celui qui passe devant quelqu'un qui prie savait quel péché il commet, il préférerait rester
debout quarante (...) plutôt que passer devant ce fidèle en prière". 'Abû An-Nadr a dit: "J'ignore
s'il a dit quarante jours, quarante mois ou quarante ans!"
Sahl ibn Sa`d As-Sâ`idî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit,
L'endroit où priait l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était séparé du mur de la distance nécessaire au
passage d'une brebis.
D'après Salama ibn Al-'Akwa` (qu'Allah soit satisfait de lui),
[b]le Prophète (pbAsl) choisissait de préférence pour ses prières supplémentaires un endroit de
la Mosquée auquel il tenait beaucoup. C'était la colonne située auprès de l'exemplaire du Saint
Coran. La distance qui séparait le minbar de la Qibla était à peine celle nécessaire au passage
d'une brebis.
A'icha, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) priait au cours de la nuit, alors que je couchais, étendue en travers entre lui
et la Qibla, de la même manière que se trouve posé le cercueil pendant les funérailles".
Maymûna, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit: "Le Prophète (pbAsl) faisait
sa prière pendant que je restais à côté de lui, étant indisposée. Parfois, quand il se prosternait,
les pans de son vêtement me touchaient".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), quelqu'un interrogea l'Envoyé d'Allah (pbAsl)
s'il était permis de faire la prière étant vêtu d'un seul vêtement.
- "Oui, est-ce que chacun de vous a-t-il deux vêtements?", répliqua le Prophète.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit:
"Qu'aucun de vous ne prie étant vêtu d'une simple pièce d'étoffe sans que ses épaules n'en
soient couvertes".
Umar ibn 'Abî Salama (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai vu l'Envoyé d'Allah (pbAsl), chez 'Umm Salama, faire la prière vêtu d'une simple pièce

d'étoffe dont il se couvrait tout le corps, tout en rejetant ses deux pans sur ses épaules".
Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai vu le Prophète (pbAsl) prier vêtu d'une seule pièce d'étoffe dont il se couvrait entièrement".
n° 6 Mosquée et endroits de prière

'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Comme je demandais à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) quelle était la première mosquée bâtie sur terre,
il me répondit: "La Mosquée sacrée". - "Et ensuite?", continuai-je. - "Ensuite, reprit-il, ce fut la
mosquée Al-'Aqsa (de Jérusalem)". - "Et quel était l'intervalle du temps entre leurs
constructions?", repris-je. - "Quarante ans", répliqua-t-il. Puis il ajouta: "Partout où t'atteindra
l'heure de la prière, accomplis-la. Car la terre (entière) est un lieu de prière".
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "J'ai reçu cinq faveurs que personne n'avait reçues avant moi.
Chaque prophète antérieur a été envoyé à un peuple spécifique, alors que moi, j'ai été envoyé à
l'humanité entière. Les butins m'ont été rendus licites tandis qu'ils ne l'étaient pas pour les autres.
Toute la terre m'a été offerte comme moyen de purification et un lieu de prière. Tout homme
donc, surpris n'importe où par l'heure de prière, peut l'accomplir où est-ce qu'il se trouve. On m'a
accordé la victoire (sur l'ennemi) en lui inspirant la terreur à une distance d'un mois de marche.
Enfin, j'ai reçu la faveur d'intercéder".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Je fus distingué d'entre les prophètes par six faveurs (qu'Allah
m'avaient accordées): J'ai eu le don de la parole exhaustive quoique brève. J'ai reçu la victoire
grâce à l'effroi (jeté dans les cœ
urs de mes ennemis). Le butin m'a été rendu licite. Toute la terre
m'a été offerte comme moyen de purification et un lieu de prière. J'ai été envoyé à l'humanité
entière. Enfin, je suis le dernier des prophètes".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète arriva à Médine et s'installa dans la partie la plus haute de cette ville chez une tribu
dite les Banû `Amr ibn `Awf. Il séjourna chez eux quatorze nuits; puis il envoya chercher les Banû
An-Najjâr. Ceux-ci arrivèrent le sabre en bandoulière. Il me semble encore voir l'Envoyé d'Allah
(pbAsl) monté sur sa chamelle, 'Abû Bakr en croupe derrière lui et les notables des Banû AnNajjâr autour d'eux. Ils marchèrent jusqu'à arriver à la demeure de 'Abû 'Ayyûb. L'Envoyé d'Allah
(pbAsl) priait là où l'heure de la prière l'avait surpris; même parfois dans l'enclos des moutons.
Puis, il ordonna de bâtir une mosquée et manda dans cette fin aux chefs des Banû An-Najjâr. "O Banû An-Najjâr, leur dit-il, quel prix me demandez-vous pour cet enclos?". - "Par Dieu!
répondirent-ils, rien; nous n'en demandons aucun prix, sinon à Allah". Or, ajoute 'Anas, je vais
vous dire ce qu'il y avait dans cet enclos; il y avait des palmiers, des sépultures de polythéistes et
des tas de ruines. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) ordonna de couper les palmiers, d'exhumer les
cadavres et d'aplanir les ruines. Ceci fait, on aligna les troncs de palmiers pour en faire la Qibla
de la mosquée et on y encastra deux chambranles en pierres. Les fidèles et l'Envoyé d'Allah se
mettaient au travail en chantant: O Seigneur, il n'y a d'autre bien que celui de l'autre monde.
Accorde la victoire aux 'Ansâr et aux Muhâjirûn
Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai fait la prière avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) en faisant face à la direction du Jérusalem pendant
seize mois; jusqu'au moment où Allah lui révéla ce verset de la sourate d'Al-Baqara: Où que vous
soyez, tournez-y (vers la mosquée sacrée) vos visages... Ce verset était révélé après que le
Prophète (pbAsl) eut fait sa prière, alors, un homme des fidèles s'en alla et passa près d'un

groupe des 'Ansâr qui faisaient la prière (en faisant face au côté de Jérusalem). Quand il les mit
au courant du changement de la Qibla, ceux-ci firent aussitôt face à la direction de la Ka`ba.
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Pendant que les fidèles faisaient la prière de subh (matin) à Qubâ', on vit arriver un homme
disant: "La nuit dernière, des versets furent révélés à l'Envoyé d'Allah (pbAsl), l'ordonnant de se
tourner (pendant la prière) du côté de la Ka`ba; tournez-vous donc de ce côté". Les fidèles qui
faisaient face à la Syrie, se tournèrent aussitôt vers la direction de la Ka`ba.
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
'Umm Habîba et 'Umm Salama racontaient à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qu'elles avaient vu, en
Abyssinie, une église dans laquelle il y avait des représentations figurées. L'Envoyé d'Allah
(pbAsl) leur dit: "Chez ces gens-là, quand un homme vertueux meurt, ils bâtissent sur sa tombe
un oratoire où ils dessinent de telles représentations. Ces gens-là seront les pires des créatures
aux yeux d'Allah le Jour de la Résurrection".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit, lors de sa maladie à la suite de laquelle il succomba: "Qu'Allah
maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombes de leurs prophètes pour oratoires".
`A'icha poursuivit: "Sans cela, on aurait fait bâtir la tombe (du Prophète) sur une place éminente,
mais il craignait qu'on la prenne pour oratoire".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Qu'Allah combatte les juifs qui ont pris pour oratoires les tombes
de leurs prophètes!"
`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Lorsque l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fut sur le point d'expirer, il se mit à étendre sur son visage une
khamîsa (pièce d'étoffe rayée) qui lui appartenait. Quand il se sentait étouffé, il l'écartait de son
visage. Puis, il dit: "Qu'Allah maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombes de leurs
prophètes pour oratoires". Il mettait ainsi en garde contre cette pratique.
Uthmân ibn `Affân (qu'Allah soit satisfait de lui)
a répondu en ces termes aux propos que les gens tenaient sur son compte après avoir
reconstruit la mosquée de l'Envoyé d'Allah (pbAsl): "Vous avez déblatéré contre moi; j'ai entendu
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: Quiconque bâtit une mosquée pour Allah, le Très-Haut, -selon
Bukayr, pour l'amour d'Allah-, Allah lui bâtira une demeure au Paradis".
D'après Sa`d ibn 'Abî Waqqâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
Mus`ab ibn Sa`d a dit: Je faisais la prière à côté de mon père, quand je plaçai mes mains entre
mes genoux. Mon père me dit: "Pose tes paumes sur tes genoux". Quand je plaçai de nouveau
mes mains entre mes genoux mon père me frappa, en disant: "Ceci nous fut défendu; or, nous
reçûmes l'ordre de poser les mains sur les genoux".
`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand nous saluions le Prophète (pbAsl) en priant, il nous rendait le salut. Plus tard, lorsque
nous revînmes de chez le Négus (de retour de l'Abyssinie) et que nous le saluâmes ainsi, il ne
nous rendit pas le salut. - "O Envoyé d'Allah, lui dîmes-nous, (autrefois) quand nous te saluions,
tu répondais à notre salutation". - "C'est, répondit-il, parce que la prière est une occupation
(absorbante)".
Yazîd ibn Al-'Arqam (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Pendant la prière, nous parlions et nous causions ensemble jusqu'à la révélation de ce verset:
Tenez-vous devant Allah, avec humilité. Ainsi reçûmes-nous l'ordre de garder le silence (pendant
la prière)

Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) me chargea d'une commission. De retour, j'allai le trouver alors qu'il était
- selon Qutayba - en prière. Lorsque je le saluai, il me fit signe. Après avoir terminé sa prière, il
dit: "Tu venais de me saluer tandis que j'étais en train de prier (aussi ne t'ai-je pas répondu)". Le
Prophète, à ce moment, faisait face au côté de l'Orient.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Hier, un éfrit d'entre les djinns s'est mis à me tenter pour
interrompre ma prière. Or, Allah m'a permis de s'emparer de lui et je l'étranglai, j'eus l'intention de
l'attacher à côté de l'un des piliers de la mosquée, afin qu'au matin vous puissiez tous le voir. Et
je me souvins alors des paroles de mon frère Sulaymân (Salomon): Seigneur, pardonne-moi et
fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil... Et Allah chassa l'éfrit qui fuit
en toute humilité."
D'après 'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait sa prière tout en portant 'Umâma que Zaynab, fille de l'Envoyé
d'Allah (pbAsl), a eu de son époux 'Abû Al-`As ibn Ar-Rabî`. Quand il se prosternait, il déposait
l'enfant à terre et il la reprenait en se relevant.
D'après Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui),
Un groupe d'hommes qui se disputaient à propos du bois dont fut coupé le minbar (du Prophète),
vint trouver Sahl ibn Sa`d qui leur répondit, en disant: "Par Dieu! Je sais très bien de quoi et par
qui ce minbar fut fabriqué. J'ai vu en outre l'Envoyé d'Allah (pbAsl) quand il s'y installa pour la
première fois". - "O 'Abû `Abbâs (Sahl)! Raconte-nous l'histoire de ce minbar", lui dit-on. Sahl
reprit alors: "L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a mandé à une femme -qu'il n'a pas nommé selon 'Abû
Hâzim - pour lui dire: Ordonne à ton esclave le menuisier de me fabriquer une estrade en bois
pour que je m'en serve pendant mes sermons publics". Sur ce, le menuisier fabriqua donc ce
minbar de trois gradins; puis on le plaça dans cet endroit sur l'ordre de l'Envoyé d'Allah (pbAsl).
Le bois de ce minbar provenait de tamaris d' Al-Ghâba (nom d'une forêt au Nord-Ouest de
Médine). Une fois le minbar achevé, l'Envoyé d'Allah y monta et fit le takbîr (célébra la Grandeur
d'Allah pour commencer la prière). Les fidèles firent de même. (Après avoir récité les passages
du Coran et fait l'inclination), le Prophète releva la tête, descendit et vint se prosterner à terre.
Remontant de nouveau sur le minbar, il fit la deuxième rak`a de la même façon et ainsi de suite
jusqu'à la terminer. Puis, il s'adressa au public en disant: "O gens! J'ai fait ceci pour que vous
suiviez mon exemple et appreniez comment je faisais la prière".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) a défendu d'appuyer la main sur la taille pendant la prière".
D'après Mu`ayqîb (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit, à propos de l'homme qui égalise le sol (caillouteux) lorsqu'il va se
prosterner: "Si vous devez faire cela, ne le faites qu'une seule fois".
Selon `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), s'ayant aperçu d'un crachat sur le mur de la Qibla, il le frotta, puis se
tourna vers les fidèles en disant: "Lorsque l'un de vous fait sa prière, qu'il ne crache pas devant
lui, car Allah se trouve en face de celui qui prie".
D'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl), s'ayant aperçu d'un crachat sur le mur de la Qibla de la mosquée, prit un
caillou pour le frotter. Ensuite, il interdit au fidèle voulant cracher, de le faire devant lui ou à sa
droite, mais seulement à sa gauche ou sous son pied gauche.
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) s'ayant aperçu d'un crachat ou d'une morve, sur le mur de la Qibla, il le
frotta.

D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Quand l'un de vous est en prière, il est en conversation confidentielle
avec son Seigneur. Qu'il ne crache donc pas devant lui, ni à sa droite, mais à sa gauche, sous
son pied gauche".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Cracher dans la mosquée est un péché qu'on expie en enterrant (son
crachat)".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), Sa`îd ibn Yazîd Al-'Azdî a dit:
"Comme je demandai à 'Anas si le Prophète (pbAsl) faisait la prière, étant chaussé, il me répondit
par l'affirmative".
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
le Prophète (pbAsl), étant vêtu d'une khamîsa brodée. A l'issue de sa prière, il dit: "Je fus distrait
par les dessins de cette Khamîsa (pendant la prière); qu'on emporte donc ce vêtement à 'Abû
Jahm et qu'on m'apporte Al-'Anbijâniyya (vêtement épais sans dessins)".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Lorsque le dîner est servi et que l'heure de la prière est venue,
commencez d'abord par le dîner".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Quand le dîner de l'un de vous est servi et que l'on fait le second
appel ('iqâma) à la prière, commencez d'abord par manger et ne vous hâtez pas à terminer votre
repas".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl), pendant la bataille de Khaybar, a dit: " Que quiconque a mangé de cette
plante, -il s'agit de l'ail- ne se rende pas aux mosquées".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui):
On demanda à 'Anas ibn Mâlik ce qu'il avait entendu de la bouche du Prophète au sujet de l'ail.
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Que celui qui a mangé de cette plante, s'abstient de nous
approcher ou de prier avec nous", répondit-il.
D'après Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) interdit de manger de l'oignon ou du poireau; pourtant nous fûmes
pousser par le besoin à en manger. Il dit alors: "Quiconque mange de cette plante malodorante
ne doit pas se rendre à notre mosquée; car les Anges répugnent de ce que les êtres humains
répugnent".
Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je n'ai demandé à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) des explications sur un sujet comme je l'ai fait au sujet
du défunt sans héritiers. Or, Celui-ci ne m'a jamais rudoyé que sur ce sujet; au point de me pincer
la poitrine avec son doigt, en me disant: "O `Umar, ne te suffis pas la révélation du verset d'AlSayf, le dernier de la sourate An-Nisâ'! Si je vis encore, je donnerais sur ce verset un jugement
qui servira de référence tant à celui qui connaît bien le Coran qu'à celui qui ne le connaît pas".
`Umar poursuivit son discours, en disant: Seigneur, Je Te prends à témoin sur les gouverneurs
des provinces que je n'ai fait régné là-bas que pour établir la justice, enseigner aux gens leur
religion et la pratique traditionnelle de leur Prophète (pbAsl), partager entre eux leurs butins et
me rendre compte des affaires qui leur semblent obscures. O gens, vous mangez deux plantes
que je ne trouve autre que mauvaises, à savoir: l'oignon et l'ail. Alors que l'Envoyé d'Allah
(pbAsl), s'il en sentait l'odeur émanant de l'un des fidèles dans la mosquée, ordonnait que l'on
l'expulse jusqu'à l'emplacement d' Al-Baqî`. Si vous devez manger de ces plantes, cuisinez-les

bien.
`Abd-Allah ibn Buhayna (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) ayant dirigé notre prière de zhuhr (de midi), se mit debout après les deux
premières rak`a (pour faire la troisième), sans s'asseoir (pour le premier tachahhud). Les fidèles
le suivirent donc et se mirent debout. A la fin de la prière, comme nous attendions sa salutation
finale (taslîm), il (pbAsl) prononça le takbîr en se tenant assis et fit deux prosternations (pour
réparer l'oubli) avant de prononcer la salutation finale.
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) fit sa prière - je ne sais au juste, dit 'Ibrâhîm (l'un des transmetteurs du
hadith) s'il l'a prolongée ou écourtée (en accomplissant, par inadvertance, des rak`a en plus ou
en moins). Quand il eut fait la salutation finale, on lui dit: "O Envoyé d'Allah, est-il survenu
quelque chose au cours de cette prière?". - "Pourquoi cela?", demanda-t-il. - "Parce que,
répliqua-t-on, vous avez prié de telle et telle façon". Le Prophète plia aussitôt ses genoux, se
tourna du côté de la Qibla, fit deux prosternations, puis fit -de nouveau- le taslîm. Quand il se
retourna vers nous il dit: "S'il était survenu quelque chose, au cours de la prière, je vous en aurais
informé. Mais je suis un homme tout comme vous, je risque d'oublier comme vous oubliez.
Quand j'oublierai de faire quelque chose, rappelez-moi. Quand l'un de vous doute au sujet de sa
prière, qu'il cherche à se corriger autant que possible, qu'il l'achève, puis qu'il fasse deux
prosternations".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous présida dans une des deux prières de l'après-midi - le zhuhr (de
midi) ou le `asr (après-midi); (le transmetteur ne se rappelle point laquelle des deux fut désignée
par 'Abû Hurayra or, l'une ou l'autre se composent de quatre rak`a). Le Prophète alors pria deux
rak`a; fit le taslîm; puis alla s'appuyer à un tronc d'arbre proche de la Qibla de la mosquée, tout
en étant courroucé. Parmi les fidèles se trouvaient 'Abû Bakr et `Umar qui n'osèrent adresser la
parole au Prophète (à propos des deux rak`a manquantes). Les gens pressés s'apprêtèrent à
quitter la mosquée en disant: "La prière a été raccourcie!". A ce moment, un homme d'entre les
fidèles, surnommé "Dhû Al-Yadayn", s'adressa au Prophète en ces termes: "O Envoyé d'Allah!
As-tu oublié quelque chose ou bien il vous a été prescrit de raccourcir la prière?". Le Prophète
(pbAsl) regarda à droite et à gauche; puis, s'adressant aux fidèles, il dit: "De quoi parle Dhû AlYadayn? Les choses sont-elles comme il vient de dire?". - "Oui, répliqua-t-on, il a dit vrai: tu n'as
fait que deux rak`a". Aussitôt le Prophète acheva ce qu'il avait omis de la prière, fit le taslîm,
prononça le takbîr, se prosterna, releva la tête en prononçant le takbîr; puis se prosterna et
releva enfin la tête en prononçant de nouveau le takbîr.
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Quand le Prophète (pbAsl) nous récitait une sourate dans laquelle il y avait à se prosterner, il se
prosternait et nous l'imitions. C'était au point que certains d'entre nous ne trouvaient pas de place
pour poser leur front (à terre) (allusion au grand nombre des fidèles)".
`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Au cours de sa récitation de la sourate "An-Najm", le Prophète (pbAsl) se prosterna (à la lecture
de l'un de ses versets) et ainsi firent tous ceux qui étaient avec lui, sauf un vieillard qui prit une
poignée de cailloux ou de terre et la porta à son front en disant: "Cela me suffit" (Cet homme était
infidèle).
Le récit de Zayd ibn Thâbit (qu'Allah soit satisfait de lui) transmis par
`Atâ' ibn Yasâr qui dit avoir interrogé Zayd ibn Thâbit sur la récitation du Coran en même temps
que l'imam (pendant la prière). Celui-ci répliqua en disant: "Il n'est jamais de récitation en même
temps que l'imam!". `Atâ' ajoute que Zayd a en outre prétendu avoir récité devant l'Envoyé d'Allah
(pbAsl) la sourate d'An-Najm sans que ce dernier ne se prosterne".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui):

'Abû Salama ibn `Abd-Ar-Rahman transmet que 'Abû Hurayra, en leur récitant la sourate
d'Al-'Inchiqâq, se prosterna. Sa prière terminée, il informa les fidèles qu'en lisant cette sourate, le
Prophète (pbAsl) se prosterna (à l'un de ses versets).
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Je savais que la prière du Prophète (pbAsl) était terminée quand j'entendais le takbîr
(célébration de la grandeur d'Allah en ces termes: Allah 'Akbar)".
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Deux vieilles femmes des juives de Médine vinrent me voir et me dirent: "Les morts sont torturés
dans leurs tombeaux". Je traitai cela de mensonge et ne jugeai pas bon de les croire. Quand
elles furent parties et que le Prophète (pbAsl) étant venu me voir je lui dis: "O Envoyé d'Allah,
deux vieilles..., et je lui racontai la chose". - "Elles ont dit vrai, me répondit-il; ils sont torturés et
leurs cris ne sont perceptibles que des animaux". Depuis ce jour, je ne vis jamais le Prophète
(pbAsl) faire une prière sans se réfugier ensuite auprès d'Allah contre le châtiment de la tombe.
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl), dans ses prières, se réfugier auprès d'Allah, contre les
tentations de l'Antéchrist ".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Lorsque vous prononcez le tachahhud (le témoignage d'unicité
prononcé à la fin de la prière), cherchez refuge auprès d'Allah contre quatre (tourments)... Dites:
"Seigneur, je me refuge auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne, contre celui de la
tombe, contre les épreuves de la vie et de la mort et contre les tentations de l'Antéchrist".
D'après `A'icha, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle),
le Prophète (pbAsl) faisait, dans sa prière, les invocations suivantes: "Seigneur, je me réfugie
auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de
l'Antéchrist. Je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort. Seigneur, je
me réfugie auprès de Toi contre les péchés et contre les dettes". Quelqu'un lui ayant fait
remarquer qu'il mettait bien de l'ardeur à chercher refuge auprès d'Allah contre les dettes, le
Prophète répondit: "L'homme qui tombe sous le faix de la dette risque de mentir en parlant et de
manquer à ses promesses".
Récit relevé d'après Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui) par
Warrâd, son esclave affranchi. Celui-ci raconte qu'Al-Mughîra ibn Chu`ba écrivit à Mu`âwiya lui
informant que le Prophète (pbAsl) disait, après le taslîm de chaque prière: "Point de divinité à part
Allah, l'Unique; Qui n'a point d'associés. A Lui appartient le pouvoir, à Lui la louange; Il est
Puissant en toutes choses. Seigneur, personne ne peut empêcher ce que Tu donnes; personne
ne peut donner ce que Tu refuses. Sans Toi, la fortune du riche ne lui sera d'aucune utilité".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Les pauvres d'entre les Emigrés allèrent trouver le Prophète (pbAsl) et lui dirent: "Les gens
opulents, grâce à leur fortune, accapareront les degrés les plus élevés du Paradis et ses félicités
éternelles". - "Comment cela", répliqua le Prophète. - "Ils prient et jeûnent comme nous et, en
plus, ils ont l'apanage de faire l'aumône et d'affranchir les esclaves". - "Eh bien!, répondit le
Prophète (pbAsl), ne vous enseigne-je pas une chose qui, si vous la pratiquez, vous rejoindrez
ceux qui semblent avoir pris de l'avance sur vous et dépasserez (en mérites) ceux qui viendront
après vous. Personne ne sera alors meilleur que vous, hormis ceux qui feront comme vous". "Si, ô Envoyé d'Allah", dirent-ils - "A l'issue de chaque prière, glorifiez Allah, célébrez Sa
grandeur et faites Sa louange trente-trois fois".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand l'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait le takbîr pour entamer la prière, il gardait le silence pour un
moment avant de réciter (le Coran). Je lui dis, poursuivit 'Abû Hurayra: "O Envoyé d'Allah (pbAsl),

que mon père et ma mère te servent de rançon! Que dis-tu tout bas pendant le silence que tu
gardes entre le takbîr et la récitation?". - "Je dis, me répondit-il, Seigneur! Ecarte-moi de mes
péchés comme Tu as écarté l'Orient de l'Occident. Seigneur! Purifie-moi de mes péchés comme
on purifie le vêtement blanc de toute tache. Seigneur! Lave-moi de mes péchés avec la neige,
l'eau et la grêle!"
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai entendu le Prophète (pbAsl) dire: "Quand on fait le second appel à la prière en commun, ne
vous y rendez pas en accourant; mais allez-y en marchant sereinement. Entamez votre prière
dès la partie où vous trouvez les autres fidèles en train de faire et à la fin de la prière
communautaire, complétez (chacun seul) la partie que vous avez manquée".
'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Pendant que nous faisions la prière avec le Prophète (pbAsl), on entendit un certain brouhaha. A
l'issue de la prière, le Prophète en demanda la raison. - "Nous nous hâtions à atteindre le
commencement de la prière", répondirent-ils. - "N'agissez plus ainsi, répliqua le Prophète; quand
vous vous rendez à la prière vous devez avoir un air serein. Entamez votre prière dès la partie où
vous trouvez les autres fidèles en train de faire et à la fin de la prière communautaire, complétez
(chacun seul) la partie que vous avez manquée".
D'après 'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Quand le second appel à la prière est fait, ne vous mettez pas
debout (pour faire la prière), jusqu'à ce que vous me voyiez".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
aussitôt que le second appel à la prière fut fait, nous nous dressâmes et nous arrangeâmes nos
rangs avant que le Prophète (pbAsl) ne soit sortit de chez lui. Puis, le Prophète (pbAsl) vint se
mettre à son lieu de prière; et avant qu'il fasse le takbîr (pour entamer la prière), il se souvint qu'il
ne s'était pas encore purifié à la suite d'une cohabitation avec sa femme. - "Restez à vos places",
nous dit-il. Puis, il rentra chez lui, fit ses ablutions majeures (ghusl) et retourna à nous, en ayant
la tête encore ruisselante d'eau. Il prononça alors le takbîr et nous présidâmes dans la prière.
Jâbir ibn Sumra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Dès que le soleil tendait à se coucher, Bilâl faisait le premier appel à la prière ('adhân). Or, il n'en
prononçait pas le second appel ('iqâma) avant de voir le Prophète (pbAsl) sortir de sa demeure
pour présider la prière en commun".
Selon 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Quiconque vient de rattraper une seule rak`a de la prière
communautaire, sera comme s'il y avait assisté depuis son début".
'Abû Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: "Gabriel me présider dans la prière. Je fis la prière
derrière lui". Le Prophète répéta cinq fois cette dernière phrase en comptant sur ses doigts cinq
prières.
A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"L'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait la prière de `asr alors que le soleil inondait ma chambre et que
l'ombre ne l'avait pas encore envahie".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Quand la chaleur devient excessive, attendez la fraîcheur pour
faire la prière, car la chaleur intense émane du feu de la Géhenne".
'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand le muezzin du Prophète (pbAsl) eut fait le premier appel à la prière de zhuhr (de midi), le

Prophète lui dit: "Attends la fraîcheur, attends la fraîcheur (avant de faire le second appel à la
prière)! -ou selon une variante- "Attends, attends!". Puis il ajouta: "La chaleur ardente est une
émanation de la Géhenne. Aussi quand la chaleur est-elle excessive, attendez la fraîcheur pour
faire la prière".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: L'Enfer se plaignit au Seigneur en disant: "O Seigneur, je me
dévore moi-même (sous l'effet de la chaleur et du froid excessifs)!". Le Seigneur lui autorisa alors
de pousser deux souffles, un en hiver et un autre en été. C'est de celui-ci qu'émane la grande
chaleur, et de celui-là qu'émane le grand froid que vous en souffrez.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) nous présidait dans la prière en pleine canicule et lorsque l'un de nous ne
supportait pas de poser son front sur le sol (échauffé), il étendait son vêtement sur celui-ci pour
pouvoir se prosterner".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"L'Envoyé d'Allah faisait la prière de `asr alors que le soleil était haut sur l'horizon et bien vivant.
Si quelqu'un se rendait à Al-`Awâlî, il y arrivait pendant que le soleil était encore au-dessus de
l'horizon. (Or la distance de Al-`Awâlî à Médine est de quatre milles environ)".
Récit de 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) transmis par 'Abû 'Umâma.
Celui-ci, après avoir accompli la prière de zhuhr (de midi), alla trouver 'Anas ibn Mâlik dans sa
demeure de Bassora, qui était contiguë à la mosquée. Quand nous entrâmes chez lui, 'Anas
nous reçut en demandant: "Avez-vous fait la prière de `asr (de l'après-midi)?". - "Nous venons
juste d'accomplir celle de zhuhr!". - "Acquittez-vous de la prière de `asr". Et nous de se lever pour
prier. La prière terminée, 'Anas nous fit savoir qu'il eut entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire:
"Telle est la prière de l'hypocrite: il reste à guetter le soleil et ne se lève pour faire sa prière qu'en
voyant l'astre sur le point de se coucher, comme s'il était entre les deux cornes du diable. Alors il
se lève et s'acquitte en toute hâte des quatre rak`a, sans que son esprit y soit recueilli que pour
un petit moment".
Râfi` ibn Khadîj (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Nous faisions avec le Prophète (pbAsl) la prière de 'asr (l'après-midi); puis, nous égorgions les
chamelles dont nous partagions la chair en dix portions. Nous mangions ensuite cette viande
cuisinée et cuite à point avant le coucher du soleil".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui rate l'accomplissement de la prière de `asr (l'après-midi),
sera comme s'il avait perdu sa famille et ses biens".
D'après `Alî (qu'Allah soit satisfait de lui),
Au jour de la bataille livrée contre les Coalisés, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit: "Qu'Allah remplit leurs
demeures et leurs tombeaux de feu! Ils nous ont empêchés de faire la prière moyenne (celle de
l'après-midi), jusqu'au moment où le soleil a couché".
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux),
Au jour de la bataille du Fossé, `Umar ibn Al-Khattâb se mit à injurier les infidèles de Quraych
(leurs ennemis) en disant: "O Envoyé d'Allah! Je suis arrivé à peine de s'acquitter de la prière de
`asr (l'après-midi) alors que le soleil était sur le point de se coucher". Le Prophète (pbAsl) lui
répondit: "Par Dieu! Moi, je ne l'ai pas encore faite!". Alors nous nous dirigeâmes à Buthân où le
Prophète (pbAsl) fit ses ablutions et nous les fîmes aussi. Puis, le Prophète (pbAsl) fit la prière de
`asr après le coucher du soleil, suivie de celle de maghrib (du coucher du soleil).
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Des Anges diurnes et d'autres nocturnes se succèdent parmi vous.

Or, ils se réunissent aux prières de fajr (l'aurore) et de `asr (l'après-midi). Ceux qui ont passé la
nuit parmi vous remontent vers le Seigneur. Allah, bien qu'Il le sache mieux qu'eux, leur demande
alors: "Comment avez-vous laissé Mes adorateurs?". - "Nous les avons laissés en train de prier,
répondront-ils, et nous les avions trouvés en train de prier".
Jarîr ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous étions assis auprès du Prophète (pbAsl) une nuit que la lune était pleine. L'ayant aperçue, il
nous dit: "Vous verrez le Seigneur comme vous voyez cette lune et vous ne subirez aucune
injustice pour Le voir. Autant que vous le pouvez, acquittez-vous de la prière de fajr (l'aurore)
avant le lever du soleil et de celle de `asr (l'après-midi) avant le coucher du soleil". Ensuite Jarîr
récita: et célèbre Sa louange, avant le lever du soleil, avant son coucher...
D'après 'Abû Mûsa Al-'Ach`arî (qu'Allah soit satisfait de lui)
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui fit les deux prières de fajr (l'aurore) et de `asr (l'aprèsmidi) entrera au Paradis".
D'après Salama ibn Al-'Akwa` (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) faisait la prière de maghrib (du coucher du soleil), quand le disque solaire
disparaissait aux regards.
Râfi` ibn Khadîj (qu'Allah soit satisfait de lui) dit:
"Nous faisions la prière de maghrib (du coucher du soleil) avec le Prophète (pbAsl) et quand nous
partions (il faisait encore jour au point que) l'un de nous pouvait encore tirer des flèches".
D'après `A'icha, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Une nuit, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) retarda l'accomplissement de la prière de `ichâ' (du soir)
jusqu'au premier tiers de la nuit. Quand `Umar ibn Al-Khattâb lui eut dit que les femmes et les
enfants s'étaient endormis, le Prophète (pbAsl) sortit et dit aux gens réunis à la mosquée (à son
attente): "Personne au monde, autre que vous, n'attend la prière ainsi". C'était avant que l'Islam
ne fût répandu parmi les gens.
Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Une nuit, nous nous mettions à l'attente de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour nous présider dans la
prière de `ichâ' (du soir). Il ne sortit qu'après l'écoulement du premier tiers de la nuit ou plus tard
encore; nous ne sûmes pas ce qui l'avait retenu, est-ce qu'une affaire concernant sa famille ou
autres. Ayant sorti de chez lui, il nous dit: "Vous attendez la prière; et ce ne se fait jamais par
ceux qui professent d'autres religions que vous. Si je ne craignais d'imposer une lourde tâche à
ma Communauté, je lui ordonnerais de faire la prière du soir à cette heure". Puis, il donna l'ordre
au muezzin d'appeler à la prière dans laquelle il nous présida.
Le récit de 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), transmis par Thâbit,
on demanda à 'Anas comment fut la bague du Prophète (pbAsl). Celui-ci répondit: Le Prophète
(pbAsl) retarda une nuit l'accomplissement de la prière de `ichâ' (du soir) jusqu'à la moitié de la
nuit ou presque. Lorsqu'il entra dans la mosquée, il s'adressa aux fidèles qui étaient restés à son
attente: "Il y a des gens qui, s'étant acquitté de la prière, se sont déjà couchés. Quant à vous,
vous étiez en prière pendant tout le temps que vous avez attendu son accomplissement en
commun". 'Anas ajoute: "Il me semble encore voir briller sa bague d'argent; alors qu'il haussa son
auriculaire gauche".
'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Mes compagnons qui s'étaient embarqués avec moi, nous étions campés à Buthân alors que le
Prophète était à Médine. Chaque nuit, à tour de rôle, un groupe parmi eux allait pour faire la
prière de `ichâ' (du soir) avec le Prophète (pbAsl). Quand notre tour arriva, mes compagnons et
moi, nous nous rendîmes chez le Prophète (pbAsl) qui étant préoccupé par certaines affaires,
retarda la prière de `ichâ' jusqu'à la tombée de la nuit noire, et même jusqu'à minuit. Puis, il sortit
et les présida dans la prière. Une fois celle-ci terminée, il s'adressa aux assistants en disant: "Ne

vous pressez pas; écoutez ces enseignements et réjouissez-vous que par une grâce divine
exclusive, personne au monde, en dehors de vous, ne fait de prière à cette heure", ou "personne,
en dehors de vous, n'a fait la prière à cette heure". Nous ignorons au juste de laquelle de ces
deux expressions il s'est servi. Alors, ajoute 'Abû Mûsa, nous retournâmes enchantés de ce que
nous venions d'entendre de la bouche de l'Envoyé d'Allah (pbAsl)".
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Une nuit, le Prophète d'Allah (pbAsl) retarda l'accomplissement de la prière de `ichâ' (du soir)
jusqu'à la tombée de la nuit noire à tel point que les fidèles s'endormirent, se réveillèrent, puis se
rendormirent et se réveillèrent de nouveau. Alors, `Umar ibn Al-Khattâb alla trouver le Prophète
(pbAsl) et lui dit: "La prière?". `Atâ' (l'un des transmetteurs du hadith) ajoute qu' Ibn `Abbâs
poursuivit en ces termes: "Le Prophète (pbAsl) sortit alors et il me semble encore le voir alors que
l'eau ruisselait de sa tête sur laquelle il avait posé la main. Il dit: Si je ne craignais d'imposer une
lourde tâche à ma Communauté, je lui aurai ordonné de faire cette prière à ce temps". Je
demandai à `Atâ' de préciser de quelle façon le Prophète (pbAsl) avait la main posée sur sa tête
d'après l'indication d' Ibn `Abbâs. `Atâ' écarta alors ses doigts légèrement les uns des autres,
puis plaçant les bouts de ces derniers sur le côté de sa tête, et simula la façon avec laquelle le
Prophète faisait suer ses cheveux en passant sa main sur sa tête jusqu'à ce que son pouce
touchât l'extrémité de l'oreille qui suit immédiatement le visage, puis la tempe à l'endroit de la
naissance de la barbe; il faisait ceci ni vite, ni lentement.
A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"Les femmes croyantes assistaient à la prière de subh (du matin) présidée par l'Envoyé d'Allah
(pbAsl); elles retournaient ensuite chez elles, tout en étant complètement recouvertes de leurs
vêtements faits de soie ou de laine; et sans que personne ne put les reconnaître".
Récit de Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux)
transmis par Muhammad ibn `Amr ibn Al-Hasan ibn `Alî qui a dit: Al-Hajjâj étant venu à Médine,
nous interrogeâmes Jâbir ibn `Abd-Allah (sur les horaires de la prière). Celui-ci répondit: "Le
Prophète (pbAsl) faisait la prière de zhuhr (de midi) au moment de la plus forte chaleur vers le
milieu de la journée; celle de `asr (de l'après-midi) quand le soleil était encore vivant; celle de
maghrib (du coucher du soleil) quand il avait disparu à l'horizon. Quant à celle de `ichâ' (du soir),
tantôt il l'avançait et tantôt il le retardait: il l'avançait; s'il voyait les fidèles tous réunis; et il la
retardait, quand ils tardaient à venir. Quant à celle de subh (du matin), les fidèles -ou le Prophète
(pbAsl)- la faisaient dans le clair-obscur vers la fin de la nuit".
Le récit de 'Abû Barza (qu'Allah soit satisfait de lui):
Sayâr ibn Salâma dit: J'ai entendu mon père interroger 'Abû Barza au sujet de la prière de
l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Il répondit alors: "Quant à la prière de `ichâ' (du soir), il ne se gênait pas
de la retarder un peu jusqu'au minuit; il n'aimait pas dormir avant son heure, ni causer après son
accomplissement". Plus tard, -ajoute Chu`ba le transmetteur- je l'ai rencontré et lui ai posé de
nouveau la question, 'Abû Barza a dit alors: "Et il faisait la prière de zhuhr (de midi), après que le
soleil eut passé dans sa course par le méridien; et faisait celle de `asr (de l'après-midi) alors que
le soleil restait bien vivant à tel point qu'un homme aurait le temps d'aller au bout de Médine et
d'en revenir". - "Quant à celle de maghrib (du coucher du soleil), j'ai oublié, dit le transmetteur, le
temps qu'il m'a spécifié pour l'accomplir. Mais, quand j'ai fait plus tard sa rencontre, je lui ai posé
encore la question. 'Abû Barza ajouta alors: "Le Prophète faisait la prière de subh (du matin) au
moment où l'homme, en s'apprêtant de partir, pourra reconnaître celui qui était à ses côtés
(pendant la prière communautaire); et récitait au cours de cette prière de soixante à cent versets
du Coran".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "La prière en commun est supérieure de vingt-cinq degrés de celle
qu'accomplie l'un de vous en solitaire".
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui):

L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "La prière en commun surpasse de vingt-sept degrés celle faite par
l'homme en solitaire".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant remarqué l'absence d'un nombre de fidèles au cours de certaines
prières communautaires, dit: Je fus sur le point de désigner un homme pour présider la prière (à
ma place) pour aller trouver à l'improviste ceux qui manquaient à la prière. J'aurais alors donné
l'ordre de les brûler en mettant le feu à leurs habitations à l'aide de bûches attisées. Si l'un de ces
gens-là savait qu'il y trouverait quelques os gras, il n'aurait jamais manqué à la prière de `ichâ'
(du soir).
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
sa grand-mère Mulayka invita un jour l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à un repas qu'elle avait
confectionné. Il en mangea, puis dit: "Levez-vous pour que je vous préside dans la prière!". Aussitôt, ajoute 'Anas, j'allai chercher une natte que nous avions et qui était devenue toute noire
à force d'usage et je l'aspergeai d'eau. Le Prophète (pbAsl) se leva; l'orphelin et moi, nous nous
rangeâmes derrière lui; quant à la vieille, elle se tint derrière nous. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) pria
avec nous deux rak`a, puis s'en alla.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"L'Envoyé d'Allah (pbAsl) était doué du meilleur caractère. Parfois, l'heure de la prière arriva au
moment où le Prophète (pbAsl) était chez nous, il ordonnait de balayer et d'asperger d'eau la
natte sur laquelle il se mettait, puis se levait pour présider la prière et nous nous arrangeâmes
derrière lui. Leur natte était de raphia".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) vint chez nous alors qu'il n'y avait que ma mère, ma tante maternelle 'Umm
Harâm et moi. - "Allons que je vous préside dans une prière supplémentaire!", dit le Prophète. Et
il nous la faite. (Un homme demanda à Thâbit: "Et où 'Anas s'est-il tenu par rapport au
Prophète?". - "Le Prophète a placé 'Anas à sa droite", répondit-il). 'Anas poursuivit: Ensuite, le
Prophète fit des invocations en notre faveur, -nous, les gens de la maison- en nous souhaitant
tout le bien de l'ici-bas ainsi que celui de l'au-delà. Ma mère lui dit: "O Envoyé d'Allah! Votre petit
serviteur... invoque Allah en sa faveur". Alors, le Prophète me fit ses meilleurs vœ
ux dont le dernier
fut: "Seigneur! Fais accroître ses biens et sa progéniture et bénissez-les-lui".
D'après 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Ceux qui auront la plus grande récompense de leur prière, sont ceux,
habitant loin de la mosquée, font une longue marche pour s'y rendre. De même, celui qui reste en
attente pour accomplir la prière avec l'imam, obtiendra plus de récompense que celui qui se
contente de la faire en solitaire puis se coucher".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) transmet
qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: "Supposez qu'une rivière coule devant la porte de
l'un de vous et qu'il en puise pour se laver cinq fois par jour. Pensez-vous qu'il lui restera la
moindre crasse?". - "Non assurément", répondirent-ils. - "Eh bien! ajouta-t-il, il en est de même
des cinq prières, c'est grâce à elles qu'Allah efface les péchés".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Celui qui se rend à la mosquée au petit matin ou au soir, Allah lui
réservera au Paradis un lieu de séjour en récompense de chaque visite diurne soit-elle ou
nocturne, qu'il avait faite".
Mâlik ibn Al-Huwayrith (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Alors que nous formions un groupe de jeunes de même âge, nous vînmes trouver le Prophète
(pbAsl) et nous séjournâmes auprès de lui pendant une vingtaine de jours. Le Prophète (pbAsl)
était compatissant et aimable, estimant que nous avions le désir de retourner auprès des nôtres,

il nous demanda des informations sur nos parents que nous avions quittés. Quand nous
l'informâmes, il dit: "Retournez à vos parents, demeurez parmi eux, instruisez-les et ordonnezleur que lorsque viendra l'heure de la prière, que l'un parmi vous fasse l'appel à la prière et que le
plus âgé parmi vous la préside".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Lors de la prière de fajr (de l'aurore), l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait l'habitude de dire, après la
récitation du Coran et la prononciation du takbîr et en relevant sa tête de l'inclination: "Allah
écoute celui qui Le loue. Seigneur! à Toi la louange". Puis, étant toujours debout, il disait:
"Seigneur! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd, Salama ibn Hichâm, `Ayyâch ibn 'Abî Rabî`a et tous les
faibles d'entre les Croyants (ceux-ci étaient emprisonnés chez les polythéistes). Seigneur!
Accable de Ta colère la tribu de Mudar (hostile aux musulmans) et fais que ses années soient
comme celles de Yûsuf (Joseph) (années de détresse). Seigneur! Maudit Lihyân, Ri`l, Dhakwân
et `Usayya qui s'étaient montrés rebelles à Allah et à Son Messager". - Plus tard, ajoute le
transmetteur, nous sûmes que le Prophète abandonna cette habitude à la révélation de ce
verset: Tu n'as (Muhammad) aucune part dans l'ordre (divin) - qu'Il (Allah) accepte leur repentir
(en embrassant l'Islam) ou qu'Il les châtie, car ils sont bien des injustes.
Tradition relevée par 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui):
'Abû Salama ibn `Abd-Ar-Rahman transmet qu'il a entendu 'Abû Hurayra dire: "Par Dieu! Je vais
suivre de près la prière du Prophète (pbAsl) en vous présidant dans la prière". 'Abû Hurayra
faisait des invocations pendant la prière avant ou après la prosternation (qunût), pendant les
prières de zhuhr (de midi), de `ichâ' (du soir) et de subh (du matin). Il faisait des invocations en
faveur des Croyants et appelait la malédiction d'Allah sur les infidèles.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Pendant trente matins, le Prophète (pbAsl) fit des invocations contre ceux qui avaient tué ses
Compagnons à Bi'r Ma`ûna: les Ri`l, les Dhakwân, les Lihyân et les 'Usayya qui s'étaient montrés
rebelles à Allah et à Son Envoyé".
D'après 'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui):
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) s'adressa à nous en disant: "Vous aurez à passer l'après-midi et la nuit
tout entière en marche. Demain, si Allah le veut, vous arriverez à une source d'eau". Les
voyageurs allèrent chacun son chemin. 'Abû Qatâda dit: Pendant que le Prophète (pbAsl) fit sa
marche et que je fus à côté de lui, il s'assoupit vers minuit. Comme il risqua de tomber de sa
chamelle, je vins lui servir d'appui sans pour autant le réveiller; jusqu'à ce qu'il se redressât. Il
poursuivit ensuite sa marche jusqu'à l'écoulement de la plupart de la nuit. Alors, il s'assoupit; et
comme il risqua de tomber de sa chamelle, je vins lui servir d'appui sans pour autant le réveiller
et jusqu'à ce qu'il se redressât. Il reprit encore la marche et vers le point du jour, il s'assoupit et
s'inclina cette fois-ci plus que les deux précédentes jusqu'à être sur le point de tomber, je vins de
nouveau lui servir d'appui. Mais, le Prophète se réveilla et dit en levant sa tête: "Qui est-ce?". "C'est 'Abû Qatâda !", répondis-je. - "Et depuis quand étais-tu en train de me servir d'appui de
cette manière?". - "Durant toute cette nuit". - "Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son
Prophète!". Puis il ajouta: "Penses-tu que les gens ne peuvent pas nous voir? Peux-tu voir
quelqu'un?". - "Voici un voyageur!, dis-je,...... et voilà un autre!". Nous nous réunîmes enfin et
nous fûmes au nombre de sept. Le Prophète (pbAsl) fit alors halte et dit: "Reposez-vous; mais
faites attention à l'heure de notre prière!". Le Prophète (pbAsl) fut le premier à se réveiller sous
l'effet du soleil qui tombait sur son dos. Et nous de se réveiller en sursaut. Le Prophète nous
enjoignit de monter en selle. Nous reprîmes notre marche, jusqu'à ce que le soleil fut élevé. A ce
moment, le Prophète descendit et demanda le récipient contenant un peu d'eau que j'emportais
avec moi, pour faire ses ablutions. Il les fit avec un peu d'eau et il en resta encore un peu. Il me
('Abû Qatâda) dit ensuite: "Garde ton récipient pour que nous en servions: il sera d'une grande
utilité". Ensuite, Bilâl appela à la prière et le Prophète (pbAsl) fit une prière de deux rak`a, suivie
de celle de subh (du matin), telle qu'il la faisait chaque jour. Le Prophète (pbAsl) monta à
nouveau en selle et nous aussi; mais nous mîmes à chuchoter en se demandant comment expier
notre manquement à la prière (celle du fajr qui doit être accomplie avant le lever du soleil). Le

Prophète nous dit alors: "N'est-ce pas que vous me prenez comme modèle à suivre? Lorsque le
retard dans l'accomplissement de la prière est dû au sommeil, il ne s'agit pas de manquement. Il
est manquement lorsqu'on relègue intentionnellement l'accomplissement d'une prière jusqu'à la
venue de la prière suivante. Quiconque aura manqué involontairement à la prière, qu'il la fera
aussitôt dès qu'il s'en rend compte; s'il n'en souvient qu'au lendemain, qu'il l'accomplit à sa
pareille heure". Le Prophète (pbAsl) pensant aux autres fidèles laissés à l'endroit de la halte, il
demanda: "Qu'est-ce que ces gens ont fait?". - "Lorsqu'ils s'étaient réveillés, ils ne trouvèrent pas
leur Prophète. Or, 'Abû Bakr et `Umar les rassurèrent en leur apprenant que le Prophète fut tout
près et qu'il n'était pas à les laisser derrière lui. Certains gens dirent que le Prophète (pbAsl) fut
devant eux et exhortèrent les autres à obéir à 'Abû Bakr et à `Umar pour suivre la bonne
direction". Nous trouvâmes ces gens-là alors que la journée s'était avancée et que la chaleur était
devenue torride. Ils s'écrièrent alors: "O Envoyé d'Allah! Nous allons périr de soif". Le Prophète
les rassura en disant: "Vous ne périrez pas! Apportez-moi mon petit bol!". Le Prophète (pbAsl) fit
apporter le récipient (déjà mentionné) et se mit à verser de l'eau, alors que 'Abû Qatâda l'offrit
aux assoiffés. Quand les gens virent l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent, le Prophète
(pbAsl) leur dit: "Observez la discipline en y puisant et vous serez tous désaltérés!". Ils lui
obéirent et le Prophète (pbAsl) se mit ensuite à verser l'eau, et moi ('Abû Qatâda) à leur en offrir,
jusqu'à ce qu'il ne restât que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et moi. Il me versa et me dit: "Bois". - "Je ne
boirai qu'après toi, ô Envoyé d'Allah!". - "Boira le dernier celui qui offre la boisson aux gens". "J'ai bu, dit 'Abû Qatâda, et après moi l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Plus tard, quand nous atteignîmes
la source d'eau, les voyageurs furent déjà désaltérés". `Abd-Allah ibn Rabâh dit: "Alors que je
racontais cette tradition (aux fidèles) dans la grande mosquée, `Imrân ibn Husayn m'interrompit
en disant: "O jeune homme! Fais attention en racontant car je faisais partie des voyageurs à cette
nuit-là". - "Tu es donc beaucoup plus renseigné sur la chose". - "D'où viens-tu?". - "Je fais partie
des 'Ansâr". - "Raconte donc; vous êtes les meilleurs à savoir les hadiths", me répliqua-t-il. Et je
poursuivis la relation de ma tradition aux gens. Et `Imrân de commenter: "J'ai assisté à cette nuit
et je ne pense guère que quelqu'un en retenait un souvenir aussi impeccable".
Imrân ibn Husayn (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
J'étais en voyage avec le Prophète (pbAsl). Nous nous mîmes en marche dès le début de la nuit
et jusqu'au point du jour. A ce moment, nous fîmes halte pour se reposer. Mais, nous fûmes
gagnés par le sommeil jusqu'au lever du soleil. 'Abû Bakr fut le premier d'entre nous à se
réveiller. Nous avions l'habitude de ne jamais réveiller l'Envoyé d'Allah (pbAsl), et de le laisser
jusqu'à ce qu'il se réveillât de lui-même. Quand `Umar se réveilla, il s'approcha du Prophète
(pbAsl) et se mit à faire le takbîr à haute voix de sorte qu'il réveilla le Prophète (pbAsl). Aussitôt
qu'il fut éveillé et qu'il eut vu que le soleil était déjà levé, le Prophète dit: "Mettez-vous en route!".
Nous le suivîmes alors et lorsque le soleil luit dans le ciel, le Prophète descendit et nous présida
dans la prière de subh (du matin). Un des hommes ne prit pas part à la prière et resta à l'écart
des autres. A l'issue de la prière, le Prophète (pbAsl) s'adressa à lui en ces termes: "O untel,
qu'est-ce qui t'a empêché de faire la prière avec nous?". - "O Envoyé d'Allah! C'est que, réponditil, je suis atteint d'impureté à la suite du coït". Le Prophète (pbAsl) lui ordonna de faire les
ablutions à sec (tayammum) à l'aide de la terre et de faire ensuite la prière. Le transmetteur
poursuivit: "Puis, l'Envoyé d'Allah me demanda d'aller en toute hâte avec quelques-uns ayant des
chameaux et des chevaux, chercher de l'eau, comme tout le monde haleta de soif. Chemin
faisant, nous rencontrâmes une femme sur une monture, qui laissa ses jambes traîner entre deux
outres d'eau. - "Où se trouve l'eau?", lui demandâmes-nous. - "Hélas! Hélas! Il n'y a pas d'eau
ici", répondit-elle. - "A quelle distance l'eau se trouve-t-elle de chez toi? ", reprîmes-nous. - "A une
journée et une nuit de marche", reprit-elle. - "Va trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl)", répliquâmesnous. - "Qu'est-ce que c'est que l'Envoyé d'Allah?", demanda-t-elle. Or, nous ne lui laissâmes
pas le temps de décider et l'amenâmes avec nous. Une fois introduite chez le Prophète (pbAsl), il
lui posa la même question et elle lui fit la même réponse et ajouta qu'elle était veuve et qu'elle
élevait des orphelins. Le Prophète (pbAsl) ordonna de faire agenouiller son chameau qui portait
l'eau, il mit sa bouche sur chacun des orifices des deux outres dans lesquelles il cracha; et nous
laissa ensuite la monture. Bien que nous fussions plus de quarante hommes très assoiffés, nous
fûmes désaltérés; nous remplissâmes toutes les outres et tous les gobelets que nous avions et
l'homme - qui était impur - fit ses ablutions majeures (ghusl). Cependant, nous n'abreuvâmes pas

nos chameaux, bien que les deux grandes outres fussent pleines au point d'être sur le point
d'éclater. Ensuite le Prophète nous dit: "Donnez-moi ce que vous avez comme provisions!". Nous
lui apportâmes des morceaux du pain et des dattes qu'il mit dans un ballot. Il le donna à la femme
en disant: "Va donner cette nourriture à tes orphelins, et sache que nous n'avions pas diminué
ton eau". Quand elle fut chez les siens, elle leur dit: "Je viens de rencontrer le plus grand des
magiciens, à moins qu'il ne soit un Prophète comme il le prétend. Il m'est arrivé telle et telle
chose avec lui". Grâce à cette femme, Allah dirigea vers la bonne voie les habitants de cette
localité; et ils embrassèrent tous l'Islam.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Quiconque a oublié de faire une prière doit l'accomplir dès qu'il s'en
souvient. Telle est l'unique manière de l'expier".
n°7 Prière du voyageur et son abréviation
D'après `A'icha, l'épouse du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle),
les prières furent d'abord fixées à deux rak`a chacune; en cas de séjour aussi bien que pendant
le voyage. La prière faite en voyage fut maintenue telle quelle; alors que celle faite dans le
premier cas, fut augmentée.
Récit d' Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui):
Hafs ibn `Asim transmet qu' Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) lui a dit: O mon neveu! J'ai
accompagné le Prophète (pbAsl) pendant le voyage; il ne priait jamais plus de deux rak`a, telle
fut sa tradition jusqu'au terme de sa vie. J'ai accompagné en voyage, de même, 'Abû Bakr, `Umar
et `Uthmân; chacun d'eux ne priait jamais plus de deux rak`a et ce fut jusqu'à leur mort. Or, Allah
a dit: En effet, Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle (à suivre),......
'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Résidant à Médine, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fit la prière de zhuhr (de midi) en quatre rak`a; mais
(campant pendant le voyage) à dhûl-Hulayfa, il fit celle de `asr (de l'après-midi) en deux rak`a".
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous partîmes en compagnie du Prophète (pbAsl) pour aller de Médine à La Mecque. Il (pbAsl)
fit toutes les prières en deux rak`a chacune (même celles de quatre rak`a) jusqu'à ce que nous
fîmes de retour. - "Combien de temps êtes-vous restés à La Mecque?", lui demanda-t-on. - "Une
dizaine de jours", répondit-il.
Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) fit les prières en deux rak`a pendant ses voyages à Mina ou autre".
Tradition relevée par `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui):
`Abd-Ar-Rahman ibn Yazîd a dit: `Uthmân nous présida dans une prière à Mina et la fit en quatre
rak`a. Quand on en eut mis `Abd-Allah ibn Mas`ûd au courant, il dit: "Certes nous sommes à
Allah, et c'est à Lui que nous retournerons" (formule prononcée lors d'affliction et de l'entente
d'une mauvaise nouvelle) et ajouta: "J'ai fait la prière à Mina avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl); puis
avec 'Abû Bakr As-Siddîq; puis avec `Umar ibn Al-Khattâb; et ils ne la firent qu'en deux rak`a.
Plût au ciel qu'Allah accepte de ces quatre rak`a deux seulement".
Hâritha ibn Wahb (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"A Mina, je pris part à la prière présidée par l'Envoyé d'Allah qui la fit en deux rak`a. Jamais les
fidèles n'avaient été aussi nombreux et ne se sentaient être à l'abri du danger, (que ce jour-là)".
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait l'habitude, dans les nuits froides et pluvieuses, d'ordonner au
muezzin de dire en faisant l'appel à la prière: "Faites la prière chez vous!"

D'après `Abd-Allah ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux),
Un jour pluvieux, Ibn `Abbâs (en sa qualité d'imam) dit au muezzin: En appelant à la prière, et
après avoir dit: "J'atteste qu'il n'y a point de divinité à part Allah. J'atteste que Muhammad est
l'Envoyé d'Allah", dit: "Faites la prière dans vos demeures!" au lieu de: "Venez à la prière!". A la
réprobation des fidèles, Ibn `Abbâs se justifia en disant: "Vous en êtes étonnés, or, un autre,
meilleur que moi, a déjà agit ainsi. Quoique la prière communautaire du vendredi est obligatoire,
j'ai trouvé mal de vous faire sortir de chez vous pour marcher dans la boue et la fange".
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait lui) a dit:
"Etant sur sa chamelle, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait sa prière supplémentaire, partout où elle
se dirigait".
Amir ibn Rabî`a (qu'Allah soit satisfait de lui) transmet
qu'il a vu le Prophète (pbAsl), pendant les voyages, faire sa prière supplémentaire dans la nuit,
tout en restant sur sa chamelle; dans n'importe direction que celle-ci prenait.
Tradition relevée par 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui):
'Anas ibn Sîrîn a dit: "Nous allâmes accueillir 'Anas (ibn Mâlik) lorsqu'il fut de retour de la Syrie.
Nous le rencontrâmes à `Ayn At-Tamr. Je le vis prier, monté sur un âne et le visage tourné de ce
côté-ci, c'est-à-dire à gauche de la Qibla". - "Je vois, lui dis-je, que tu accomplis la prière sans
faire face à la Qibla". - "Si, répondit-il, je n'avais pas vu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) le faire, je ne
l'aurai jamais fait".
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit:
Lorsque le Prophète (pbAsl) était pressé pendant le voyage, il pratiquait ensemble les deux
prières de maghrib (du coucher du soleil) et de `ichâ' (du soir).
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Lorsqu'il se mettait en marche avant le déclin du soleil, le Prophète (pbAsl) retardait
l'accomplissement de la prière de zhuhr (de midi) jusqu'à l'heure de la pratique de celle de `asr
(de l'après-midi). A ce moment là, il faisait halte pour accomplir les deux prières ensemble.
Quand le soleil déclinait avant son départ, il priait le zhuhr; puis montait sur sa monture.
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) réunit l'accomplissement des deux prières de zhuhr et de `asr en un même
moment (l'une à la suite de l'autre); et fit de même pour celles de maghrib et de `ichâ' sans qu'il
n'y ait voyage ni danger".
`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Qu'aucun de vous ne se laisse inspirer par Satan; en pensant qu'il doit s'en aller du côté droit (à
l'issue de la prière), car j'ai vu souvent le Prophète (pbAsl) s'en aller du côté gauche".
D'après `Abd-Allah ibn Malîk ibn Buhayna (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) passa près d'un homme qui priait après que le deuxième appel ('iqâma)
à la prière de subh (du matin) fut prononcé. Il lui adressa des paroles dont nous ignorâmes le
sujet. Une fois la prière terminée, nous entourâmes cet homme et lui demandâmes: "Qu'est-ce
que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) t'a dit?". - "Il m'a dit, répondit l'homme, vous êtes sur le point
d'accomplir la prière de subh (du matin) en quatre rak`a (cette prière est de deux rak`a en plus de
deux autres supplémentaires)"
Selon 'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Lorsque l'un d'entre vous pénètre dans la mosquée, qu'il fasse une
prière de deux rak`a avant de s'asseoir".
Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:


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